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BigMat veut devenir le numéro deux du négoce de matériaux de construction

19.11.2012, source : Les Echos.fr

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Le groupe d’indépendants se donne cinq ans pour atteindre son objectif. La baisse du marché, attendue à 10 % en 2013, devrait accélérer la concentration.

La meilleure défense, c’est l’attaque ! Sur un marché du négoce de matériaux de construction durement affecté par le ralentissement des mises en chantier, les distributeurs indépendants réunis sous l’enseigne BigMat ont approuvé le plan stratégique concocté par le directeur général de BigMat France, Joël Armary, et adopté par le conseil d’administration de la coopérative.

« Le marché bouge, les artisans évoluent, il faut traiter désormais la maison dans sa globalité », analyse Joël Armary qui prend cette image pour caractériser l’évolution de l’offre : « Tout ce qui sort de la maison, ce n’est pas pour BigMat, tout ce qui reste oui. » En clair, il est bien passé le temps où le métier du négoce en matériaux se résumait à la vente de parpaings et de sacs de ciment.

Un expert de l’isolation

Dans la perspective de la Réglementation thermique 2017 (RT2017), puis de la RT 2020 pour tendre vers la maison à énergie positive (c’est-à-dire qui en produit plutôt qu’elle n’en consomme), BigMat entend se positionner comme l’expert de l’isolation. « L’avenir ce n’est pas le chauffage, mais les isolants », assure Joël Armary, qui n’en prévoit pas moins de passer des partenariats avec des chauffagistes, afin de se poser en « spécialiste de tous les éléments structurants du bâtiment ». D’où, dans le plan, la grosse composante formation pour les personnels afin d’en faire des interlocuteurs capables de proposer des solutions aux artisans comme aux particuliers.

L’évolution de l’offre s’accompagne naturellement d’un nouveau concept de magasin qui sera présenté à la fin 2012. Destiné aux adhérents, il sera une arme de conquête. Originaire de l’est de la France, BigMat, qui peut détenir jusqu’à 20 % de part de marché dans certains département demeure, avec près de 5 % au plan national, au coude-à-coude avec Gedimat et Tout Faire mais loin derrière le groupe Saint-Gobain qui, avec Point P et La Plate-Forme du Bâtiment, détiendrait quelque 25 % de part de marché.

La baisse attendue de l’activité du secteur de quelque 5 % cette année et celle anticipée de près de 10 % en 2013 devraient accélérer la concentration d’un marché, qui sera aussi recomposé du fait du retrait du britannique Wolseley qui a mis en vente le groupe Réseau Pro. « La question est de savoir qui sera le numéro deux du marché. C’est notre ambition », conclut Joël Armary.

Antoine BOUDET, Les Echos, 15/11/2012

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