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S’implanter à Toulouse : cartographie des projets par quartiers

2012-01-17T12:22:00+02:00

17.01.2012, 


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Le métro et le tram ont redynamisé le centre de Toulouse. D'autres projets doivent accompagner le développement de la ville à moyen et long termes. Découvrez le Toulouse d'aujourd'hui et celui de demain.

Toulouse
Crédits photo : Photos David Bécus

A court terme

Toulouse est en pleine mutation. Avec l’arrivée d’une deuxième ligne de métro en 2007 et du tram en décembre 2010, tout le paysage urbain a été modifié. Ainsi le centre et l’hypercentre-ville retrouvent une seconde jeunesse et jouent la carte de la piétonisation. Aujourd’hui, la rue Alsace-Lorraine est la seule artère numéro 1 de Toulouse. Entièrement piétonne, elle regroupe aussi bien des boutiques de luxe et de créateurs que des métiers de bouche. On y trouve notamment des enseignes telles que Virgin, Zara ou Minelli. En souffrance pendant les travaux du tram et du métro, elle bénéficie aujourd’hui de ces infrastructures. La rue Président Wilson jouit des mêmes avantages. Il s’agit de deux axes très populaires qui attirent la population de toute l’agglomération grâce aux voies de communication. La rue Saint-Antoine et la rue de la Pomme correspondent à des emplacements 1 bis. On y trouve des boutiques moyen et haut de gamme avec un bassin de population beaucoup plus aisé. La rue de Metz apparaît également comme une solution pour un emplacement à court terme. Un peu laissée à l’abandon jusqu’alors, elle bénéficie de l’arrivée d’une locomotive avec l’installation d’Habitat. L’enseigne d’ameublement et de déco s’est installée dans l’ancien grand hôtel de luxe situé sur cet axe. En plus de ce magasin, Hugo Boss a également investi les lieux. Par ailleurs, on trouve sur place près de 40 nouveaux logements. La ville affiche toutefois un frein non négligeable : une grande partie de ses emplacements avoisine les 60 m², une surface jugée souvent insuffisante pour l’implantation d’enseignes gourmandes en mètres carrés.


A moyen terme

La ville rose regarde déjà vers demain. Les clés des prochains travaux de la ville ont été confiées à Joan Busquets, architecte et urbaniste. Son ambition est d’orienter l’ouverture de la ville vers la Garonne, avec la construction d’un ponton afin de relier les deux rives. Son projet comprend notamment le réaménagement de la place Bourse. La célèbre place du Capitole et son quartier devraient également faire peau neuve. Au-delà du centre-ville, de nombreux projets sont en cours et verront le jour dans les prochains mois ou les prochaines années. Ils devraient faire la part belle aux commerces de proximité. A titre d’exemple, on peut citer la zone d’aménagement concerté (ZAC) des Tibaous, à dix minutes de Toulouse. Avec près de 800 logements, des écoles et surtout plus de 4 000 m² dédiés au commerce, le projet a de quoi séduire les enseignes et les porteurs de projets. Quartier populaire proche du centre-ville, Empalot va aussi connaître quelques mutations. Il réunit aujourd’hui près de 6 000 habitants. Dans le cadre du « Grand Projet de Ville », de nouveaux logements de qualité vont être construits. Mais surtout, le centre commercial va être redynamisé. Un nouveau pôle commercial devrait voir le jour sur l’avenue Jean Moulin pour casser l’isolement des zones dites « sensibles » et de les intégrer à la vie de la ville.


A long terme

Avec le quartier de la Cartoucherie, Toulouse nourrit l’ambition jouer la carte de l’écologie. L’objectif est de créer une mixité de population, mais aussi d’activité, tout en étant éco-responsable. Si les travaux doivent commencer en 2013, cet éco-quartier devrait sortir de terre aux environs de 2020. Le projet prévoit plus de 3 000 logements, 90 000 m² de bureaux et 6 000 m² de commerces. En 2012, vont également commencer les travaux à l’ancien aérodrome Montaudran. Un projet qui concerne l’espace universitaire Rangueil, avec l’apparition d’un nouvel espace urbain mêlant logements, loisirs, commerces, activités technologiques et de recherche. Le tout devrait s’étendre sur un site de plus de 300 hectares. Le futur de Toulouse s’écrit aussi autour de l’arrivée du TGV, prévue entre 2018 et 2020. En reliant Toulouse à Paris en 3 heures, la gare de Matabiau et son quartier devraient s’offrir un sacré lifting. Pour l’instant, le projet est encore en phase d’étude mais la volonté est de créer un pôle d’échange multi-transports mélangeant bus, tram, métro, piste cyclable, etc. De quoi donner naissance à un deuxième cœur de ville. Un nouveau pôle économique devrait ainsi voir le jour autour de cette enceinte.

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