Contraintes

Les contraintes de la franchise par rapport à la création d'entreprise isolée

2009-11-12T15:34:00+02:00

12.11.2009, 


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Choix de l'enseigne, liberté d'action, sortie de contrat : la franchise a aussi ses limites. Elle ne convient pas à toutes les personnalités. Ni à toutes les bourses.

Les contraintes de la franchise
Crédits photo : Getty Images
La franchise ne convient pas à tout le monde. Portrait des différentes contraintes inhérentes à son mode de fonctionnement

Bien choisir son franchiseur

Etre une enseigne connue et avoir pignon sur rue ne met pas à l’abri de difficultés. Le réseau Vidéo Futur a ainsi déposé le bilan en 2008, avant d’être repris et relancé quelques mois plus tard par Glowria (devenu aujourd’hui Video Futur Entertainment Group). Résultat : des dizaines d’entrepreneurs se sont retrouvés au tapis avec peu ou pas de recours possible. Pour éviter ce genre de drame, il convient de bien choisir son réseau et de s’assurer de sa pérennité : étude de marchés, réalisation de prévisionnels, rencontre d’autres franchisés, visite sur des salons... Si jamais vous sentez le vent tourner (Vidéo Futur a été confronté à l’arrivée prévisible du téléchargement de films en ligne), rapprochez-vous d’un avocat pour voir comment sortir sans trop de casse du réseau. Le créateur d’entreprise classique ne rencontre évidemment pas ce type de problèmes car il ne dépend de personne. Sa réussite, autant que ses échecs, ne peuvent venir que de lui seul.


Un coût élevé

Droit dentrée, royalties, publicité, investissement immobilier... La franchise coûte cher au démarrage car le créateur achète un concept. 65 % des candidats citent d’ailleurs ce point comme frein principal. L'éventail des investissements demandés est très ouvert et varie selon les chaînes de 15 000 euros à 1,5 millions d’euros. En création d’entreprise, les investissements peuvent également être importants, surtout si les projets sont innovants, mais en moyenne, un créateur investit moins de 8 000 euros pour se lancer. De plus, les aides sont nombreuses et variées et destinées à un large public : Prêt à la Création d’Entreprise (PCE), Accre, Nacre, prêt d’honneur, subventions...


Une liberté d’action limitée

C’est au franchisé de s’occuper de son commerce ou de son point de vente. A lui de veiller à sa rentabilité, à sa bonne gestion, à la fidélisation de ses clients... En revanche, il n’est pas décisionnaire sur la stratégie de l’enseigne et doit appliquer les règles que lui impose le franchiseur en termes de communication, de marketing ou de logistique. Il ne peut pas changer l’aménagement ni la signalétique de son magasin comme il l’entend, il ne peut pas non plus choisir de nouveaux fournisseurs et aller à l’encontre de la politique d’achat du groupe. Il doit respecter la ligne de conduite du réseau. Et parfois réaliser des investissements à contre-cœur (campagne de communication, nouveau mobilier...), sous prétexte que cela est inscrit dans le contrat.


Des sorties parfois difficiles

Le franchisé est lié à son franchiseur par un contrat à durée limitée (en général 5 ou 7 ans). Ce contrat est à double tranchant. Il valide certes les termes de la relation entre les deux parties mais peut s’avérer bloquant en cas de sorties anticipées. Il faut donc prévoir dès le départ des clauses de sorties qui permettent au franchisé de quitter le réseau sans trop de difficultés ni de casse.



Avec la collaboration de Laurence Pignaneau, consultante à l'ACPE - Bruno Tesson, directeur général de Réseau Entreprendre - Pascal Bégat, expert comptable, cabinet Approove

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