Publi-interview franchisé

P. Prinzivalli (Dia) : « La possibilité de créer en location-gérance constitue une opportunité financière »

2012-10-23T08:37:00+02:00

23.10.2012, 


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C’est en février 2011 que Pascal Prinzivalli, 35 ans, a repris en location-gérance, sous enseigne Dia, un magasin de 580m² à Besançon, dans le Doubs. Après l’avoir redynamisé, il souhaite désormais en acquérir le fonds de commerce pour pérenniser son investissement.

Pascal Prinzivalli
Crédits photo : DR
Pascal Prinzivalli, locataire-gérant DIA.

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

Mon envie de créer s’était déjà exprimée au travers d’un premier concours de création d’entreprise, tenté durant mes années de maîtrise AES en Normandie, lesquelles ont été suivies d’un DESS en création et reprise d’entreprise à Marseille. Je sentais en moi une vocation à entreprendre, peut-être suscitée par l’exemple de mon père artisan ébéniste. Cependant, il me semblait alors qu’il était nécessaire de disposer d’une véritable compétence dans un métier, ou de trouver une idée géniale de création. Or, un stage d’études dans un réseau de distribution alimentaire s’est rapidement transformé en contrat de travail en qualité de chef de rayon, et j’ai mis de côté mes rêves de création. Dans mon esprit, la gestion d’un rayon correspondait à celle d’une petite activité entrepreneuriale, la sécurité en prime. J’ai ensuite évolué en responsabilités au sein de différentes enseignes de la grande distribution, notamment sur les fonctions de chef de secteur, puis de responsable de réseau. Fin 2006, je suis devenu chef de secteur en Franche-Comté, afin de manager des points de vente succursalistes de l’enseigne Dia. Durant toutes ces années, l’envie de créer ne m’avait cependant pas quitté, et j’ai très vite compris que je pourrais réaliser ce challenge avec l’enseigne Dia, qui proposait un système de franchise en location-gérance, peu développé à l’époque dans le groupe.


Pourquoi avoir créé en franchise ?

La franchise permet de prendre les risques d’un entrepreneur dans un contexte sécurisé, car on ne démarre pas de zéro. Le franchiseur nous aide à réussir grâce à une méthodologie précise, mais nous pouvons conserver notre touche personnelle. Dans le secteur qui m’était attribué, j’avais repéré à Besançon un magasin Dia qui ne progressait pas autant qu’il aurait dû, pour différentes raisons. J’avais l’intuition que, bien repris en main, ce point de vente génèrerait de l’activité.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit chez le franchiseur ?

Il n’était pas admis de solliciter l’obtention d’un magasin Dia existant, mais mon obstination à évoquer le potentiel de celui de Besançon a été payante, puisque l’enseigne m’en a proposé spontanément la reprise. J’avais confiance dans l’équipe dirigeante du pôle franchise, et j’appréciais beaucoup le concept « hard-discount accueillant » de Dia. La possibilité de créer en location-gérance constituait également une opportunité financière.


Comment avez-vous convaincu le franchiseur ?

Au cours des quatre dernières années, l’enseigne avait eu l’occasion de me voir évoluer dans mon emploi salarié. Je possédais les connaissances requises pour diriger un magasin, mais j’en avais surtout extrêmement envie. Enfin, au sein de l’enseigne, les success-stories de franchisés émanaient souvent d’anciens salariés du réseau Dia.

Quotidien du franchisé

En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?

J’ai effectué une formation d’un mois sur le terrain. J’ai été accueilli dans l’un des points de vente en location-gérance qui faisait partie du secteur que je gérais préalablement. J’ai ainsi appris tout ce qui constitue le quotidien d’un gérant de magasin de proximité, depuis les aspects administratifs et juridiques jusqu’à la tenue de la caisse enregistreuse. J’ai débuté avec un effectif existant de trois employés, puis j’ai recruté mon adjointe directe. Actuellement, je manage l’équivalent de six collaborateurs. Régulièrement, je reçois la visite d’un conseiller franchise, qui n’a pas de statut hiérarchique, mais qui vient s’assurer de la bonne marche du magasin, et nous informe également sur notre positionnement vis-à-vis des autres points de vente du réseau. Deux réunions annuelles nous permettent d’ailleurs de nous retrouver entre locataires-gérants pour échanger et faire le point sur notre activité.
Au quotidien, nous disposons d’outils informatiques simples d’utilisation, qui nous aident à gérer nos commandes, notre démarque, nos opérations promotionnelles, mais également les plannings. Les opérations marketing programmées sont bien explicitées sur l’intranet, et il suffit d’appliquer les consignes. Mon personnel vient travailler avec le sourire, dans un magasin hard-discount qui propose une gamme élargie, et où tout est conçu pour humaniser le contact avec la clientèle, afin de la fidéliser.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de franchisé ?

Quitter le statut de salarié pour celui de franchisé implique quelques sacrifices, et un investissement personnel très important, notamment au démarrage. L’an dernier, je n’ai pratiquement pas pris de congés. Cependant, au quotidien, je gère mon rythme de travail et mes activités à ma guise : je ne disposerais pas de cette latitude ni de cette autonomie dans ma fonction salariée.
Avoir réalisé mon rêve de création d’entreprise m’a apporté davantage de plaisir professionnel qu’auparavant, et un épanouissement personnel sans équivalent. Pour bien réussir, il faut déjà en avoir envie, posséder une âme d’entrepreneur, et aussi une furieuse envie de développer son affaire, sans baisser les bras à la moindre difficulté. Par exemple, la rue dans laquelle se situe mon magasin est actuellement coupée pendant les travaux de mise en route du tramway. Mais je sais que mon point de vente a un bel avenir devant lui, et j’envisage d’en augmenter la plus-value en rachetant le fonds de commerce, de manière à pérenniser l’activité.

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