Consommation : un démarrage timide des soldes d’été

2011-06-23T20:08:00+02:00

23.06.2011, 


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Selon le CROCIS (Centre Régional d'Observation du Commerce, de l'Industrie et des Services), les soldes d'été ont mal débuté, le 22 juin dernier. A cause, notamment, d'un temps maussade qui a découragé les consommateurs. Certains commerçants affirment être 30 % en-dessous de leur plan de marges. Malgré une reprise de l'activité enregistrée durant le printemps, le secteur affiche une forte attente pour cette période de soldes. Une attente qui résulte du recul des ventes de textile-habillement de 0,2 % en valeur sur les quatre premiers mois de l'année, selon l'Institut français de la mode (IFM).

Cette année, les soldes débutent 10 jours avant les vacances scolaires. En 2010, elles ont démarré à peine trois jours avant les départs en vacances des juillettistes, ce qui avait indigné les commerçants. Depuis, la loi a été modifiée pour avancer le démarrage d'une semaine si le dernier mercredi de juin tombe après le 28.

Désormais, les soldes par internet s'alignent sur la date de démarrage nationale. Cela permettrait de réduire la concurrence, que de nombreux commerçants considèrent comme « déloyale ». Auparavant, ils étaient tributaires de la date de démarrage du département où se situe leur siège social, ce qui pouvait créer une distorsion de concurrence. Ainsi, face aux caprices de la météo, certains clients ont préféré rester chez eux et réaliser leurs achats directement sur internet.


Les commerçants toujours opposés aux soldes flottants

Le gouvernement a décidé de maintenir le dispositif des soldes flottants au détriment de la volonté de la majorité des commerçants. Ces deux semaines de soldes supplémentaires, choisi librement par les commerçants, sont sévèrement critiquées. Les acteurs du secteur estiment que les soldes s'en trouvent banalisées. D'après le CROCIS, cela entraîne une confusion chez le consommateur sur le bon moment pour acheter et sur le juste prix d'un article.


Des perspectives très encourageantes

Un sondage Ipsos pour le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) a révélé que près de huit Français sur dix ont l'intention de faire les soldes et d'y consacrer en moyenne 259 euros. Les principales raisons évoquées sont : la recherche de la bonne affaire (94 % des personnes interrogées), l'achat plaisir (69 %) et la possibilité de s'offrir des produits inaccessibles autrement (66 %). Les ventes par internet devraient continuer à tirer leur épingle du jeu. Ainsi, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) s'attend à "une croissance supérieure à 10 % durant cette période.
 

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