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F. Roux (Baleo) : « Baleo accélère car nous gagnons en notoriété »

2015-10-26T08:31:00+02:00

26.10.2015, 


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A seulement trois ans, l’enseigne de pressings écologiques Baleo dépasse les 20 points de vente et entend poursuivre sa croissance. Rencontre avec sa fondatrice, Françoise Roux.

Françoise Roux, Baleo
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Françoise Roux, fondatrice de l'enseigne Baleo.

En quoi votre concept est-il adapté au contexte économique actuel ?

En 2012, un arrêté ministériel a fortement impacté le secteur des pressings en interdisant l’utilisation du perchloroéthylène. Avec son positionnement 100 % naturel, l’enseigne Baleo se situe en-dehors de cette réglementation. Nos pressings utilisent en effet un procédé de nettoyage à l’eau et des produits biodégradables, respectueux de l’environnement. L’un des avantages de cette décision, c’est que les clients et les décideurs locaux, comme les bailleurs de centres commerciaux par exemple, apprécient cette orientation écologique. Ce qui facilite beaucoup de choses, y compris pour nos affiliés. D’autant que cela n’induit pas d’investissements initiaux plus lourds, au contraire : les matériels peuvent s’utiliser à la fois pour le traitement du textile et tout ce qui concerne la blanchisserie, alors que deux machines distinctes sont nécessaires dans un pressing classique.


Quelles sont les clés pour réussir dans votre secteur en tant que chef d’entreprise ?

Dans le cas de Baleo, il faut avoir une réelle sensibilité écologique. Mais pas seulement : dans un pressing, il faut également savoir manager car un à trois salariés sont nécessaires pour faire tourner l’entreprise. Une âme de chef d’entreprise, qui a envie de s’intégrer dans le tissu commercial local, d’imposer sa marque et de nouer des partenariats forts, est aussi un atout indéniable pour développer son affaire.


Comment voyez-vous l’évolution de votre secteur dans les prochaines années ?

La nouvelle réglementation de la profession va durablement impacter le secteur, avec soit la fermeture de plusieurs pressings utilisant le perchloroéthylène, soit un changement de leur méthode. Dans tous les cas, le nombre d’établissements devrait baisser au profit de nouveaux points de vente aux procédés propres. Certains solvants arrivent sur le marché et se disent propres, mais je pense que l’avenir réside dans le nettoyage à l’eau et non à sec. Pour preuve, certains organismes d’Etat proposent des aides pour que des pressings utilisant le perchlo passent au nettoyage à l’eau.


Quel bilan faites-vous de l’année écoulée et quelles sont vos perspectives de développement ?

D’ici fin décembre, Baleo aura inauguré sept nouveaux pressings en 2015, et prévoit d’en ouvrir sept à huit de plus au premier semestre 2016. Nous accélérons donc le développement de l’enseigne, car nous gagnons en notoriété : les personnes, clients comme futurs affiliés, sont convaincus du procédé que nous utilisons et séduits par notre approche. Nous sommes très confiants en l’avenir : Baleo est un réseau appelé à croître davantage, et commence à bien prendre racine sur tout le territoire, principalement dans les grandes agglomérations dans un premier temps. Nos méthodes s’ancrent dans l’air du temps, tout en répondant aux attentes de la réglementation et des consommateurs.

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