De J-50 à J-30

Ouvrir en franchise : s’approprier le savoir-faire, le concept architectural et la relation fournisseurs

2010-07-12T17:09:00+02:00

12.07.2010, 


imprimer

La formation initiale ne démarre que lorsque les emprunts sont validés. Cette période s’accompagne de la mise en place du concept architectural, l’autre élément fondamental du savoir-faire de votre franchiseur.


Crédits photo : Shutterstock.com
La formation  peut également être une manière de sélectionner les candidats.

6 mois en amont, pour des activités complexes

Qui dit franchise dit formation ! Comment imaginer qu’un franchiseur puisse détenir un savoir-faire spécifique sans qu’il n’ait le besoin de vous le transmettre dans de bonnes conditions. « Le transfert de savoir-faire se fait généralement dans cette période de 50 jours, calcule Laurent Sauvage, PDG d’Inform, société spécialisée en gestion de franchises. Elle peut néanmoins, selon la technicité de l’activité, durer plus de six mois. » Chez Cannelle, cette formation s’étale sur trois semaines. « La première dans une boutique-pilote, la deuxième au siège concerne l’informatique et la vente et la troisième, de nouveau en magasin, pour assimiler et appliquer ce qui a été vu au siège », rappelle son responsable du développement Olivier Destombes.



Formation initiale à valider

Yann Ricordel, ADA
Crédits photo : Shutterstock.com
Yann Ricordel, Directeur marketing ADA

D’un maximum de trois semaines chez ACE Prêts Immobiliers, « mais où une partie peut être « zappée » si le candidat est déjà du métier », précise le directeur du réseau franchise Thierry Jover, la formation initiale peut dépasser les deux mois chez le spécialiste de la location automobile ADA. « Idéalement, cette formation débute quand les emprunts sont validés, précise son directeur marketing Yann Ricordel. Notre spécificité est que la formation théorique (une semaine) comme la formation pratique (un à deux mois) sont « validantes ». Si le candidat ne donne pas satisfaction aux tests, une clause de rupture de contrat s’applique. Plus une enseigne est mâture, plus elle apporte une valeur ajoutée à son franchisé et plus elle doit se montrer sélective. » D’un coût de 5 000 euros, la formation théorique stopperait environ 20 % des candidats de l’enseigne ADA.


S’approprier le concept architectural

 

Olivier Destombes, Cannelle
Crédits photo : Shutterstock.com
Olivier Destombes, Responsable du développement Cannelle

Emblème du savoir-faire du franchiseur, son concept architectural s’étendra dans votre point de vente quasi intégralement, avec très peu de points de négociation possibles. Tout au plus quelques adaptations en fonction de la géométrie et de la surface de votre magasin. « Les travaux ne commencent pas avant la signature du bail », rappellent Catherine Garot et Karine Giraud, respectivement responsable de l’animation des réseaux et chargée de la coordination des projets d’ouverture chez Beauty Success. « Ils durent six semaines et s’achèvent dans l’idéal la semaine avant l’ouverture. Les marques de parfumerie souhaitent visualiser le magasin avant de donner leur aval. »
Si la période effective des travaux est relativement rapide, « le dossier technique de l’architecte, envoyé auparavant en mairie, peut prendre de trois à quatre mois s’il y a une intervention des Bâtiments de France », prévient Olivier Destombes (Cannelle).

Coordination avec les artisans

Si l’adoption du concept architectural est obligatoire, rien n’impose légalement à un franchisé d’avoir recours aux fournisseurs référencés par son franchiseur. Il peut faire appel à des artisans locaux tant qu’ils respectent le cahier des charges mis à leur disposition par l’enseigne. « Le franchisé est très occupé dans cette période de pré ouverture. S’il décide de s’occuper personnellement de la maîtrise d’œuvre, du suivi des travaux et du respect du cahier des charges, le résultat est en général assez catastrophique, révèle Franck Guégan, PDG de Pizza Sprint. Le franchisé peut rapidement perdre deux mois d’exploitation si la coordination avec les artisans n’est pas optimale. Ce suivi constitue un vrai métier. » Sûrement la raison pour laquelle 70 % des franchisés du réseau optent pour une livraison du concept clef en main, « plus onéreux, mais qui permet de se concentrer à 100 % sur la formation au métier, sans s’éparpiller. »


Jean-Marc Aubault, KPMG
Crédits photo : Shutterstock.com
Jean-Marc Aubault, Directeur national du secteur franchise chez KPMG

Immatriculation : 1 à 2 mois avant ouverture

 

Réputés pour la lourdeur administrative qui les entoure, les projets de création d’entreprise bénéficient désormais de portails sur Internet qui facilite l’accès à l’information et les déclarations en ligne. Mais ils ne résolvent pas non plus tous les problèmes. « Parmi les formalités administratives essentielles, l’immatriculation de sa société au Registre du commerce ou au Registre des métiers doit être effectuée un à deux mois avant l’ouverture, conseille Jean-Marc Aubault, directeur national franchise chez KPMG. L’expert-comptable n’a par contre aucune exclusivité pour réaliser cette démarche qui peut émaner d’un avocat ou d’un notaire par exemple. » Et Laurent Sauvage (Inform) de compléter : « Après la création d’une société, le franchisé reçoit beaucoup de documents fiscaux, sociaux et de formalités. Un tri important est alors à mener et il est indispensable de se faire conseiller au mieux lors de cette période délicate. » Enfin, sachez que sacherie, cartes de visite, papeterie, tampons ou tous documents commerciaux peuvent vous êtes imposés par l’enseigne mais sont le plus souvent livrés par la tête de réseau avant l’ouverture.
 

Sommaire
Fiches pro APCE