Portrait de franchisé

De Pékin à Nantes, le parcours d'un multi-franchisé en restauration rapide

2010-05-11T11:56:00+02:00

11.05.2010, 


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Après avoir découvert KFC lors d’une expatriation en Chine, Philippe Deveille a rejoint le réseau en 2008. Il gère aujourd’hui trois restaurants de l’enseigne, dans la région nantaise. Portrait d’un multi-franchisé engagé.

Philippe Deveille, multi-franchisé KFC
Crédits photo : Droits réservés
Philippe Deveille, multi-franchisé KFC dans la région de Nantes.

Une carrière fulgurante

Avec son diplôme de Science Po, section économique et financière, Philippe Deveille n’était pas prédestiné à devenir patron d’un KFC. « Comme quoi, tout mène à la restauration rapide !», sourit aujourd’hui ce père de famille de 45 ans. Pour financer ses études, il démarre chez Darty en 1983, comme simple vendeur. Il y acquiert notamment le sens du contact client et un goût pour le travail de terrain. Dix ans plus tard, devenu acheteur chef de produit après avoir été directeur de magasin, il quitte l’enseigne pour monter sa propre entreprise, MédiaMarket (Planète Saturn), filiale de Metro Cash&Carry. Une première expérience de l’entrepreneuriat appelée à se renouveler… En 1996, il décide de rejoindre Leroy Merlin, à Paris, Nantes puis en Chine, où il est nommé directeur général pour 6 ans.


Le choix de la franchise 

C’est au cours de ce séjour asiatique que Philippe Deveille découvre KFC. « Nous avions pris l’habitude d’emmener nos enfants une fois par semaine chez McDonald’s, à Pékin, raconte-t-il. Un jour, ils ont voulu aller chez KFC. J’ai été conquis par la qualité et la diversité des produits. » De retour en France, ce cadre dynamique commence par diriger Lafayette Maison, à Paris, pendant un an et demi. Mais il est taraudé par l’envie de redevenir son propre patron et le souhait de retourner à Nantes. En accord avec sa famille, il prend contact avec KFC et entre en formation au sein du restaurant de Pantin, en février 2008. « Je ne suis pas un créatif, je préférais donc m’appuyer sur un réseau existant, avec des process et un mode opératoire éprouvé, analyse Philippe Deveille. De plus, je crois beaucoup en l’avenir du concept : KFC sera le futur « autre » numéro 1 de la restauration rapide !»


Trois restaurants en un an

La suite se déroule à toute allure. Dès août 2008, il reprend le restaurant de Bouguenais, près de Nantes, puis 9 mois plus tard celui de Saint-Herblain. En septembre 2009, il ouvre son troisième restaurant à Saint-Sébastien-sur-Loire, toujours dans l’agglomération nantaise. « Une relation de confiance s’est très vite établie entre le franchiseur et moi, explique-t-il. Au vu des résultats très satisfaisants du premier restaurant, j’ai donc saisi les opportunités qui se sont présentées. J’ai aussi eu la chance d’être suivi dès le départ par mon banquier, qui a accepté de me débloquer des crédits, même en période de crise. »


Savoir se structurer

Mais devenir multi-franchisé nécessite également une solide organisation : Philippe Deveille compte quelque 120 collaborateurs à temps partiel répartis sur ses 3 restaurants. « J’ai vécu un grand changement en termes de management, reconnaît le patron. Dans mes précédents postes, j’étais habitué à gérer des cadres moyens et supérieurs. Aujourd’hui, j’ai en face de moi de jeunes étudiants, dont c’est généralement la première expérience professionnelle et dont la priorité reste leurs études – ce que je comprends très bien. Ce ne sont pas du tout les mêmes leviers managériaux !» Philippe Deveille a d’ailleurs recruté sa propre épouse, pour s’occuper des ressources humaines et de la gestion du personnel, secondée par une collaboratrice. Un soutien essentiel. « Après les phases d’apprentissage et d’expansion, 2010 sera l’année de la stabilisation et de la structuration », indique-t-il.


Une implication sans faille

Bien qu’il envisage une ou deux nouvelles acquisitions dans les prochaines années si les opportunités se présentent, Philippe Deveille ne se considère pas comme un pur investisseur. « Le succès du concept réside notamment dans la présence du franchisé dans les restaurants, martèle-t-il. Je ne peux pas me contenter de dire bonjour, je dois mettre la main à la pâte : c’est aussi important pour mes collaborateurs que pour moi. Au début, mon bureau était même dans la salle du restaurant ! Et mon épouse effectuait le travail de la responsable administrative de l’établissement. » Très impliqué dans le réseau, l’entrepreneur fait aussi partie de la commission marketing national de KFC. « Il y a beaucoup à faire, le challenge est passionnant. Je me dis que dans 10 ou 20 ans, je me retournerai en constatant que nous avons contribué au développement d’une belle enseigne. A titre personnel et collectif, c’est très motivant. »

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