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M. Réthoré (Easy Cash) : « L’enseigne a pour volonté et responsabilité de faire réussir ses franchisés »

2013-05-28T08:27:00+02:00

28.05.2013, 


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A 55 ans, Marc Réthoré a assouvi sa passion pour la création et le développement d’entreprises en ouvrant en août 2012, à Raismes (59), son magasin Easy Cash d’achat-vente d’articles d’occasion. Il y emploie huit collaborateurs.

Marc Réthoré
Crédits photo : DR
Marc Réthoré, franchisé Easy Cash.

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?


Ingénieur en informatique industrielle, et titulaire d’un MBA-HEC, j’ai œuvré initialement dans une PME industrielle, au sein de laquelle j’ai été le premier concepteur des panneaux à signalisation variable. Cinq ans plus tard, j’ai poursuivi ma carrière dans la gestion de production assistée par informatique. Puis j’ai été directeur de systèmes informatiques pour plusieurs enseignes de la grande distribution et de vente à distance. En parallèle, j’ai monté des projets et créé des entreprises dans des secteurs très différents : communication audiovisuelle, technologie numérique, maroquinerie de luxe, bars de nuit, conseil en stratégie d’entreprise. Le monde du salariat a constitué pour moi un moyen – et non une finalité – d’accéder à des projets de création de filiales. Depuis toujours, j’aime entreprendre en partant de rien, puis développer un concept.


Pourquoi avoir créé en franchise ?


A 53 ans, lassé des grosses structures, j’ai eu envie de reprendre une entreprise, ou d’intégrer une franchise, en me disant : « Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai pas plus tard ». Plusieurs secteurs m’attiraient : le bricolage, les cuisinistes, l’art de la table et de la cuisine, et enfin l’achat-vente, sachant que j’avais participé au rachat de « pure players » à l’époque où les grands groupes s’interrogeaient sur ce nouveau mode de consommation. Ce sont mes enfants qui m’ont totalement convaincu : ils consommaient aisément des équipements achetés d’occasion ; il s’agissait donc d’un secteur porteur. Sachant qu’un délai de cinq à dix ans est nécessaire pour développer un concept abouti, la franchise représentait un formidable accélérateur.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit chez le franchiseur ?


Le secteur de l’achat-vente fonctionne sur un concept de risque : il faut être joueur. Je trouve que l’économie française a perdu ce côté « aventure » qui existait il y a vingt ans, et que j’ai retrouvé chez Easy Cash. Il s’agit d’une enseigne « légère », puisqu’elle ne propose aucune gamme de produits, à l’inverse, par exemple, du prêt-à-porter. Le concept d’Easy Cash est complet, depuis le sourcing jusqu’à la vente. Le franchisé dispose de toutes les manettes, tout en bénéficiant de l’effet du réseau. Par ailleurs, je savais par expérience que la relation de confiance est parfois délicate entre franchiseurs et franchisés, selon les enseignes. Or, chez Easy Cash, ce sont des franchisés qui dirigent le réseau, et l’enseigne fonctionne de manière hybride : mi-franchise, mi-coopérative. Elle n’est pas fournisseur exclusif, à l’instar d’autres secteurs, et la politique de prix n’a pas vocation à être fixée, puisque nos produits proviennent des particuliers eux-mêmes.


Comment avez-vous convaincu le franchiseur ?


Au départ, peu de choses dans mon parcours pouvaient convaincre le franchiseur. Je n’entrais pas dans le « profil-type », même si de nombreux postulants Easy Cash sont issus de milieux professionnels très divers. C’est ma capacité d’engagement qui a fait la différence, au moyen de la double validation : celle de l’enseigne, puis celle du terrain, au travers des trois mois d’immersion opérationnelle, en formation accompagnée par l’enseigne. Le réseau est très exigeant sur le choix des hommes, et limite sa vitesse de développement. En effet, l’enseigne a pour volonté et responsabilité de faire réussir ses franchisés.

Quotidien du franchisé

En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?


Easy Cash est très loin du simple discours, et met un point d’honneur à fournir à ses franchisés des outils de qualité. Outre la formation en immersion de trois mois, des formations et des « rendez-vous métiers » sont organisés par des experts internes ou externes au réseau, sur des thématiques très spécifiques : les produits d’occasion en vidéo, en téléphonie, en bijouterie, etc., mais également « la sécurité du magasin », ou encore « l’achat et la négociation au comptoir ». Le personnel Easy Cash dispose en moyenne de sept minutes de négociation par client vendeur qui se présente au comptoir. En sept mois d’activité, nous avons acheté 100 000 produits, et notre stock-magasin avoisine 24 000 articles. Heureusement, nous disposons d’un outil informatique très opérationnel, indispensable à triple titre : pour gérer l’activité au quotidien, pour déterminer les prix de transaction des articles grâce aux bases internes ou externes, et pour permettre un benchmarking au travers des résultats des 87 magasins de l’enseigne. Toutes les six semaines, nous bénéficions de la visite d’un animateur en magasin, qui vient faire le point sur notre activité, mais également partager les « trucs et astuces ». Au quotidien, la facilité de communication au sein du réseau et la certitude d’obtenir des réponses opérantes évitent la grande solitude du dirigeant, ce qui permet de se concentrer utilement sur le développement commercial.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de franchisé ?


J’ai retrouvé une grande quiétude et un réel confort de vie. Je ne subis plus le stress du dimanche soir, lié aux préparatifs des dossiers du lundi, incontournables lorsqu’on est cadre dans toute grande firme. Néanmoins, je n’étais pas préparé à la masse de paperasserie et de démarches administratives, liées notamment aux différentes taxations et réglementations. Il faut également savoir qu’un point de vente Easy Cash ouvre en deux temps : en premier lieu pour acheter, puisque le magasin est vide au départ, puis pour accueillir l’ensemble de la clientèle. Bien implanté dans une nouvelle zone d’activité, j’ai atteint en un mois seulement le taux de remplissage requis avant ouverture. Mon magasin tourne bien et emploie huit collaborateurs, et j’envisage d’autres créations Easy Cash dans le Nord. Cependant, pour réussir sa création en franchise, trois conditions sont importantes : il doit s’agir d’un projet de vie, l’environnement familial doit suivre, et le projet doit nécessairement être collectif : il faut avoir envie de construire avec les autres.

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