Les secteurs

Assurances : nouvelle charte entre courtiers et entreprises

03.02.2011, source : Les Echos.fr

imprimer

La Chambre syndicale des courtiers d'assurances et l'Association pour le management des risques et des assurances ont redonné un coup de neuf à leur charte de 2006. La transparence des rémunérations « est posée par principe ».

C'était devenu une nécessité selon les courtiers et les entreprises. Après plusieurs mois de travaux, la Chambre syndicale des courtiers d'assurances (CSCA) et l'Association pour le management des risques et des assurances de l'entreprise (Amrae) viennent d'actualiser leur charte commune de 2006, en lui annexant un addendum « visant à préciser certains principes de collaboration ». S'il n'édicte que des recommandations d'usage, il faut le voir comme « un guide de référence », précise Gérard Lancner, le président de l'Amrae. Comme prévu, ce texte - présenté vendredi à la presse -sera signé cette semaine à Deauville lors des Rencontres de l'Amrae.

Son volet le plus attendu porte sur la transparence des rémunérations des courtiers, qu'il s'agisse de commissions ou d'honoraires. Elle est « posée par principe », est-il ainsi écrit. « Le client a droit à l'information la plus complète dès lors qu'il en exprime le souhait et en détermine le périmètre », précisent l'Amrae et la CSCA. Aujourd'hui, les courtiers ne divulguent la rémunération versée par l'assureur que si le client le demande et uniquement pour les contrats dont la prime dépasse 20.000 euros. Autre recommandation : « Il conviendra de veiller particulièrement aux rémunérations additionnelles susceptibles d'orienter le choix de placement proposé par le courtier. »


« Juste prix »

La CSCA et l'Amrae sont également tombées d'accord sur un sujet cher aux courtiers : la rémunération des gros appels d'offres. Selon eux, elle est « envisageable dès lors que la consultation représente pour le courtier un investissement important et pour le client une valeur ajoutée ». La capacité d'innovation du courtier est également vivement encouragée. « En contrepartie, le client en mesurera les apports afin, le cas échéant, d'adapter la rémunération en conséquence », mentionne l'addendum. « Le juste service appelle le juste prix, et c'est ce que nous disons à travers ce texte », résume Gérard Lancner.

 

Laurent Thévenin, Les Echos, 31/01/2011

 

Dernières actualités