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Gares et aéroports : des emplacements pas si inaccessibles en franchise

2011-01-14T11:57:00+02:00

14.01.2011, 


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Généralement situées sur le domaine public, les galeries des gares et aéroports obéissent à une réglementation spécifique. Un cadre juridique à maîtriser avant d’y envisager toute implantation.


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185 000 m² disponibles dans les gares

« Les gares et aéroports des importantes agglomérations envisagent tous dans leur restructuration d’inclure des galeries pour améliorer la rentabilité de leurs espaces », explique Marc Lanciaux, avocat membre du Collège de la FFF. « Rien que pour la SNCF, 185 000 m² de surfaces commerciales sont déjà disponibles. » Ce phénomène, qui tend à se renforcer, est une véritable opportunité pour les candidats à la franchise.


Une Clientèle captive

Les avantages de ce type d’implantation sont la convergence importante de voyageurs, et donc de clients potentiels, mais aussi la prise en charge de l’entretien de l’espace public autour des commerces et la gestion des problèmes de sécurité. « Le côté attrayant et rentable des galeries des pôles de transport poussent de nombreuses enseignes à mener une politique d’implantation systématique sur ces sites », souligne Marc Lanciaux.


Des Activités diversifiées

Vente d’alcool, parfumerie, point presse et restauration rapide sont les activités commerciales traditionnellement présentes dans les gares et aéroports et le resteront. Mais face à l’agrandissement des surfaces, d’autres secteurs sont apparus, comme l’habillement, la pharmacie ou l’alimentaire spécialisé. « Ces nouvelles activités seront toutefois limitées à cause des surfaces disponibles qui demeureront toujours inférieures à celles des centres commerciaux classiques, tempère Marc Lanciaux. Certains commerces de type "restauration traditionnelle" auront ainsi toujours plus de mal à s’implanter. »


L'Appel public à la candidature

Nombre de places limitées + rentabilité quasi-assurée = concurrence exacerbée. Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que l’accès à ces galeries soit difficile. Si la galerie est implantée directement dans une gare ou un aéroport, elle relève du domaine public, ce qui implique un appel public à la candidature (APC) pour tout projet d’ouverture. Pour en être informé, le candidat doit suivre la presse spécialisée du secteur d’activité dans lequel il souhaite se lancer, puis remplir un dossier conséquent pour espérer être sélectionné.


Marc Lanciaux, avocat
Crédits photo : Droits Réservés
Marc Lanciaux, avocat membre du Collège de la FFF.

Réseaux matures et opérateurs spécialisés

Les commercialisateurs des galeries de gares et aéroports sont rarement les propriétaires des sites (SNCF, ADP…), mais des filiales créées pour l’occasion. Pour s’assurer de la notoriété des enseignes, elles préfèrent se tourner soit vers des candidats de réseaux matures avec lesquels elles ont l’habitude de travailler, soit vers des opérateurs spécialisés qui répondront de manière globale à l’appel d’offre. Ces derniers proposent un lot d’enseignes nationales correspondant à l’appel d’offre. S’ils sont sélectionnés, ils deviennent franchisé de chaque enseigne sur le site. « Un candidat qui souhaite s’installer sur un lieu précis a donc intérêt à solliciter plusieurs enseignes intéressées par ce type d’implantation », préconise Marc Lanciaux. Pour choisir les réseaux à cibler, il devra évaluer les capacités des enseignes à négocier des conditions intéressantes avec la société chargée de la commercialisation du site.


le Code de propriété publique

Pour les commerçants qui remportent l’appel d’offre, pas de bail commercial. Ils reçoivent une autorisation d’occupation temporaire d’une durée limitée, concédée par une société d’économie publique. « Ils ne bénéficient pas des dispositions protectrices du Code du commerce, mais dépendent du Code général de la propriété des personnes publiques », précise Marc Lanciaux. « La puissance publique est assez libre dans les garanties qu’elle peut octroyer ou refuser, notamment sur la durée d’occupation et ses conditions ou les autorisations et contraintes pour réaliser les travaux. L’ensemble peut être assez contraignant et le candidat a intérêt à prêter une attention particulière au contrat qui lui est proposé. »

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