Création d'entreprise : convaincre les banquiers pour optimiser ses chances de financement

2010-05-16T08:11:00+02:00

16.05.2010, 


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La création d’entreprises n’a jamais été aussi dynamique en France. Bien souvent, ces nouveaux entrepreneurs doivent trouver le financement nécessaire au lancement de leur activité. Edouard Cornut Chauvinc, associé Baker Tilly France, explique comment convaincre les banquiers pour optimiser ses chances de financement.


Alors que la devise d’un investisseur immobilier pour réussir son placement est “l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement”, celle du banquier est “le projet, le projet et le projet”. En effet, l’obtention du prêt va essentiellement se jouer sur la qualité de celui-ci, et dépendra de quatre principaux critères.


Premier critère : le marché

Votre projet est-il viable et dégagera-t-il les bénéfices suffisants au remboursement de l’emprunt ?


Deuxième critère : vos qualités de créateur

Elles sont jugées sur votre expérience professionnelle, primordiale pour le banquier – avez-vous de l’expérience dans le domaine d’activité, avez-vous déjà eu une expérience réussie ? – et sur votre maîtrise du projet, avec la mise en avant de votre capacité à manager, votre organisation, votre motivation, illustrées par la présentation d’un dossier complet, clair, précis et bien présenté. L’entretien avec le banquier équivaut à un entretien d’embauche. Il faut savoir se vendre et mettre en avant son projet ! Le créateur doit être crédible en maîtrisant toutes les notions de son business plan, économiques, stratégiques et financières. La présence de votre expert-comptable est appréciée des banquiers et crédibilise le projet notamment sur les notions financières.


Troisième critère : votre apport

Quel est le montant minimum de l’apport ? Il n’y a pas de montant gravé dans le marbre. L’idéal serait qu’il représente 50 % du financement, même si dans la pratique ce taux est plutôt de l’ordre de 20 à 40 %.


Quatrième critère : vos garanties

Faut-il donner votre caution personnelle ? Les banquiers vous la demanderont probablement mais il est conseillé de refuser en faisant notamment jouer la concurrence si plusieurs banques financent le projet. A défaut de pouvoir vous y soustraire, vous pouvez négocier son montant (qui sera généralement égal à 30 % des sommes empruntées en complément d’une contre garantie Oséo) mais également sa durée (limiter à 3 ou 4 ans la durée de cette garantie). Sur ces deux derniers points les banquiers sont plus ouverts à la discussion.
 

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