Publi-interview adhérent

O. Gontard (Carrément Fleurs) : « Chantal et Bruno Pain ont accompagné la création de mon magasin comme s’il s’agissait du leur »

2012-11-27T08:47:00+02:00

27.11.2012, 


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Olivier Gontard, 33 ans, est devenu fleuriste à Nîmes (30), le 25 octobre 2012, sous licence de marque Carrément Fleurs. Son magasin emploie déjà trois salariées et deux apprenties.

Olivier Gontard
Crédits photo : DR
Olivier Gontard

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

Après une école de commerce international à Montpellier (34), je suis entré chez Rapid’Flore en qualité d’animateur des ventes. Puis j’ai été responsable de secteur chez Gamm Vert. J’ai ensuite effectué un bref passage dans l’univers de la cuisine équipée, chez Ixina, en qualité d’animateur réseau. A l’époque, j’aimais l’itinérance. Ces expériences salariées vécues « côté franchiseur » ont conforté mon envie de me mettre à mon compte, qui germait depuis longtemps. Mon père était propriétaire d’une droguerie, ma mère d’une pharmacie, et je ressentais une affinité avec le commerce de proximité. Lorsque j’ai disposé d’un apport suffisant, j’ai franchi le pas. En parallèle, je ressentais le besoin de me sédentariser, auprès de mon épouse et de notre enfant.


Pourquoi avoir créé en licence de marque ?

Lorsque j’ai découvert la licence de marque, je me suis aperçu que les redevances y étaient moins élevées qu’en franchise, et que la liberté de choix laissée à l’adhérent en matière de communication publi-promotionnelle y était beaucoup plus importante. Au départ, je n’avais pas d’affinité particulière avec la fleur, mais j’avais identifié, au cours de mon expérience antérieure, un marché très porteur, et une activité permettant de dégager une marge bénéficiaire intéressante.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit chez l’enseigne ?

J’ai immédiatement eu un bon feeling. Carrément Fleurs est une entreprise à taille humaine. Son fondateur, Bruno Pain, et son épouse Chantal, elle-même fleuriste, investissent beaucoup de leur temps, de leur énergie et de leur passion du métier pour développer le réseau. Le concept qui m’a été présenté peut être qualifié de « premium ». L’enseigne est très à cheval sur la qualité, privilégie la distribution directe entre le producteur et le magasin, et a su développer un art de la présentation florale qui la distingue des autres intervenants présents sur ce secteur d’activité.


Comment avez-vous convaincu la tête de réseau ?

Sans vouloir me jeter des fleurs, mon parcours typé « grande distribution » m’a permis de développer des qualités de gestion, et la réactivité indispensable dans les affaires. Habituellement, l’enseigne aide tout particulièrement les futurs adhérents dans la recherche de leur emplacement. En ce qui me concerne, j’avais déjà identifié un local pour mon magasin, et Bruno Pain est simplement venu valider mon choix. La ville de Nîmes présente peu de concurrence dans le secteur de la fleur, et j’y envisage déjà une seconde implantation Carrément Fleurs.


Quotidien de l’adhérent

En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?

J’ai été particulièrement accompagné dès l’étape du montage du dossier bancaire. Certains aspects prévisionnels ne s’inventent pas, et nécessitent l’expertise et l’expérience d’un vrai fleuriste professionnel. Après l’étape de validation du prêt, l’agencement de mon futur magasin a été réalisé par un architecte référent de l’enseigne. En revanche, j’ai apprécié de pouvoir choisir des artisans locaux que je connaissais pour effectuer les travaux et l’aménagement de mon point de vente, dans le respect du cahier des charges de l’enseigne.
Pour l’implantation de mon magasin, Bruno et Chantal Pain sont venus la semaine entière, accompagnés d’une fleuriste, pour réceptionner les arrivages de fleurs et de fournitures préalablement commandés avec leur aide, et agencer le tout avant l’ouverture. A cette occasion, j’avais en effet initié une opération publi-promotionnelle de plus de 20 000 tracts, distribués dans les boîtes aux lettres, et dans la rue aux passants et aux automobilistes. La surface initiale de mon magasin a été judicieusement découpée en deux espaces, une surface d’accueil sur 60 m², et un atelier de 40 m².
Depuis l’ouverture, j’emploie trois employées diplômées d’un CAP de fleuriste, et deux apprenties respectivement en CAP et BEP. Durant ma formation fractionnée de sept semaines au sein du magasin de Chantal Pain, à Agen (47), j’ai été « mis au parfum » très concrètement quant aux spécificités du back-office, notamment sur l’optimisation des achats, et ce en pleine période de Fête des Mères. J’apprécie que la marchandise ne transite pas par l’entrepôt d’une centrale d’achat. Mes fleurs sont livrées directement au magasin depuis la Hollande, ce qui permet un gain de conservation de deux à trois jours supplémentaires. Je bénéficie de deux livraisons par semaine, par exemple le mardi matin pour une commande passée le dimanche soir sur l’Extranet du fournisseur. Ce site distant est très ergonomique, et propose de nombreuses photos de fleurs et de plantes, assorties d’explications qui facilitent grandement mes choix de produits. Je dispose d’un logiciel de caisse très intuitif, interne à l’enseigne, qui me permet d’analyser précisément les ventes, afin d’optimiser les commandes, de gérer les modifications de prix qui suivent le rythme des livraisons, et de visualiser quotidiennement les marges. Chantal et Bruno Pain ont accompagné la création de mon magasin comme s’il s’agissait du leur, et j’ai bénéficié d’un contact quotidien, sous une forme ou une autre, qui se poursuit depuis notre première rencontre.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie d’adhérent ?

Carrément Fleurs a permis à mon projet de vie de se mettre en place. Je suis devenu indépendant, plutôt libre de faire ce que je veux, et les retours de mes clients sont très positifs. En contrepartie, se mettre à son compte exige de s’investir sept jours sur sept. Pour être crédible vis-à-vis de mes employées et savoir parler de mon métier auprès de ma clientèle, j’ai appris à « toucher la fleur » et à la mettre en valeur. Mes responsabilités ont également augmenté, car les enjeux d’une création d’entreprise sont importants. Par conséquent, j’ai peu de temps disponible pour ma famille. Cependant, j’envisage l’ouverture d’un second magasin dès que l’opportunité se présentera. Un projet de création réclame environ un an et, d’ici là, j’aurai bénéficié du retour d’expérience des deux périodes phares pour les fleuristes, que sont Noël et la Fête des Mères.

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