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Services à la personne : comment choisir le bon réseau de franchise ?

2014-11-14T06:00:00+02:00

14.11.2014, 


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En mutation mais toujours porteur, le secteur des services à la personne s'est fortement structuré depuis le plan Borloo en 2005. Aujourd'hui, de nombreux réseaux de franchise se développent : multi-services ou spécialistes, il en existe pour tous les goûts... et tous les porteurs de projet intéressés par ce secteur. Voici comment faire le bon choix parmi cette offre multiple.

Choisir son réseau de SAP
Crédits photo : Shutterstock
Comment choisir le bon réseau de franchise pour se lancer dans le secteur des services à la personne ?

Réglementation de la profession

Depuis une dizaine d’années, les services à la personne sont en pleine mutation. Porteur, le secteur a cependant connu un coup de frein, comme toute l’économie à partir de 2010. « Avant 2005, le secteur était dominé par les associations et les particuliers employeurs », révèle Christian Junik, président de la Fédesap (Fédération des entreprises de service à la personne). Et de poursuivre sa chronologie : « A partir de 2005, on assiste à l’émergence d’un secteur privé marchand avec le plan Borloo. » Parmi les mesures de ce texte de loi, se trouvent notamment la création d’un chèque emploi service universel, un allègement des charges sociales pour les particuliers employeurs, le maintien d’une TVA à 5,5 % pour les services à la personne, la création d’une agence nationale des services à la personne... Ainsi, les entreprises peuvent donc se lancer sur ce secteur désormais mis en lumière et structuré. Autant de nouveautés qui permettent, notamment, de « règlementer tout un tas de petits boulots », explique Christian Junik.


Christian Junik, Fédesap
Crédits photo : Droits réservés
Christian Junik, président de la Fédesap.

Le spectre du travail non déclaré

En effet, derrière l’étiquette "services à la personne" se cachent des emplois multiples et variés. Car si le secteur est "jeune", les métiers qui le composent n’ont pas attendu les années 2000 pour exister. On les appelait "gouvernante" ou "factotum", désormais ils s’inscrivent dans les cases ménage-repassage-garde d’enfants ou encore jardinier des entreprises de services à la personne. « Tout cela existait mais souvent ce n’était pas déclaré », résume le président de la Fédesap. Ainsi, le secteur était et reste pourvoyeur d’emplois. Et si le travail dissimulé constituait une grande part de l’activité, les choses ont changé depuis dix ans. D’autant plus que les particuliers n’ont plus la volonté d’employer directement une personne. Trop de contraintes administratives et un risque de se tromper dans le recrutement trop important. Un changement forcément favorable aux entreprises de services. Cependant, Christian Junik, également président d’Apef Services, craint un retour en arrière. « Depuis quelques années, on assiste à des attaques répétées sur divers dispositifs, notamment la disparition des aides URSAFF ou sur la TVA. Cela encourage le travail non déclaré, au moins partiel. » Ainsi, dans un contexte économique morose depuis 2010, le nombre d’heures travaillées a logiquement baissé.


Les forces en présence sur le marché


Un secteur taillé sur mesure pour les réseaux

Au 1er janvier 2014, les services à la personne (SAP) comptaient 13 056 entreprises (source Nova) sur les 32 000 organismes qui interviennent sur le secteur. Au total, les SAP représentent 1,9 millions de salariés qui travaillent pour 4,4 millions de ménages, soit 12 % des ménages français. Des chiffres plus qu’intéressants qui aiguisent l’appétit des réseaux. Surtout que dans ce domaine, il apparaît difficile d’exister seul. « Aujourd’hui, le marché arrive à maturité. Mais l’importance d’un réseau est primordiale. Les donneurs d’ordre, comme les mutuelles, se regroupent de leur côté. On a de gros demandeurs qui se positionnent au niveau national et pour y répondre il faut être à la même échelle », explique Christian Junik. Mutualisation des moyens, force de l’enseigne, aide juridique, les réseaux nationaux ont tout pour réussir. Même si localement des indépendants peuvent avoir leur carte à jouer, mais sur des domaines très spécialisés.

Des réseaux généralistes....

Les services à la personne regroupent donc des métiers très divers. Ils sont partagés en trois catégories : services de la vie quotidienne (ménage, jardinage, bricolage...), service à la famille (garde d’enfants, soutien scolaire...), et services aux personnes dépendantes (assistance personnes âgées, handicapées, soins à domicile...). Avec près de 170 implantations en France, O2 Home Services est parmi les acteurs les plus importants du marché et surtout un historique (création en 1996). Généraliste, le réseau couvre les métiers du ménage et du repassage tout comme le jardinage mais aussi l’aide et l’accompagnement des personnes âgées et handicapées. Sur le même marché, se trouve également Shiva. Plus jeune, le réseau a vu le jour en 2002 et compte 82 implantations aujourd’hui.


… aux plus spécialisés

D’autres réseaux ont fait le choix de se spécialiser dans un seul métier, comme celui de la garde d’enfants. Sur ce créneau, on retrouve des enseignes comme Family Sphere, lancé en 2006 et qui compte près d’une centaine d’agences. Crée par des anciens de Family Sphere, Kangourou Kids (70 agences) occupe également un place importante. Enfin, le secteur compte également des enseignes entièrement dédiées aux personnes âgées ou en situation de handicap. Derrière son acronyme, Adhap Services propose une aide à domicile, hygiène et assistance aux personnes. L’enseigne couvre le territoire national avec 150 unités. Avec 180 agences Âge d’Or Services est également un acteur important. Et si son activité première concerne les séniors, le réseau se développe également vers les ménages actifs.

Retrouvez les principales enseignes du secteur ici

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