Publi-interview franchisée

V. Guillemant (Family Sphere) : « Je voulais éviter la solitude du chef d’entreprise »

2012-04-23T08:34:00+02:00

23.04.2012, 


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Virginie Guillemant, 39 ans, a créé en juin 2010 à Arras (62) une agence Family Sphere, dédiée aux services adaptés à l’enfant. Maman d’une fille de 15 ans et d’un garçon de 12 ans, et présidente de l’association des franchisés de l’enseigne, elle ouvrira sa seconde agence à Lens (62) le 14 mai 2012.

Virginie Guillemant
Crédits photo :
Virginie Guillemant, franchisée à Arras et prochainement à Lens.

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

Après mon Bac, j’ai suivi des études en Information et Communication, qui ne m’ont pas convaincue. Je préférais le terrain, et j’ai ainsi travaillé 19 ans dans le commerce, tout en passant en alternance un diplôme d’assistante de direction administrative et commerciale. En 2001, après la naissance de mon second enfant, je me suis associée avec mon conjoint afin de reprendre une entreprise de négoce et de courtage en vins et spiritueux. Durant huit ans, je me suis occupée du management de l’équipe, de la gestion, et de la commercialisation des produits. Puis, en 2009, j’ai souhaité réorienter ma vie personnelle et professionnelle. Or, lorsqu’on a goûté à l’indépendance, la liberté d’entreprendre devient assez indispensable. J’avais envie de m’épanouir pleinement dans l’atteinte de mes propres objectifs.


Pourquoi avoir créé en franchise ?

Je voulais éviter la solitude du chef d’entreprise. Auparavant co-gérante, je n’avais jamais travaillé seule. Je souhaitais, au travers de la franchise, me sentir épaulée et encadrée, notamment lors des moments de doute, ou de crainte par rapport à l’avenir. Par ailleurs, créer en franchise permet d’utiliser un outil de travail déjà prêt, un processus déjà éprouvé. Bien entendu, rien n’est joué à l’avance. Il faut mettre en pratique la méthodologie préconisée, et organiser son travail de façon à atteindre ses objectifs. Enfin, la franchise permet de se projeter plus facilement dans un domaine d’activité inconnu jusqu’alors.

Choix de l’enseigne


Ce qui vous a séduit chez le franchiseur ?

Cette aventure Family Sphere est partie d’un vrai coup de foudre. Tout était réuni dès le départ pour que ça fonctionne. La première rencontre a été très fluide. Bien entendu, il a fallu ensuite respecter des étapes, ce qui est parfait pour mûrir un projet. Saturée par 19 années de commerce sédentaire, je ne voulais plus m’occuper de la gestion de la trésorerie et des stocks de produits, parfois au détriment du contact humain. Restait le secteur du commerce de services. Or, j’estimais que je manquais de bagages et de légitimité pour m’orienter vers le service aux entreprises, alors que le service aux particuliers m’apparaissait comme une évidence. De surcroit, le concept de multi-services ne convenait pas à mon côté perfectionniste, et je me suis ainsi naturellement tournée vers le premier réseau français de service de garde d’enfants, ayant moi-même éprouvé dans le passé les difficultés à concilier vie de famille et impératifs professionnels. Les dirigeants Family Sphere m’ont invitée à étudier l’offre des autres enseignes, afin que je puisse conforter mon choix. Mais le franchiseur et moi partagions les mêmes valeurs, basées sur des relations humaines de qualité, avec une mise en commun des savoir-faire, et je n’ai retrouvé cette alchimie nulle part ailleurs.


Comment avez-vous convaincu le franchiseur ?

Outre cette communauté d’éthique avec l’enseigne, appuyée par une très forte motivation, mon parcours professionnel m’avait amenée à diriger un centre de profits, et ainsi à identifier les aspects incontournables de la gestion d’une entreprise. Ma rencontre avec l’enseigne a rendu évidente l’envie de travailler ensemble.

Quotidien du franchisé


En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?

Les différentes étapes de l’accompagnement sont chronologiques, et évoluent selon le rythme du futur franchisé. En premier lieu, l’enseigne nous aide à monter notre business plan, avec un prévisionnel basé sur les résultats antérieurs d’agences similaires, et à présenter celui-ci aux banques partenaires. Ensuite, nous suivons une formation initiale, composée de plusieurs modules : gestion des relations interpersonnelles, marketing et communication, et informatique. Ces rencontres favorisent les échanges avec les confrères et consœurs, optimisent l’assimilation du concept, et permettent de partager les bonnes pratiques. Enfin, une semaine d’immersion en agence vient parfaire le cursus, et permet de pratiquer ce qui a été préalablement appris. J’ai également bénéficié de deux journées distinctes d’accompagnement, avant l’ouverture de mon agence, et lors du premier jour d’activité. Au-delà des deux audits annuels, basés sur les aspects commerciaux, la gestion des ressources humaines, et le savoir-faire de chaque franchisé, je peux recourir à volonté aux conseils de l’animatrice attitrée qui accompagne le développement de mon affaire. En retour, notre réflexion est sollicitée dans le cadre de commissions. Je m’y suis volontiers investie, car il est indispensable de demeurer en veille permanente, afin d’adapter notre concept à l’évolution de la demande de services à la personne.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de franchisée ?

Lorsque j’ouvre mon agence Family Sphere le matin, j’éprouve un vif sentiment d’appartenance au réseau, nourri du partage d’expériences et de compétences. Pour l’agence d’Arras, j’ai recruté une coordonnatrice petite enfance, qui m’épaule une journée par semaine dans l’encadrement de 45 employé(e)s, ainsi qu’une assistante administrative et commerciale, présente à mi-temps. L’agence de Lens sera structurée à l’identique. La réticence d’une partie de mes proches, envers le système de franchise, ne m’a nullement découragée. Je suis actuellement en plein développement de mon entreprise, et mes journées sont bien remplies. Parfois, des familles expriment que le service Family Sphere a changé leur vie, et c’est très gratifiant. Je m’épanouis ainsi dans un travail qui me plait énormément, et mon entourage me confirme que ça se voit !

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