Ouverture dominicale: une loi peu exploitée et peu appréciée des enseignes du Commerce Associé

13.01.2010, Extrait de communiqué de presse

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En ce début d’année, la Fédération des enseignes du Commerce Associé publie les résultats d’une enquête adressée à l’ensemble de ses adhérents sur l’ouverture dominicale des commerces. Celle-ci révèle un scepticisme certain quant aux éventuelles opportunités offertes par la loi Mallié.

60% des adhérents se prononcent contre l’ouverture dominicale des commerces. Les trois principales raisons sont : l’augmentation des frais pour 30% des répondants, celle-ci n’étant pas compensée par une hausse du chiffre d’affaires ; la diminution de la qualité de vie des acheteurs et des vendeurs (25% ) et celle du service rendu par l’enseigne (20% ).
A l’heure où certains préfets soumettent des agrandissements de zones touristiques, sans avoir reçu une demande du maire de la commune concernée, plus de 80% des adhérents de la Fédération rappellent que cette mesure ne doit pas être étendue à l’ensemble du territoire national. Le commerce de proximité, fonctionnant sur la base d’un plus petit nombre de salariés, ne trouvera en effet pas d’intérêt économique à ouvrir le dimanche, mais sera néanmoins dans l’obligation de le faire pour ne pas être distancé par la concurrence.


Seuls 25% des enseignes du Commerce Associé ouvrent dans les zones touristiques…

A la lecture des réponses transcrites, les points de ventes des réseaux du Commerce Associé sont beaucoup plus implantés dans les zones dites touristiques (75% ) que dans les PUCES.
Même si 53% se déclaraient favorables à ce que l’ouverture soit déconnectée des produits vendus dans les zones touristiques, seuls 25% ouvrent le dimanche depuis la réforme, les principales raisons évoquées de la fermeture étant d’ordre budgétaires mais également sociales et politiques. …


Et 27% ouvrent 5 dimanches par an

Selon les têtes de réseaux, la majorité des points de vente n’utilisent la possibilité proposée d’ouvrir cinq dimanche par an, et ce principalement pour des raisons économiques (80% ). Les achats étant considérés pour 70% des répondants comme des achats se substituant aux achats de la semaine, les cinq dimanches autorisés par le maire restent ainsi, pour la majorité des répondants (65% ), largement suffisants sauf pour les alimentaires et les enseignes textiles qui souhaiteraient voir augmenter le nombre d’ouverture à 8 ou 10. La seconde raison évoquée justifiant la fermeture de leur point de vente est la volonté du maire de ne pas ouvrir de commerces dans sa commune (20% ). Soutenue par plus de 60% de ses adhérents, la FCA réitère ainsi sa proposition d’instaurer un système de déclaration individuelle du commerçant qui permettrait de réduire les cas de concurrence déloyale entre communes adjacentes.
 

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