Dossier

Demandeurs d'emploi : se lancer avec 10 000 euros grâce à la micro-franchise solidaire

2011-10-14T10:29:00+02:00

14.10.2011, 


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Entreprendre en franchise avec moins de 10 000 euros en poche, c’est possible grâce à l’ADIE. L’Association pour le Droit à l’Initiative Economique a créé un format de micro-franchise à destination des chômeurs en difficulté. Le point sur cette opportunité.


Crédits photo : Shutterstock.com

En avril dernier, l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE) s’est lancée dans la micro-franchise solidaire. Objectif : apporter des projets de micro-entreprise clés en main aux demandeurs d’emploi, exclus du marché du travail et du système bancaire.


Le constat

Maria Nowak, fondatrice de l’Adie, l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique, l’avoue franchement. « L’idée de la micro-franchise solidaire est née de la crise. Au cours des deux dernières années écoulées, les commerçants ambulants, notre principal public, ne s’en sortaient plus. Parallèlement, nous constations une recrudescence du chômage chez les jeunes et les travailleurs peu ou pas qualifiés. »


L’idée

Le projet a alors muri. « Nous nous sommes dit qu’il fallait inventer de petites activités que nous pourrions proposer clés en main à nos porteurs de projets, sans un besoin de financement important. » Ainsi est née, au printemps dernier, l’association Adie Micro-franchise Solidaire (AMS). Micro-franchise pour rester dans le cadre de la micro-entreprise, domaine d’action de l’Adie depuis plus de vingt ans. Solidaire parce que « l’objectif n’est pas d’utiliser la franchise pour faire des profits mais pour créer de l’emploi et couvrir nos coûts. »


Les différents concepts

- Chauffeurs&Go, un concept de chauffeurs sans véhicules
- Vélobar, un service de restauration rapide ambulant
- Un projet de concept de nettoyage écologique

Le contexte

Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une prise de conscience globale autour de l’entrepreneuriat social. Récemment, les chefs d’entreprise français ont emboité le pas à leurs homologues anglo-saxons, en entamant une réflexion sur la responsabilité sociale de l’entrepreneur. Dans son acceptation la plus large, l’entrepreneuriat social désigne tout projet privé dont l’objectif social prévaut sur la finalité économique.


Fonctionnement

Jusqu’à présent, l’Adie aidait les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire à monter leur entreprise. Elle apportait à ces porteurs de projets financement (par le biais du microcrédit) et soutien dans leurs démarches de création. Aujourd’hui, « la branche micro-franchise solidaire de l’association développera elle-même des projets ou les sélectionnera pour les proposer à des micro-franchisés qu’elle sélectionnera », précise Maria Nowak. Pour conduire ses réseaux de micro-franchise, l'Adie recherche également des têtes réseaux, « des entrepreneurs ayant une mission sociale forte, à savoir la création d'emplois indépendants. »

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