Loisirs créatifs : un marché à fort potentiel, d’après le syndicat professionnel CREAPLUS

2011-01-01T20:18:00+02:00

01.01.2011, 


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D’après une étude qui vient d’être rendue publique par le syndicat professionnel Créaplus, 33 % des Français pratiquent régulièrement une activité manuelle artistique. Si ce marché bénéficie d’une démocratisation harmonieuse et maîtrisée, il peut encore progresser en volume de 50 %. Ce qui le placerait à un niveau d’environ 1,250 milliard d’euros en France.


Un tiers des Français concernés

L’étude de 150 pages, réalisée par Côté Clients et DiaMart, révèle que le marché des activités manuelles artistiques n’est pas ce qu’on en entend souvent. Loin d’être marginal, il comporte bien au contraire, avec un nombre important de consommateurs réguliers, un potentiel qui ne demande qu’à le faire croître bien davantage.
Certains préjugés ont la vie dure. On pouvait en effet se laisser aller à penser que des activités trop souvent considérées comme ringardes allaient disparaître, qu’Internet y jouait un rôle prépondérant, que les pratiquants experts ne se réunissaient qu’en clubs, que ce marché dépendait seulement de petits magasins isolés, ou encore que le marché dans sa globalité était éclaté en niches. Il n’en est rien selon cette étude. Il s’agit au contraire d’un grand marché homogène, et non pas éclaté en niches, dans lequel la recherche d’excellence et la compétition sont quasi absentes.
Aujourd’hui, non seulement 1/3 des Français pratiquent régulièrement une activité manuelle artistique au moins une fois par trimestre, mais de plus ces pratiquants exercent en moyenne 2,4 activités, sans opérer de distinction de noblesse d’une activité à l’autre… Au contraire, des passerelles bien réelles existeraient même dans la pratique des activités.


Le marché des loisirs créatifs pourrait s’étendre de 50 %

Très proches des pratiquants d’autres activités et souvent déjà en contact avec une autre activité, les consommateurs représentent eux-mêmes de vrais vecteurs de développement. Ainsi, les activités liées au fil, qui demeurent en tête du marché, possèdent encore, avec la carterie créative, les meilleurs potentiels de croissance.
Contrairement à la réalité quotidienne des pratiquants réguliers, le parcours initiatique des pratiquants potentiels s’effectue souvent seul. Les non acheteurs d’aujourd’hui demeurent réfractaires à l’idée même de faire des achats sur Internet, ils préfèrent aller en magasin.
Mais les magasins, à l’heure actuelle, n’offriraient pas de bonnes conditions pour passer à l’acte. Malgré l’émergence des deux chaînes Cultura et Loisirs & Création, qui se démarquent nettement dans le paysage de la distribution spécialisée, le marché est dominé par une multitude de petits spécialistes locaux. Rares sont les points de vente qui correspondent au magasin idéal des consommateurs. Les initiatives ne lèvent néanmoins pas les principales barrières, même si les clients perçoivent des indices notables d’évolution dans ce marché des loisirs créatifs, à savoir de réelles évolutions dans l’offre, une démocratisation qui tire souvent vers la vulgarisation (notamment dans les GSS), un sentiment de cherté qui reste le premier frein à l’exercice d’une nouvelle pratique, un secteur d’activité doté d’une mauvaise image/prix.


Vers le magasin idéal

Parmi les composantes du magasin idéal figurent le prix, le choix, le repérage et l’adaptation à tous les niveaux de pratique. Pour ouvrir le marché, rappelle l’institut Côté Clients, il y a lieu de le démocratiser pour d’une part répondre aux attentes des clients, et surtout pour le développer. L’étude fait ressortir l’évolution de certains marchés qui ont bénéficié de cette ouverture, notamment ceux du sport et du bricolage, dans lesquels on peut être à la fois accessible en prix et compétent, ou encore à la fois accessible en prix et stimulant. Alors que chez certains la vulgarisation est trop souvent dévalorisante. En clair, il faut un magasin accessible physiquement et accessible en prix, sans vulgariser. Il doit faciliter l’autonomie, par l’aide au choix et l’accompagnement dans les réalisations. Et encore concilier valorisation des marques et lisibilité de l’offre. Le magasin devra aussi stimuler et inciter à la découverte, par le mouvement permanent et la nouveauté. Le site internet quant à lui pourra jouer un rôle d’activation et d’accompagnement dans la passion.


Démocratiser les loisirs créatifs sans les vulgariser

En conclusion, cette étude pousse à considérer que le marché des activités manuelles artistiques comporte un vrai potentiel, alors qu’il est aujourd’hui encore fermé. Loin d’être marginal, il ne demande qu’à être stimulé. L’enjeu n’est pas tant l’innovation ou la réinvention, que l’ouverture et la démocratisation. L’exemple d’autres points de vente (comme les magasins de bricolage) constituerait une source d’inspiration extraordinaire pour ce secteur, dont les clients attendent simplement des acteurs professionnels ce qu’ils ont pris l’habitude de trouver dans leurs enseignes préférées. Il est tout à fait possible de démocratiser ce marché et d’y maintenir une compétence élevée. Pour cela, il faudra jouer sur deux leviers incontournables : l’intelligence des gammes et le merchandising. Des places y sont donc à prendre.


Salon des métiers et activités de la création du 13 au 15 mars 2011

Le SMAC, Salon des métiers et activités de la création, se tiendra du 13 au 15 mars à Paris Porte de Versailles, hall 2,01. De quoi satisfaire les acteurs professionnels en place, mais aussi ceux qui nombreux cherchent des solutions de création d’entreprise.
Toutes les activités manuelles artistiques y sont présentées : beaux-arts, loisirs créatifs, encadrement d’art, image, carterie, arts du fil et de l’aiguille, machines à coudre, etc. Le livre et la presse spécialisée y tiennent un village.
Premier salon européen du secteur en Europe, le SMAC attend près de 200 exposants et une fréquentation de 10 000 professionnels.


Un programme de formation professionnelle avec l’Académie Créatus

Se former aux différentes activités de ce marché, c’est possible avec le stage proposé par l’Académie Créatus sur le SMAC. Un programme de soixante ateliers est ouvert aux professionnels de la distribution et aux entrants sur ce marché. Dans ce programme, chacun trouvera des formations dont le coût pourra être imputé au budget formation de son entreprise. Les ateliers, tous d’une durée de 75 minutes, seront animés sous le contrôle d’un spécialiste expert de chaque technique, par groupe de douze personnes maximum.
« On ne vend bien que ce qu’on connaît bien, aime rappeler Denis Rougier, président de l’Académie Créatus. Les performances des vendeurs dans le secteur spécialisé sont souvent conditionnées par la bonne connaissance des produits et donc par la formation ». La réservation des ateliers est accessible sur le site internet du salon www.smacparis.fr.
 

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