Que mettre en œuvre ?

Recrutement, production, adaptation de concept : pourquoi réinvestir dans sa franchise

2010-01-15T09:22:00+02:00

15.01.2010, 


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Quels leviers actionner pour remplir ses objectifs ? Une meilleure communication, des recrutements, une augmentation des capacités de production… chaque réseau doit trouver sa propre formule.

Miser sur son réseau de franchise
Crédits photo : Getty Images
Miser sur un réseau passe par le réinvestissement de l'argent.

Constituer le « kit du franchiseur »

Un marché identifié, une méthode commerciale validée, Olivier Fossat prépare en 2005 le lancement de son réseau Sign A Rama. Pas question de copier-coller le kit du franchiseur américain, inadapté entre autres, au droit français. Outre son épouse, il est épaulé par un commercial. Il fait aussi appel à un expert juridique pour monter le DIP et rédiger le contrat. Il élabore aussi le manuel opératoire. « En incluant l’informatique, nous avons dépensé au total quelque 40 000 euros, raconte l’entrepreneur. Si c’était à refaire, j’y consacrerai probablement 75 000 euros pour mettre d’emblée l’accent sur des outils technologiques de pointe comme notre intranet participatif. »


Mettre les bouchées doubles

Fort de ses 8 ans de succès, Amorino a placé 2009 sous le signe de l’international. Le glacier s’est implanté en Autriche, Allemagne, Espagne et Grande-Bretagne. Et a même attaqué le marché italien à Milan où la concurrence est redoutable. « Nous comptons ouvrir une dizaine d’unités à l’étranger et une vingtaine en France cette année », précise Cristiano Sereni, co-fondateur de l’enseigne. Une ambition qu’Amorino ne pourra remplir qu’en augmentant considérablement ses capacités de production. L’enseigne a choisi Orly pour installer sa nouvelle usine sur 8000 m², cinq fois plus grande que celle d’Ivry-sur-Seine. Un investissement de quelque 6 millions d’euros grâce auquel elle ambitionne d’atteindre un parc d’une centaine de magasins en France d’ici à trois ans.


Serenir et Paolo Benassi, Amorino
Crédits photo : Droits Réservés
Serenir et Paolo Benassi, fondateurs d'Amorino

Améliorer sa visibilité

Le redémarrage du réseau Altissimo se heurte, lui, a une pénurie de candidats financièrement viables. Son fondateur, Olivier Marinx, décide de communiquer plus largement. « J’ai envisagé de prendre un stand au Salon de la Franchise mais l’opération, en incluant les coûts de transport, m’aurait coûté 20 000 euros ». Il met donc le paquet sur la refonte de son site internet. Et parallèlement, entame des démarches pour obtenir un prêt pour ouvrir une nouvelle salle en propre.


Epauler les candidats

Curves, qui dispose de moyens financiers bien plus importants, a choisi une toute autre stratégie pour poursuivre l’extension de son réseau. De nombreux candidats, trois fois sur quatre des candidates, frappent à la porte du franchiseur américain mais leurs moyens financiers sont limités. « Nous avons peu de profils investisseur. La plupart des postulants sont d’anciennes adhérentes. Pour nous, c’est idéal car elles sont très impliquées et motivées », affirme Christopher Hardy, directeur développement France-Nord de Curves. Résultat : un programme de financement pour aider les franchisés à s’installer est lancé en 2010.

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