Ile de la Réunion

Christophe, master-franchisé La Boucherie à la Réunion

2014-07-28T06:03:00+02:00

28.07.2014, 


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Passé par le continent africain et la Martinique, Christophe L’Heveder n’a pas posé bien longtemps ses valises en France. Juste le temps d’intégrer le réseau La Boucherie en tant que salarié puis associé gérant de l’établissement d’Angoulême (16) avant de partir à nouveau et reprendre les restaurants de l’île de la Réunion en master-franchise. Rencontre.

Christophe, master-franchisé La Boucherie à la Réu
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Christophe, master-franchisé La Boucherie à la Réunion.

Une opportunité à saisir

Avant de découvrir l’île de la Réunion, Christophe a découvert le réseau La Boucherie. D’abord salarié puis associé gérant du restaurant situé à Angoulême (16), ce père de famille a su gravir les échelons et gagner la confiance de la tête de réseau. A tel point que lorsque l’opportunité de reprendre les établissements situés sur ce département d’Outre-mer en plein océan Indien se présente, c’est à lui que les dirigeants pensent pour mener le projet à bien. « Un véritable coup de chance !», se réjouit le master-franchisé. « Je me souviens qu’un soir, en 2002, je discutais avec le président du groupe et lui racontais d’où je venais, mon expérience de plusieurs années passées dans les Antilles, en Guyane et en Afrique. Je lui exprimais aussi mon rêve d’ouvrir un jour mon propre établissement en Outre-mer. Quand l’occasion s’est présentée, il s’est souvenu de moi. » Ainsi, peu de temps après avoir repris la gestion du restaurant d’Angoulême, Christophe repart à l’aventure : en mars 2012, il s’installe avec sa famille à 9 300 kilomètres de la France.


Un concept exotique

Lorsqu’il reprend la master-franchise des trois restaurants implantés à la Réunion, dont un en franchise, Christophe a du pain sur la planche. « Il a fallu travailler beaucoup pour redresser la barre », se souvient le master-franchisé. « Mais cela en valait la peine : aujourd’hui nous enregistrons de très bons résultats. Pour exemple, l’année dernière nous avons connu une croissance de 14 % en moyenne. » Des chiffres qui laisseraient rêveurs de nombreux restaurateurs. D’autant plus que l'offre de La Boucherie ne correspond pas, a priori, aux habitudes de consommation de la population locale. « Ici, le concept est exotique. Les gens n’ont pas l’habitude de manger du bœuf grillé mais plutôt bouilli », explique-t-il. Or, les locaux constituent la grande majorité de sa clientèle. Une prépondérance que le franchisé justifie de façon logique : « Lorsque des touristes viennent sur l’île, ils n’ont pas forcément envie de retrouver le même type de nourriture qu’en Métropole. » Bien sûr, la carte des plats a dû s’adapter quelque peu aux couleurs locales, mais les plats sont les mêmes qu’en France, à 90 %, selon les estimations du restaurateur.


Un quotidien bouleversé

Depuis qu’il gère les établissements La Boucherie sur l'île, Christophe n’a pas rencontré de difficultés majeures. En partie, peut-être, parce qu’il a déjà une expérience de la vie en Outre-mer. « Quand on souhaite entreprendre à la Réunion, il ne faut pas venir avec des a priori et se prendre trop au sérieux », recommande-t-il. « Ici, personne ne porte de costume-cravate à l’exception des banquiers et des hommes politiques. Tout le monde est plus décontracté, ce qui ne signifie pas pour autant que l’on ne se remonte pas les manches !»

Un rythme auquel le chef d’entreprise a dû se plier, tant en matière de management du personnel que de relation avec les fournisseurs. « Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas en Métropole. Il peut donc nous arriver de ne pas être livrés pendant un certain temps sur des produits, et nous devons alors, nous adapter. » Si Christophe reconnaît travailler beaucoup, avec des semaines de 80 heures parfois, le cadre de vie le vaut bien : « Je me lève tous les jours avec le soleil et pars au restaurant avec un état d’esprit déjà positif. Et, quand je termine ma journée, je suis comme en vacances. »

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