Mode d'emploi

Entrepreneurs : 6 clés pour réussir dans la multi-franchise

2010-06-01T18:17:00+02:00

01.06.2010, 


imprimer

Rythme d’expansion, formation en interne, mode de contrôle… les 6 règles à suivre pour gérer plusieurs sites avec succès.

Les clés de la multi-franchise
Crédits photo : Shutterstock.com
Quelques clés pour gérer plusieurs sites avec succès.

Concentrer ses points de vente

Il faut pouvoir aller visiter régulièrement ses points de vente. Moralité : le développement ne peut se faire que sur un périmètre géographique limité. « Les sites doivent être situés à une heure de route au maximum les uns des autres », précise Isabelle Baraille, en charge du recrutement des franchisés Maxauto.


Mesurer son rythme d’expansion

« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », met en garde Jean-Marc Donce, propriétaire de 4 boutiques Monceau Fleurs en région parisienne. « Cela fait trois ans que j’attends le bon emplacement dans une ville dont je tairais le nom. J’en ai refusé plusieurs car ils ne me satisfaisaient pas complètement », raconte-t-il. Le rythme d’expansion doit lui aussi être mesuré, particulièrement pour les franchisés qui n’ont pas d’expérience dans la gestion de plusieurs sites. A grandir trop vite, on prend en effet le risque de perdre la maîtrise de la situation


Former en interne

Le recrutement - notamment du personnel d’encadrement - est sans conteste LE facteur clé qui contribuera à la réussite du multi-franchisé ou, au contraire, à son échec. Mr Martin, multi-franchisé Maxauto, peut en témoigner qui a commis plusieurs erreurs de casting : « le responsable de centre et le manager d’atelier que j’ai embauchés pour faire tourner le garage que je venais de reprendre à Loudéac n’ont pas fait l’affaire. Ça s’est traduit par une perte de clientèle et une baisse du chiffre d’affaires de 15 % à 20 % la première année. » Dans son autre centre de Lannion, il lui a fallu un an et demi pour trouver les bonnes personnes. Mais désormais, il a une technique : former des collaborateurs en interne puis les promouvoir sur d’autres sites. « Ainsi, ils ont la culture maison. Et les perspectives d’évolution sont une source de motivation pour eux », explique-t-il.


Déléguer intelligemment

« Quand on dirige une seule unité, on a la main sur tout. Mais dès qu’on en gère plusieurs, on est obligé de déléguer et de se structurer », explique Thierry Rousset, directeur de la chaîne de restaurants Subway. Et de poursuivre : « à partir de trois unités, il faut mettre en place des niveaux de management intermédiaire. » Jackie Abraham, propriétaire de 3 supermarchés Système U et de deux magasins Bazarland, applique depuis toujours un système de management participatif. « Chaque employé fait ses commandes, ce qui permet de donner davantage d’intérêt à leur travail », explique-t-il. Dans le même esprit, les directeurs effectuent eux-mêmes les recrutements. « Il n’y a que pour les responsables et managers que j’assiste à l’entretien et que je valide ou pas l’embauche », précise le pluri-franchisé.


Créer un mode de contrôle

« Pour réussir, il faut déléguer mais aussi contrôler », affirme Jean-Marc Donce qui a mis en place un organe de contrôle tricéphale. Ainsi, ils sont trois à tourner en permanence dans les 4 boutiques pour contrôler le suivi des procédures, l’achalandage, la qualité des fleurs, la propreté… : lui, son épouse qui est directrice de l’ensemble des magasins et l’ancien responsable du magasin de Saint-Germain devenu son bras droit. « Demain, si un responsable quitte son poste, la boutique continuera à tourner car nous sommes 3 à superviser », explique-t-il.


S’organiser

Il n’y a pas d’emploi du temps type. C’est à chacun de trouver l’organisation qui lui convient. Généralement, les multi et pluri-franchisés ont un point de vente qui leur sert de base arrière administrative. Et ils se rendent dans les autres à intervalles réguliers ou au coup par coup selon les besoins. Patrick Chopard, qui dirige 4 agences In & Fi, consacre ses lundis aux tâches administratives et passe une demie journée par semaine dans chacune des autres unités. Il ne fait pas d’opérationnel : il se consacre au développement. « Tous les mois, j’organise un rendez-vous avec les 4 responsables d’agence à Besançon, où se situe mon bureau, pour faire le point. On discute des difficultés rencontrées par les uns et les autres, on échange des solutions… », explique-t-il.

Sommaire
Fiches pro APCE