Avis d'expert

La franchise cherche candidats auprès des cabinets d’out-placement

2011-12-21T09:45:00+02:00

21.12.2011, 


imprimer

Depuis 2 à 3 ans, le secteur de la franchise s’intéresse aux cabinets d’out-placement. Les franchiseurs n’hésitent plus à pousser la porte de ces sociétés pour trouver candidats. BPI, société de conseil en stratégies de changement, n’échappe pas à la règle. Décryptage avec Nicolas Antoine, directeur Activité Entrepreneuriat BPI.


Crédits photo : Droits réservés
Nicolas Antoine, directeur Activité Entrepreneuriat BPI

Cabinets d’out-placement sollicités par les franchiseurs

Les cabinets d’out-placement seraient-ils voués à devenir un nouveau carrefour de la franchise ? Force est de constater que les franchiseurs prennent de plus en plus contact avec ce type de sociétés. BPI, société de conseil en stratégies de changement a constaté l’amorce d’un changement.  Parmi toutes les activités d’accompagnement au changement de BPI, l’une d’entre elles consiste à proposer à ses candidats des projets de création d’entreprise. « Nous travaillons en consolidation des cellules d’essaimage des grandes entreprises. Mais, depuis deux à trois ans, les franchiseurs nous contactent pour trouver des candidats à la franchise et des salariés. Les franchiseurs veulent professionnaliser leur recherche de candidats, sans attendre les candidatures spontanées ou les salons pour trouver des franchisés. La franchise est un marché potentiel de recruteurs et nous les recevons. En revanche, nous n’avons aucune relation contractuelle avec les franchiseurs », explique Nicolas Antoine directeur Activité Entrepreneuriat BPI. Attentif au marché, BPI avait constaté depuis une dizaine d’années, que la franchise était non seulement un modèle en termes d’ouverture à l’entrepreneuriat mais aussi qu’elle évoluait régulièrement. «  La franchise offre l’avantage d’être encadrée et sécurisée ; un candidat doté d’une expérience en management, en gestion et d’une bonne implication dans son travail peut devenir un bon franchisé », souligne Nicolas Antoine.


3 à 4 % des candidats optent pour la franchise

Pour le directeur, sur 100 départs dans le cadre d’un plan social, seulement 15 à 25 % des salariés choisissent la solution de l’entrepreneuriat et 95 % d’entre eux optent pour la création contre 5 % pour la reprise. Au final, seuls 3 à 4 % se positionneront sur la franchise. «  Nous travaillons également à lever les freins psychologiques des candidats tentés par l’entrepreneuriat qui découvrent que même indépendants, ils vont rester dans des cadres définis », insiste Nicolas Antoine. Et d’ajouter : « Nous voulons éviter à nos candidats de vivre le parcours des auto-entrepreneurs à qui 3 clics suffisent pour monter leur structure mais ils sont suivis de 9 claques. » Pour ce faire, BPI organise des sessions collectives, valide l’adéquation du projet, développe l’autonomie du candidat et l’incite à récolter tous les informations inhérentes à son projet. Le candidat définit son offre commerciale, réalise l’étude de marché, fait son montage financier et suit toutes les étapes de son projet jusqu’à la phase de lancement. Il est accompagné pendant 6 à 9 mois par l’un des 40 consultants de BPI.


Suivi entre le franchiseur et le candidat franchisé

«  Nous faisons également un suivi entre le franchiseur et le candidat franchisé que nous avons mis en relation. Nous préparons les entretiens et en faisons le debrief  avec le franchisé. Il est indispensable de valider l’adéquation du profil, de coacher le  candidat et de l’inciter à rencontrer d’autres franchisés de l’enseigne à laquelle il postule », conclut Nicolas Antoine. Si le directeur Activité Entrepreneuriat BPI regrette que l’on soit encore dans des modèles d’entreprises vieux de 20 ans, il s’avoue satisfait que la franchise ait compris qu’il était nécessaire d’évoluer dans la perception de l’environnement du recrutement.

Fiches pro APCE