Publi-interview franchisé

F. Rautureau (Casino Proximité) : « La franchise offre un cadre clair, carré, avec des risques mesurés »

2012-09-21T08:45:00+02:00

21.09.2012, 


imprimer

Fabrice Rautureau, 42 ans, a ouvert son magasin Spar en juillet 2010, à Nantes (44). Pour la création de son entreprise, il a bénéficié pleinement du savoir-faire et de l’accompagnement de Casino Proximité.

Fabrice Rautureau
Crédits photo : DR
Fabrice Rautureau

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

Un BTS action commerciale et un cycle marketing-vente à l’Ecole supérieure de commerce et de management (ESCEM) de Poitiers m’ont conduit à occuper immédiatement une fonction de direction au sein du groupe les Comptoirs modernes, racheté par Carrefour en 1998. A l’issue de cette période de 24 mois, j’ai souhaité me destiner à la fonction d’acheteur, et j’ai intégré la centrale d’achats de Système U, à Carquefou (44). Durant sept ans, j’y ai occupé la fonction de chef de produit, successivement en crémerie, puis en DPH (droguerie-parfumerie-hygiène). Dès 1997, je m’étais personnellement intéressé à un modèle économique susceptible de réussir, celui de Carrefour Marché Plus. Dix ans plus tard, je me suis rendu compte que les dimensions logistiques et administratives prenaient le pas sur l’aspect commercial du métier d’acheteur, et j’ai alors souhaité prendre du recul afin d’envisager mon avenir sous l’angle de la création d’entreprise. Intégrer l’enseigne Système U nécessitait une forte enveloppe financière et l’obligation d’ouvrir un magasin en couple, ce que mon épouse et moi ne souhaitions pas. Inscrit en 2009 à Pôle emploi, j’ai pu bénéficier d’aides notables à la création d’entreprise et, lorsque j’ai rencontré les enseignes Carrefour et Casino durant l’été 2009, j’étais porteur d’un projet accompagné par un cabinet de consulting, et attributaire d’un prêt d’honneur par Nantes Initiative.


Pourquoi avoir créé en franchise ?

Natif de Nantes, je souhaitais demeurer dans cette ville. Le groupe Casino disposait alors de plus de facilité et de souplesse que Carrefour pour identifier rapidement des projets d’implantation sur Nantes. Bercé par l’esprit du commerce associé chez Système U, il m’est apparu que l’enseigne Casino permettait d’être indépendant au sein d’un réseau franchisé. Ce mode de développement offre certaines garanties : un cadre clair, carré, avec des risques mesurés.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit chez le franchiseur ?

Ce n’est pas tant l’enseigne que le concept Casino Proximité qui m’a plu. En effet, le groupe souhaite accroitre son déploiement de commerces de centre-ville en s’appuyant sur une dynamique conjoncturelle forte. Cette forme montante de distribution a d’ailleurs fait l’objet de maintes conférences, dont celle menée par l’économiste du Crédoc Philippe Moati à l’occasion de la convention nationale Spar de 2011. Le modèle économique du nouveau commerce de centre-ville est dualiste : accessible mais très exigeant. Le travail du franchisé est énergivore, car il faut savoir assumer toutes les facettes du métier. En outre, toute délégation est inconcevable durant les 18 à 24 mois suivant la création d’un magasin. Il est donc impératif d’être accompagné par une enseigne référente dans son métier, de forte notoriété auprès de la clientèle, et par conséquent gage de légitimité et de soutien.


Comment avez-vous convaincu le franchiseur ?

