Attractivité : l'Ile-de-France bien placée pour profiter du Brexit

2018-07-17T11:23:00+02:00

17.07.2018, 


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Selon une étude KPMG réalisée auprès d'un panel de dirigeants de 22 pays, la région parisienne se classe troisième métropole du monde en termes d'image derrière New York et Londres.

Les grandes entreprises mondiales plébiscitent la région parisienne. Elles la classent troisième, derrière New York et Londres, en termes d'image globale, dans l'édition 2018 de l'étude réalisée par KPMG pour l'association Paris Ile-de-France capitale économique (PCE) publiée ce jeudi. « Paris se renforce chaque jour en tant que premier centre d'affaires mondial », se félicite son président, Christian Nibourel.

La stabilité du trio de tête masque en fait des évolutions notables. New York perd 10 points, à 50 % d'opinions favorables, chez les dirigeants des 516 entreprises de 22 pays consultés par le géant de l'audit et du conseil, tandis que Londres chute de 20 points à 38 %. Paris, en revanche, reste stable avec 28 % des suffrages. Derrière, Shanghai passe de la sixième à la quatrième place, devant Tokyo qui recule d'une case au cinquième rang, ex aequo avec Francfort et Singapour.

Londres perd son leadership

En termes d' attractivité pour les entreprises, la région parisienne cède une place pour s'établir au quatrième rang, derrière Shanghai, Londres et New York, désormais premier, la capitale britannique perdant son leadership. Derrière Paris, Berlin, Hong Kong, Francfort et Pekin gagnent toutes plusieurs places. Brexit oblige, Dublin passe même du 38e au 9e rang !

Cependant, les dirigeants sont loin de juger que la région parisienne est à la traîne. Interrogés sur « les trois métropoles qui vont améliorer le plus leur attractivité dans les trois ans à venir », ils placent, comme l'an dernier, Shanghai en tête, suivi de Paris qui gagne deux places et de New York, 11e l'an dernier. A noter encore la forte progression de Francfort, 19e l'an dernier, désormais 5e.

Marge de progression

Reste que la région parisienne n'apparaît pas bien placée pour certains critères tels que la croissance économique, les charges et coûts salariaux et la fiscalité. Elle progresse sur tous les autres, sauf sur l'accessibilité et la taille des marchés où elle perd une place pour s'établir au 15e rang.

« Les investisseurs prennent le Brexit comme acquis. Ils considèrent le reste de l'Europe comme une alternative très attractive et Paris apparaît très bien positionné dans cette compétition », résume Nicolas Beaudouin, associé chez KPMG. « Les investisseurs considèrent également que la métropole saura tirer parti de son engagement en matière d'environnement et de réformes », ajoute-t-il.

En mars dernier, dans un premier volet de l'étude KPMG, Paris se classait 3e, derrière Londres et Singapour, avec 338 investissements « greenfield » réalisés en 2017, en hausse de 78 % sur l'année précédente.

Dominique Malécot, Les Echos.fr, le 12/07/2018

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