Guyane

Jérôme, franchisé Babychou en Guyane

2014-07-28T06:01:00+02:00

28.07.2014, 


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Educateur spécialisé pendant de nombreuses années en Métropole, Jérôme Kipp a décidé de partir s’installer avec son épouse en Guyane et de débuter une nouvelle aventure. N’ayant pas froid aux yeux, cet entrepreneur a profité de ce nouveau point de départ pour créer son entreprise de services à la personne, Babychou. Rencontre.

Jérôme Kipp, franchisé Babychou en Guyane
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Jérôme Kipp, franchisé Babychou en Guyane.

Partir à l’aventure

Accompagner des adultes déficients mentaux dans leur travail a été le quotidien de Jérôme Kipp pendant 17 ans. Jusqu’au jour où cela a suffi : « C’est un métier dur mentalement. Au bout de tout ce temps, j’étais fatigué », se souvient cet ancien éducateur. « Avec mon épouse, nous avons donc fait le choix de partir pendant toute une année. D’abord en Guyane puis, de là, visiter l’Amérique du Sud. » Jérôme quitte donc son emploi tandis que son épouse met son entreprise en gérance pour partir à l’aventure à plus de 7 000 kilomètres de la France métropolitaine.


Coup de cœur

L’envie de parcourir toute la péninsule Sud du continent américain laisse rapidement sa place au désir de s’installer durablement en Guyane. « Nous nous sommes tellement intéressés à la population locale que nous avons choisi de rester », raconte le franchisé. Reprenant un poste d’éducateur spécialisé, Jérôme se familiarise pendant trois ans avec sa nouvelle vie d’ultramarin. « Les emplois que j’ai pu occuper dans différentes associations m’ont permis de m’intégrer rapidement à la population et de construire un réseau », explique-t-il. Autant d’atouts qui l’ont aidé, par la suite, dans son projet d’entrepreneuriat. Car le franchisé reconnaît que l’intégration peut parfois prendre du temps et qu’il importe de tenir compte des spécificités locales. « A la différence de la France, la vie en Guyane comporte moins de pression. Les personnes ne sont pas systématiquement tournées vers la poursuite de la réussite et le rythme est plus calme, ce qui nous permet de prendre le temps de vivre pour soi et ses enfants », se réjouit-il. Mais, pour cela, il aura fallu franchir certaines étapes. « Les Guyanais ont le sens de l’accueil : quand vous vous rendez chez les gens, on ne vous ouvre pas la porte mais le cœur… A condition d’avoir fait ses preuves. »


Lancement en franchise

Rapidement, l’éducateur spécialisé aspire à changer d’activité. De par son observation, il identifie un besoin significatif sur l’île de Cayenne : la garde d’enfants. « Avec Mayotte, la Guyane est le département qui détient le taux démographique le plus élevé de France. Par ailleurs, il y a beaucoup de métropolitains fonctionnaires qui recherchent ce type de services. Il y avait donc beaucoup à faire dans ce domaine. » Jérôme décide alors de se renseigner sur plusieurs réseaux de franchise via Internet. Pas question pour lui de se lancer seul. Finalement, son choix s’arrête sur Babychou Services. « Le premier contact avec le franchiseur a été très bon. De plus, le réseau avait déjà une expérience en Outre-mer, avec un franchisé établi en Guadeloupe, ce qui m’a rassuré », commente Jérôme. Après pPlusieurs e-mails, coups de téléphone et une rencontre aux Antilles pour signer le contrat, l’ex éducateur ouvre son agence à Remire-Montjoly en 2011.


Des débuts difficiles

Le franchisé l’avoue : les phases de création et de lancement de son entreprise ont été difficiles. « Je n’ai demandé aucune aide financière de la part de chambres de commerces ou de réseaux d’entrepreneuriat car je voulais aller vite et ne pas me confronter aux lenteurs de l’administration. » Pour se lancer, Jérôme a donc investi ses économies et emprunté auprès d’un établissement bancaire. « La première année, c’était le parcours du combattant : j'ai dû payer des sommes auxquelles je ne m’attendais pas et qui sont inhérentes à toute création d’entreprise. Heureusement, depuis septembre 2013, la société a atteint un rythme de croisière appréciable. »

Malgré quelques contraintes telles que le fort turnover de son personnel et le changement fréquent de clientèle dû aux retours des fonctionnaires en Métropole, le franchisé ne regrette pas son choix. « L’aventure est belle et je n’ai finalement pas eu de mauvaises surprises. Le fait d’être loin permet de s’adapter plus facilement à un endroit où la vie est différente, même si cela demande une énergie folle. » Après cette aventure, Jérôme en est sûr : la création d’entreprise en Métropole serait beaucoup plus facile.

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