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Etape 1 : La reprise d’entreprise, pourquoi pas vous ?

2011-06-30T10:00:00+02:00

16.04.2010 mis à jour le 30.06.2011, 


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Redresser une entreprise en difficulté, sauver des emplois ou redynamiser une affaire… Le défi de la reprise est séduisant mais risqué. Etes-vous prêt pour l’aventure ? La réponse en 3 questions.

Le profil du repreneur
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Le profil moyen du repreneur est un ancien cadre de grand groupe qui possède des fonds conséquents et qui est en moyenne âgé de 45 ans.

- Etes-vous fait(e) pour la reprise ?
Il n’existe pas de profil idéal pour reprendre une entreprise. Mais il faut cependant des moyens financiers plus importants qu’en création. En effet, le rachat d’une affaire existante représente également la reprise d’une clientèle et d’une organisation structurée qui tourne. Le repreneur est donc en général un ancien cadre de grand groupe qui possède des fonds conséquents et qui est en moyenne âgé de 45 ans.


- Etes-vous conscient(e) des obstacles potentiels ?
Difficultés à convaincre le cédant ou l’enseigne, cédants qui se rétractent au moment de la signature… De l’envie à la concrétisation du projet de reprise, le parcours préparatoire du repreneur peut facilement durer plus d’un an, durant lequel il devra multiplier les projets. Il doit donc avoir suffisamment de trésorerie personnelle et de force de conviction pour pouvoir tenir.


- Votre entourage vous soutient-il ?
Que l’on soit créateur ou repreneur, le métier de chef d’entreprise exige plus de 70 heures par semaine minimum. L’investissement financier et personnel est très important, d’autant plus qu’il nécessite parfois des sacrifices ou des déménagements. Il est donc primordial que le candidat à la reprise s’assure qu’il soit bien soutenu par son entourage direct – son conjoint ou sa famille.


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Le cas particulier de la reprise par des salariés en SCOP
Ces dernières années, le modèle des sociétés coopératives et participatives (SCOP) s’est beaucoup modernisé et a gagné du terrain. Le principe est simple : les salariés d’une entreprise en danger se fédèrent pour la racheter sous forme de coopérative. Les profits sont partagés, à l’exception d’un minimum de 16 %. L’opération cumule les avantages : elle favorise la stabilité des emplois, la motivation des équipes et elle génère des dettes moins lourdes qu’un LBO, puisqu’une SCOP ne peut avoir recours à des capitaux extérieurs. Actuellement, les 2 000 entreprises françaises en SCOP emploient plus de 40 000 salariés et génèrent 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Elles bénéficient d’un suivi et d’un accompagnement régional ainsi que d’outils financiers spécifiques comme la SOCODEN ou la SOFISCOP.

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