Mon cursus universitaire et mon parcours professionnel ont globalement été dédiés à la grande distribution. J’en connais parfaitement les rouages, sous un angle opérationnel en tant qu’exploitant de magasin et fonctionnel comme acheteur en centrale. Seuls les modes opératoires diffèrent d’une enseigne à l’autre. Casino est en recherche active du profil idéal, apte à répondre aux critères d’exigences de la franchise alimentaire. Mon expertise professionnelle m’a permis d’initier un échange fort et productif avec le franchiseur dès notre première rencontre. Le démarrage est prépondérant dans toute relation : la nôtre s’est trouvée validée quasi instantanément, et ce d’autant plus facilement que je disposais de l’apport capitalistique nécessaire à l’ouverture d’un magasin Spar.

Quotidien du franchisé

En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?

La notoriété et l’expertise de l’enseigne en matière de commerce de proximité, notamment avec 12 000 magasins Spar implantés dans 36 pays sur 4 continents, me conforte dans mon choix. La réussite du groupe crédibilise la méthodologie appliquée. Sur un catalogue d’environ 10 000 références, l’enseigne définit précisément, grâce aux statistiques, les rotations de produits et la gamme de 2 500 articles qui va convenir à la clientèle de mon magasin de 165 m². Ma double expérience me permet d’autant mieux d’apprécier le savoir-faire de la centrale en matière de référencement et d’achats. Il faut bien concevoir que, lorsque l’on ouvre un point de vente de proximité au centre d’une ville telle que Nantes, il faut être immédiatement efficace pour accueillir un flux quotidien de 450 à 500 clients quasiment dès la première journée. Le démarrage ne souffre aucune approximation, et chaque détail est important. C’est le dictat des bons produits, aux bons prix, dans un magasin bien situé, et surtout dirigé par un vrai commerçant dans l’âme. Lorsque le gérant s’implique personnellement dans les tâches quotidiennes, souvent à raison de 70 heures hebdomadaires, le capital sympathie avec le client suit. J’ai parfaitement intégré ce facteur-clé de succès lorsque j’ai réalisé une formation terrain de dix jours dans la supérette que Fabrice Rozier venait d’ouvrir, à Nantes également, et qui est devenu un magasin pilote. Cette période d’échange de nos ressentis et de nos savoir-faire respectifs, juste avant l’ouverture de mon point de vente, a permis d’en optimiser le lancement commercial. Chaque franchisé bénéficie d’un accompagnement à l’ouverture, adapté à son antériorité dans le métier. Le chiffre d’affaires de ma première année d’activité a dépassé de 15 % le prévisionnel, grâce notamment à la visibilité de l’enseigne Spar, à la qualité de l’emplacement, à la synergie avec les commerces environnants, ainsi qu’à la qualité de l’outil informatique et des didacticiels mis à ma disposition au quotidien.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de franchisé ?

Mon envie d’entreprendre m’a poussé vers la création pure d’un magasin, exercice ô combien plus valorisant qu’une reprise, même si la tâche est plus complexe. L’équipe actuelle de trois salariés, dont deux employés libre-service1 à 35 heures, s’est progressivement constituée, car je l’ai souhaitée à mon image : participative, évolutive, et dotée d’un état d’esprit commerçant. Je ne l’ai stabilisée que depuis huit mois, avec l’arrivée d’un responsable de magasin confirmé, qui me suppléera lorsque j’assurerai le lancement en novembre prochain d’un second magasin périurbain de 300 m² au nouveau concept Spar, situé au nord-ouest de Nantes, avec quatre CDI à la clé. L’avenir proche avec deux magasins ? Le tiers temps : 33 % à Nantes, 33 % à Orvault, et 33 % consacrés à la gestion d’entreprise. Par définition, le gérant doit rester au contact permanent de ses clients et de ses salariés ; la réussite de son magasin passe par cet impératif. Un chef d’entreprise est un hyperactif. D’ailleurs, je dispose déjà d’un autre projet en portefeuille !
 

___________
1Ndlr : Un employé libre-service assure la manutention et le marquage des produits dans les surfaces de vente et les réserves de libre-service. Il peut également être amené à effectuer des opérations administratives simples se rapportant à ces travaux.

Dernières actualités