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Beauty Bubble ouvre des microsalons de coiffure sur les lieux de passage

22.12.2013, source : Les Echos.fr

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Nicolas Langer, fondateur de Beauty Bubble, implante ses salons de coiffure dans les gares, les centres commerciaux, les aéroports… et même dans les hypermarchés !

Le dirigeant de Beauty Bubble sait flairer les tendances. « Les femmes ne recherchent pas le low cost, mais les bons plans », explique Nicolas Langer. S'inspirant des « pop-up stores », et en bon connaisseur de l'industrie des cosmétiques, il implante des microsalons dans des lieux de passage (gare, centre commercial, aéroport…) et propose des coupes sur cheveux secs et des brushings pour 10 ?euros. « Il s'agissait de réinventer la coiffure. »

Lieux à fort trafic

Ces salons-cocons s'adressent à des femmes (70 % de la clientèle) pressées. Les prestations, réalisées par des coiffeurs professionnels, se font sans rendez-vous. Pour prendre son tour, en cas d'affluence, on achète des tickets prépayés et on revient dix minutes plus tard. Passé par L'Oréal, le patron de trente ans sait tirer toutes les ficelles du marketing pour exploiter le filon. Il s'est établi sur des lieux à fort trafic : 150.000 personnes passent chaque jour dans le centre commercial Maine Montparnasse, 90.000 à la gare de Lyon. L'espace Beauty Bubble attire l'oeil avec sa coque transparente, évoquant les codes de l'aéronautique et de l'hygiène-beauté.


Clients fidèles

Nicolas Langer ne se repose pas uniquement sur les achats d'impulsion. Ses clients reviennent une fois par mois dans ses « bulles », contre une moyenne de 3,5 fois par an dans un salon classique. Il propose donc des cartes de fidélité prépayées (style Moneo) pour toute la famille. Astucieux, le concept est-il rentable ? « On finance les nouveaux sites à partir de ceux qui ont plus d'un an, et qui ont atteint le point mort », précise Nicolas Langer. Car, aucun doute là-dessus, Beauty Bubble sait tailler dans les coûts.


Loyers très bas

En s'installant chez Carrefour ou dans les gares SNCF, il évite de payer des pas-de-porte. Pour l'entreprise comme pour ses franchisés (un tiers du parc), les loyers (pour 10 à 15 m2 de surface) n'ont rien à voir avec ceux des salons de centre-ville. « Nous ne faisons pas non plus de revente de produits, ce qui nous évite les avances de trésorerie pour stocker shampoings et traitements capillaires. » Cerise sur le gâteau, son concept est écolo puisqu'il n'utilise pas d'eau. Bref, d'un bout à l'autre de la chaîne, le concept se veut vertueux et hors norme par rapport aux offres traditionnelles. Beauty Bubble réalisera, sur l'exercice 2013, 4 millions d'euros de chiffre d'affaires (hors franchises) et compte ouvrir une centaine de nouvelles bulles d'ici à deux ans.

Régine EVENO, Les Echos, 17/12/2013

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