Publi-interview franchisé

O. Heisch (Coviva) : « Le soutien des proches est indispensable pour toute création d’entreprise »

2012-09-03T08:44:00+02:00

03.09.2012, 


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Animé par le respect des personnes âgées et parfois handicapées, Olivier Heisch, 30 ans, a créé en famille la première agence Coviva de Lorraine, à Freyming-Merlebach (57), en septembre 2010. Son père, Daniel Heisch, ouvrira une autre agence à Sarreguemines (57) début 2013.

Olivier Heisch
Crédits photo : DR
Olivier Heisch, franchisé à Freyming-Merlebach (57)

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

Après un BTS de comptabilité et de gestion, mes études en management des achats, suivies à l’Ecole supérieure internationale de commerce de Metz, m’ont permis d’intégrer successivement deux sociétés étrangères. En 2005, j’ai été acheteur de composants électroniques pour une société allemande et j’ai rejoint en 2007 une société au Luxembourg, en qualité d’acheteur corporate dans le domaine de la traçabilité de petits animaux de laboratoire. Je me suis cependant aperçu que l’avenir de ces deux sociétés était étroitement lié à la délocalisation de leurs marchés. Or, j’étais sensible à la notion de service de proximité. En 2008, mon frère a repris un restaurant, et j’ai souhaité l’accompagner en étant responsable de l’activité de traiteur. Mais la crise économique n’a pas permis le maintien de mon salaire, et j’ai quitté la structure en 2009. Ensuite, il a fallu que je rebondisse. Les tests professionnels que j’ai alors passés ont révélé une forte propension à l’esprit entrepreneurial. J’ai toujours eu envie d’aider les autres, et j’éprouve un profond respect pour les personnes âgées, à commencer par celles de mon entourage, qui peuvent être victimes d’importants ennuis de santé. C’est notre médecin de famille qui, en évoquant le manque de structures disposées à s’occuper du portage de repas à domicile, a éveillé chez moi le souhait d’orienter mes recherches dans le domaine de l’aide à la personne. Cependant, les discussions que j’ai menées sur différents forums spécialisés en matière d’assistance aux personnes âgées me renvoyaient un même message : je manquais cruellement d’expérience dans ce secteur pour prétendre m’y lancer.


Pourquoi avoir créé en franchise ?

Très logiquement, le premier atout de la franchise consistait à m’octroyer une reconnaissance professionnelle immédiate, et les connaissances apportées par le franchiseur devaient me permettre d’acquérir rapidement un savoir-faire. Par ailleurs, conscient, au travers de l’expérience précédemment menée avec mon frère, des difficultés à créer seul, je souhaitais minimiser le risque entrepreneurial. La franchise devait me permettre de construire sur le long terme. Les partenaires bancaires sont d’ailleurs sensibles à cet aspect, et apprécient également la perspective d’un retour sur investissement plus rapide et moins aléatoire, grâce à l’encadrement d’un réseau.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit chez le franchiseur ?

J’ai reçu un excellent accueil de la part de personnes qui ont cru en moi. Les réponses apportées par l’enseigne Coviva à mes différentes questions ont été claires, nettes, précises, et très professionnelles, dès le départ. Nous partagions les mêmes valeurs, et j’ai particulièrement apprécié que le réseau soit reconnu dans sa spécialité d’aide envers les personnes âgées. Enfin, en ouvrant une agence de proximité, j’allais enfin pouvoir intervenir sur un secteur à taille humaine.


Comment avez-vous convaincu le franchiseur ?

Mon profil intéressait l’enseigne : j’ai des connaissances en gestion, en comptabilité, en achats et en management. Je suis également proactif : mon étude de marché était ainsi déjà réalisée lorsque j’ai rencontré le franchiseur. De surcroit, mon prévisionnel avait obtenu l’assentiment d’un établissement bancaire. Cependant, c’est avant tout l’éthique de ma démarche qui a séduit mes interlocuteurs. Les franchisés sont certes des gestionnaires, mais au profit d’un travail social.

Quotidien du franchisé

En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?

A l’issue de la formation initiale, les franchisés obtiennent les dernières informations nécessaires pour l’établissement de notre dossier d’agrément Qualité, indispensable pour ouvrir une agence Coviva. Nous sommes ensuite formés sur un logiciel performant, spécifique à l’exploitation de notre activité. Un rétro-planning très utile est fourni à chaque franchisé, de manière à n’oublier aucune procédure. Cet outil s’accompagne d’un manuel opératoire, régulièrement mis à jour, qui nous donne les clés du fonctionnement d’une agence Coviva. L’ensemble des acteurs de l’enseigne, depuis le directeur jusqu’aux animateurs de réseau, mais également les différents services, reste à notre écoute, et nous aide dans toutes nos démarches. Par exemple, l’obtention de la norme « services à la personne » s’accompagne d’un audit régulier, et évite d’avoir à renouveler notre agrément tous les cinq ans. Une veille systématique est réalisée par l’enseigne. Toute nouvelle législation, toute information utile à notre activité, nous sont immédiatement transmises. Nous avons recours à une centrale d’achat pour l’acquisition de packs d’activité : cahiers de liaison, livrets d’accueil, blouses, badges, affiches, etc. Nous recevons également des conseils pour optimiser notre pack publicitaire de démarrage. Dans mon cas, le portage de repas, qui permet de créer un premier contact et d’ouvrir des portes sur nos autres activités, a fait l’objet d’une campagne de tracts. Au quotidien, aucun appel entrant ne se perd, grâce au relais de la plateforme d’accueil téléphonique Coviva. Enfin, une convention nationale annuelle, et une rencontre trimestrielle par secteur, nous permettent de nous retrouver entre franchisés.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de franchisé ?

Après deux années d’activité, le constat est très positif. Mon agence, la première implantée en Lorraine, affiche un chiffre d’affaires mensuel de 90 000 euros, elle vient en aide à 260 personnes et emploie 85 salariés, soit l’équivalent de 34 employés à temps plein. Cependant, devenir franchisé nécessite d’accepter les règles du jeu fixées au départ : le franchiseur a en effet besoin d’obtenir de nombreuses informations en retour de notre part, pour nous suivre et mieux nous aider dans notre métier. Il faut également être conscient que le soutien des proches est indispensable pour toute création d’entreprise, qui réclame beaucoup d’énergie et de travail, jusqu’à 80 heures hebdomadaires au démarrage. J’ai eu la chance de créer mon agence en famille. Ma mère occupe ainsi aujourd’hui la fonction d’assistante de direction, et mon père, anciennement gestionnaire-comptable d’association à but humanitaire, a pris en charge la tenue des comptes de notre affaire. Enthousiasmé par l’activité, il ouvrira d’ailleurs en janvier 2013 sa propre agence à Sarreguemines (57), dans la continuité du secteur de Freyming-Merlebach.

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