Conseils

Comment ouvrir un magasin Intermarché ?

2018-03-16T06:00:00+02:00

16.03.2018, 


imprimer

L’enseigne phare du groupement des Mousquetaires séduit de nombreux candidats souhaitant créer ou reprendre un magasin dans la grande distribution sans pour autant passer par la case franchise. Chaque année, une centaine de nouveaux commerçants rejoignent ainsi Intermarché, après avoir franchi avec succès toutes les étapes de sélection.

Ouvrir un Intermarché
Crédits photo : Droits réservés
Magasin Intermarché à Marseille Saint-Loup.

Chaque année, les candidats sont nombreux à envisager l’ouverture d’un magasin Intermarché pour se reconvertir professionnellement. Il faut dire que les arguments jouent en faveur de cette enseigne de l’Union des Mousquetaires, qui s’est imposée au fil des ans comme un acteur incontournable de la grande distribution. Fin janvier 2018, les parts de marché de l’enseigne dans l’alimentaire s’élevaient à 14,8 %, selon le panéliste Kantar Worldpanel, en hausse de 0,5 point sur un mois, soit la plus forte progression de ce début d’année devant Lidl. Aujourd’hui, ce réseau regroupe 2 300 points de vente en Europe, dont 1 800 en France et a enregistré en 2016 un chiffre d’affaires de 28,7 milliards d’euros uniquement sur son marché français, en croissance de 1,3 % par rapport à l’année précédente. Surtout, Intermarché cultive une solide image d’indépendance, avec sa philosophie de « producteurs commerçants » et son organisation en groupement qui fait en sorte que, comme le rappelle Béatrice Amblard, « Intermarché n’est pas coté en Bourse mais détenu à parts égales par chaque sociétaire dirigeant de magasin ». Autant d’arguments qui séduisent un grand nombre de personnes intéressées par l’entrepreneuriat en grande distribution. Pourtant, tous n’arrivent pas à intégrer le réseau des Mousquetaires : seule une centaine décroche le Graal chaque année.

Contacter l’Union des Mousquetaires

Il existe plusieurs façons d’entrer en contact avec Intermarché pour entamer une procédure de recrutement en tant que sociétaire. A commencer par le vecteur adhérent, bien entendu, chaque sociétaire étant le meilleur ambassadeur de l’enseigne et il n’est pas rare de voir des proches d’un exploitant Intermarché vouloir se lancer à leur tour dans l’aventure. Des employés tentent également parfois leur chance dans le cadre de leur évolution professionnelle, l’enseigne organisant fréquemment des réunions d’information à leur intention. « Et puis, nous participons à plusieurs salons spécialisés – le forum Franchise Lyon, Franchise Expo Paris, etc. – pour aller à la rencontre des candidats potentiels », ajoute Béatrice Amblard, exploitante Intermarché à Malakoff. Il est également possible de contacter l’enseigne directement par internet, via son site devenez.mousquetaires.com ou via le formulaire des Echos de la franchise. Dans les deux cas, il suffit de répondre à quelques questions sommaires, comme son identité, ses coordonnées, son apport personnel moyen et les régions dans lesquelles on souhaite s’implanter. Si tout semble en ordre, les candidats sont invités à un premier entretien au siège des Mousquetaires, dans l’Essonne.


Les conditions pour devenir sociétaire

Avant de rechercher des savoir-faire, Intermarché recrute surtout des « savoir-être », comme l’explique Béatrice Amblard : « Nous recherchons des personnes motivées, qui ont véritablement l’envie d’entreprendre tout en cultivant à la fois une forte notion d’indépendance et la volonté de s’engager au sein du réseau. Car c’est le principe même du groupement : la cogestion, le partage et la cohésion qui fonctionnent si et seulement si l’intérêt collectif passe avant l’intérêt personnel. » Dès son intégration, un sociétaire Mousquetaire (Intermarché, Netto, Poivre, Rouge, Roady, BricoMarché, BricoCash) devra consacrer un peu de son temps au bon fonctionnement du groupement. Une durée qui peut varier d’une demi-journée à deux jours complets par semaine, en moyenne. Pour intégrer le réseau, un candidat doit donc prouver qu’il est prêt à s’impliquer non seulement dans son magasin mais aussi dans la vie du groupement. « Il s’agit d’un mode de gouvernance tout à fait atypique, mais qui présente de nombreux avantages et qui est très inclusif. Un candidat doit nous montrer qu’il partage ces valeurs et qu’il est prêt à les faire siennes. »


Béatrice Amblard, Intermarché
Crédits photo : Droits réservés
Béatrice Amblard, adhérente Intermarché.


