Témoignage d’un salarié repreneur

C. Mateus (Magic Form) : « Mon patron en avait marre de gérer »

2010-07-01T11:45:00+02:00

01.07.2010, 


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Christophe Mateus a constitué Magic Form, en conquérant ses centres de fitness grâce à des méthodes de vente efficaces. Avant de racheter la marque à un prix très intéressant.

Un développement improvisé

« En 2006, Didier Launay, qui possédait deux centres de fitness Magic Form, une marque qu’il avait créée, m’a recruté pour que j’assure l’ouverture de son troisième club », raconte Christophe Mateus. Le jeune homme maîtrise parfaitement les ficelles du secteur : il a été vendeur d’abonnements chez Gymnasium, directeur d’exploitation et directeur commercial d’un réseau de franchise d’amincissement. Résultat : il multiplie par 10 le chiffre d’affaires des trois centres Magic Form. « Plusieurs clubs indépendants ont demandé à passer sous enseigne pour profiter de la dynamique commerciale », retrace Christophe Mateus. C’est ainsi qu’est née la franchise Magic Form.


Relancer la machine

En octobre 2009, Christophe rachète la marque à un prix très intéressant ainsi que deux des clubs de son patron. « Didier Launay en avait marre de gérer », explique-t-il. Le nouveau franchiseur hérite aussi de quatre contrats de franchises. « J’ai autorisé les franchisés à interrompre le versement des redevances jusqu’en septembre prochain. D’une part, pour les rassurer sur mes intentions, d’autre part pour relancer la machine qui s’était quelque peu enrayée », explique-t-il. Tous sont d’accord pour renouveler leur contrat en septembre 2010 avec de nouvelles conditions. Entre temps, plusieurs personnes ont intégré le réseau.


Son point fort : le commercial

Associé à son frère qui gère toute la partie financière, Christophe s’emploie activement à animer et promouvoir son réseau. « J’ai mis au point une méthode de vente. Cette bible commerciale est transmise à chaque franchisé. Ils reçoivent également une formation terrain dans un de mes clubs avant l’ouverture. Apprendre à sourire, adapter la gestuelle, savoir accueillir… dans ce métier, c’est essentiel », explique-t-il. Régulièrement, il fait donc des piqures de rappel. « Actuellement, je teste un concept Magic Kid dans mes clubs. Si le produit est bon, je le lancerai à l’échelle du réseau », continue-t-il. Mais à ce rythme, le jeune franchiseur risque fort d’être vite débordé. « J’avais l’habitude de tout faire seul. Je vais devoir m’entourer », conclut-il.

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