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Les cellules d’essaimage aident au recrutement des franchisés

2011-12-21T09:20:00+02:00

21.12.2011, 


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Destinées à accompagner les salariés désireux de reprendre ou de créer une entreprise, les cellules d’essaimage des grands groupes français contribuent à la reconversion de salariés en franchisés. Explications de Pierre Dubar, directeur entrepreneuriat de la cellule Schneider Initiative Emploi Ile-de-France chez Schneider Electric.


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Pierre Dubar, directeur entrepreneuriat –S.I.E. Ile-de-france chez Schneider Electric

Volontariat des salariés

Les grandes entreprises françaises ont leurs propres cellules d’essaimage. Depuis 10 ans, l’association Diese regroupe les cellules d’essaimage de quelques grands noms du fleuron des sociétés de notre pays. EDF, EADS, Sanofi, Air France, Total, Schneider Electric font partie de ces entreprises. Pour Pierre Dubar, directeur entrepreneuriat-Schneider Initiative Emploi Ile-de-France : « Chaque entreprise a la plus grande latitude et applique ses règles avec la plus grande liberté de manœuvre dans sa propre cellule. La sélection des salariés se fait sur la base du volontariat, y compris dans le cadre d’une rupture conventionnelle. Et Diese, c’est un millier de salariés qui ont quitté leur entreprise pour en créer une nouvelle ou en reprendre une autre. » Pas question, pour la cellule de laisser partir son salarié sans l’aider, voire l’obliger à faire une étude de marché préalable. Chez Schneider Electric, société industrielle des métiers de l’électricité, le salarié fait un business plan sur trois ans et ensuite il passe devant un jury de l’entreprise qui valide le projet. Certaines sociétés accompagnent également leurs salariés par le biais de formations ou de financement.


Taux de pérennité très important

« La démarche de Diese est de donner au salarié le maximum de chances de réussir. D’ailleurs, notre taux de pérennité à trois ans est supérieur à 85 %. 70 % des salariés qui veulent créer ou reprendre une entreprise sont des hommes. Et nous avons remarqué que 4 à 5 % se tournent vers la franchise », explique Pierre Dubar. Seulement 20 % des salariés de Schneider Electric restent dans les métiers de l’électricité. La majorité préfère se tourner vers d’autres secteurs tels que la restauration, l’immobilier, etc. L’un d’entre eux a même opté pour la franchise Phildar. Mais bien souvent, lorsqu’ils creusent les secteurs qui les intéressent, les salariés retrouvent les mêmes contraintes que celles des grosses structures dans lesquelles ils ont évolué et choisissent finalement la création pure.


Opportunités à tout âge

« Aujourd’hui, on ne reste plus toute une vie dans une entreprise. L’essaimage permet d’offrir une opportunité à tous les âges. D’ailleurs,  les candidats ont entre 30 et 50 ans, avec un âge moyen de 41 ans. », indique Pierre Dubar. Mais pourquoi les entreprises favorisent-elles l’essaimage ? Des gens qui pourraient s’étioler dans leur travail partent, permettant ainsi l’évolution de ceux qui restent. L’entreprise gagne en fluidité, le turn-over est accéléré. Le salarié, lui, réalise son rêve. C’est une opération gagnant-gagnant. Schneider Electric donne une subvention de 15 000 à 16 000 euros par salarié. A ce jour, cent dossiers ont été traités. La cellule Schneider Initiative Emploi est composée de 3 cadres, une assistante et 2 alternants. Son coût annuel pour l’entreprise est de 5 000 à 30 000 euros. Diese a fait suite à la création de l’APCE, l’Agence Pour La Création de l’Entreprise et représente un lieu d’échange de méthodes et des réussites. « SFR et Orange, qui sont des concurrents, se retrouvent pour échanger leurs expériences. C’est un club. Notre objectif à trois ans est de tendre vers 100 % de réussite », conclut Pierre Dubar. La formule plaît et quatre autres grandes entreprises françaises devraient rejoindre Diese en 2012.

Les entreprises présentes au sein de Diese :

EDF, EADS, Sanofi, Air France, Total, Schneider Electric, SFR, Orange, IFP Energies Nouvelles-Institut Français du Pétrole, Renault, Danone, Saint-Gobain.

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