Les étapes de sélection

Si c’est le cas, peut alors démarrer le processus de recrutement. Le but de ce premier entretien au siège de l’UDM est de faire connaissance avec le candidat, le questionner sur ses motivations, ses valeurs et l’avancée de son projet : est-il vraiment prêt à devenir exploitant Intermarché ? « Les personnes qui désirent aller plus loin une fois cette première étape franchie sont invitées à assister à des journées découverte en point de vente d’au minimum deux jours pour se rendre compte de ce que sera leur projet de demain, détaille Béatrice Amblard. Car il y a une grande différence entre l’idée que l’on se fait d’un tel projet et la réalité du terrain. » Durant cette expérience, le candidat est amené à se mêler aux équipes du magasin, à échanger avec elles et à apprendre en quoi consistera son métier s’il s’engage avec l’enseigne. Au terme de cette expérience, chaque partie debriefe et détermine si ce premier test est concluant à la fois pour l’enseigne et pour le candidat. « A cette étape, il n’est pas rare de voir des candidats faire une pause dans le processus de recrutement afin de prendre le temps de mûrir leur projet pour mieux y revenir par la suite. Un temps que nous leur laissons bien évidemment car il est dans notre intérêt de mettre le pied à l’étrier à des personnes vraiment prêtes à s’engager et donc à réussir », souligne l’adhérente Intermarché.

S’ensuit une journée d’information en compagnie de plusieurs autres postulants au siège des Mousquetaires. « Là, nous leur présentons le groupement dans sa globalité, puis nous parlons concept, politique d’enseigne, budget, etc. » Au terme de cette rencontre, les personnes toujours déterminées sont invitées à un nouvel entretien, cette fois dans la région où elles souhaitent s’implanter. « Le candidat est reçu par les équipes région qui entrent encore plus en profondeur dans l’étude du projet. On parle format de point de vente, modalités financières et de tout ce qui permet de jauger la maturité du projet en cours, sans jamais brusquer les choses », rappelle Béatrice Amblard.

Si tout est en ordre, le candidat passe en commission d’agrément : devant un jury composé de sept à neuf adhérents Intermarché, il doit présenter son projet et les convaincre de sa capacité à devenir chef d’entreprise Mousquetaire. « Cette rencontre dure entre 30 et 45 minutes et est avant tout une phase d’échange, une sorte de bilan de tout le parcours. Plus de 98 % des projets sont validés à ce moment-là. »


Ouvrir un Intermarché

Démarre ensuite le processus de formation dont la durée varie selon les profils et la disponibilité du candidat ou du couple candidat. « Pour ouvrir un Intermarché, il faut suivre une formation initiale d’environ six à sept mois, alternant entre deux grandes phases de trois semaines d’observation en magasin et de deux semaines de formation théorique au siège de l’UDM, rappelle l’adhérente Intermarché. Durant sa formation, le futur adhérent se rend dans cinq points de vente afin de découvrir toutes les différentes façons de faire possibles. » Au terme de ce cursus, il peut décider d’approfondir certains modules ou de passer directement une validation des acquis, sorte d’examen final dont le but est de s’assurer que le futur exploitant a intégré toutes les connaissances nécessaires au bon démarrage de son magasin.

Pendant les deux premières années, le nouvel adhérent bénéficie d’un accompagnement renforcé et est tout de suite plongé dans le bain en participant dès son intégration à la vie du réseau via le tiers-temps obligatoire pour tous les sociétaires. « Ainsi, le nouvel arrivant peut rencontrer plusieurs autres adhérents et se faire rapidement une place au sein du groupement. Une solution efficace pour éviter qu’il se sente isolé et qui lui permet de trouver rapidement les réponses aux questions que n’importe quel nouvel entrepreneur est susceptible de se poser lorsqu’il démarre », conclut Béatrice Amblard.

Pourquoi rejoindre ce réseau ?

IntermarchéCréer son entreprise avec le soutien de plus de 3 000 Mousquetaires

Demander une documentation Ajouter à ma sélection Voir la fiche Actu du réseau
Actualité de l'enseigne
Dernières actualités