Solvimo

R. Coulanges : « Je faisais réussir les autres, alors pourquoi pas moi ? »

2015-09-10T06:02:00+02:00

07.08.2015 mis à jour le 10.09.2015, 


imprimer

Après avoir construit le processus de recrutement des franchisés chez Solvimo, Régis Coulanges, ancien animateur du réseau, a choisi de se lancer lui-même en franchise sous cette enseigne. Portrait.

Régis Coulanges, Solvimo
Crédits photo : Régis Coulanges

Régis Coulanges affectionne les défis. Cet homme de 46 ans, à la tête de son agence Solvimo à Hyères, connait l’enseigne par cœur puisqu’il l’a intégrée à ses débuts, en tant que salarié. En 1991, un BTS action commerciale en poche, il se lance dans le monde professionnel en tant que commercial dans une agence immobilière indépendante : « C’était un test qui n’a pas vraiment été concluant. J’y suis resté six mois », confie-t-il.

Après cette expérience sans trop de saveurs, il s’éloigne de l’immobilier pour enchainer des postes de commerciaux dans d’autres secteurs, et finit par retourner à ses premières amours au début des années 2000, chez Laforêt cette fois. Il y est commercial et formateur. Cinq ans plus tard, il apprend que le jeune réseau Solvimo, qui a alors quatre ans, recherche un animateur chargé de créer de toutes pièces son poste, et le futur service : « Je suis resté sept ans comme salarié en tant qu’animateur d’abord, puis comme directeur animation ensuite, à la tête d’une équipe de dix personnes », raconte-t-il. Durant ces années, il s’est occupé de mettre en place tous les éléments constituant l’animation du réseau et le recrutement de futurs franchisés, et ce, en lien étroit avec son fondateur, Olivier Alonso.

« Chez Laforêt, je m’étais dit " pourquoi pas moi-même ? " », se rappelle Régis Coulanges. Le projet de se mettre à son compte, il l’a toujours eu en tête, mais le poste d’animateur chez Solvimo l’en a écarté. En 2010, pourtant, il fait part à Olivier Alonso de sa volonté de se lancer : « Je faisais réussir les autres et je voulais devenir mon propre patron », souligne le franchisé. Tout se passe très vite. Il connaît les procédures car c’est lui qui les a mises en place : rétro-planning, négociation chez le banquier, emplacement, formation, apport personnel « J’avais tous les critères pour m’installer, et mon agence s’est mise en marche rapidement », se félicite-t-il.

En phase avec le terrain

Fidèle à son réseau, il porte dans un premier temps « la double casquette » de franchisé et animateur de réseau. Encore un défi qu’il relève pendant deux ans, dont une année en tant que prestataire. Sur la fin, il est débordé et abandonne l’animation.

Aujourd’hui, il est de l’autre côté du miroir : « Alors que j’avais des retours d’expérience de la part des franchisés sur lesquels je me reposais pour établir des stratégies, aujourd’hui je me retrouve en phase avec le terrain et j’ai plus de réactivité », analyse le franchisé.

« Je suis mon propre patron, je décide des horaires et je manage une équipe ». Libéré du salariat, il est aussi plus distant vis-à-vis de son franchiseur : « Au début de mon activité, mon agence était la référente, c’est-à-dire que tous les nouveaux franchisés visitaient ma structure pour observer son fonctionnement concret », explique-t-il. Désormais, les échanges se font par téléphone mais il continue de rencontrer Olivier Alonso, qui habite dans la même ville.

Installé depuis cinq ans maintenant, sur un emplacement numéro un dans l’hyper-centre de Hyères, l’année 2015 devrait d’après lui, être son « plus fort chiffre d’affaires depuis l’ouverture ». En effet, sur six mois, il a réalisé 280 000 euros de chiffre d’affaires, soit près de 85 % de ses ventes de 2014. Ces bons résultats le placent au septième rang des meilleures unités du réseau, qui en compte 140. De quoi lui donner des idées de développement : « Dans les deux ans à venir, je ne m’interdis pas la possibilité d’ouvrir une seconde agence dans un secteur limitrophe et moins cher que Hyères », conclut l’entrepreneur.

Sommaire
Dans ce secteur
Fiches pro APCE