Expérience cadre multi-franchise

S. Massardier (La Boîte à Pizza) : « J’ai vendu ma maison pour disposer d’un apport personnel »

2009-03-06T11:20:00+02:00

06.03.2009, 


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Ancien cadre chez Système U, Stéphane Massardier s’est lancé en franchise sous l’enseigne Boîte à Pizza. Ce Montpelliérain dirige désormais trois restaurants.

Stéphane Massardier
Crédits photo : Droits Réservés
"Stéphane Massardier s’est lancé en franchise sous l’enseigne Boîte à Pizza".

Un choix raisonné

Il aurait pu poursuivre sa carrière de responsable de la sécurité et des conditions de travail chez Système U mais Stéphane Massardier caressait depuis longtemps l’envie de lancer son entreprise. Il saute le pas en 2001. Se lancer, certes, mais pas à l’aveugle : il écume Franchise Expo pour faire le tour des enseignes. Ancien chef d’équipe chez Mc Donald’s, il se tourne tout naturellement vers la restauration rapide. « Un créneau porteur, estime-t-il. Mais je n’avais pas les moyens d’acquitter un droit d’entrée pour des enseignes comme Mc Donald's ou Quick. » Il opte pour la Boîte à Pizza, séduit par la qualité des produits et l’originalité des recettes. « J’ai vendu ma maison pour disposer d’un apport personnel. Un risque que j’ai naturellement pris en accord avec ma femme. »


Le soutien du franchiseur

Une fois le contrat signé, il suit une formation de 15 jours pour se familiariser avec les différents métiers et la gestion du restaurant. En mars 2002, il ouvre son premier point de vente à Montpellier. « Dans une entreprise, on a toujours la possibilité de se tourner vers la hiérarchie, de bénéficier d’un service juridique, explique Stéphane Massardier. Lorsqu’on devient patron, on se retrouve seul, du jour au lendemain. Heureusement, le franchiseur apporte de l’aide, des conseils. C’est un véritable confort que l’on n’a pas quand on est indépendant. »

70 % des franchisés sont d’anciens salariés
Le quart des franchisés vient d’entreprises de moins de 10 employés et 17 % de plus de 500. Le portrait robot du franchisé en 2008 ? Un homme quadragénaire disposant d’un diplôme Bac+2 ou plus. Il réalise un chiffre d’affaire de 530 KE et gagne 2 500 euros net par mois, chiffre incluant les prestations sociales, les revenus des placements et dividendes.
Source : CSA

Contraintes et bénéfices

Un confort qui ne dispense pas des lourdes responsabilités de chef d’entreprise. Les deux premières années, il ne se rémunère pas, vivant avec sa famille sur le salaire d’infirmière de sa femme et sur l’argent mis de côté pendant ses années chez Système U. « Présent sept jours sur sept en magasin, j’ai mis ma vie sociale en stand-by. C’était compliqué aussi pour les enfants qui ne comprenaient pas pourquoi je n’étais pas à la maison. » La récompense, après sept années d’efforts : trois points de vente et 35 salariés à temps partiel pour un chiffre d’affaires annuel de 1,5 million d’euros. Son épouse, qui s’occupe désormais de la trésorerie à ses côtés, envisage de cesser de travailler. « Nous avons plus que doublé notre revenu, se réjouit le Montpelliérain. Et aujourd’hui, si je veux ouvrir un quatrième restaurant, le franchiseur me suivra. »

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