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Investissements et revenus : une fourchette très étendue

2010-08-31T14:47:00+02:00

31.08.2010, 


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Les métiers de mandataires possèdent tous un point commun : le niveau de revenus peut être très confortable… pour peu que l’implication soit forte.

revenus mandataires
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Le niveau de revenus peut être très confortable

Autonome

Axa laisse une grande liberté d’action à son mandataire. « Il n’est tenu par aucune limite géographique et peut donc couvrir le territoire qu’il veut. D’autre part, il établit son emploi du temps à la carte. Il peut travailler à temps plein ou seulement quelques heures par semaine », explique Caroline Desaegher, responsable du réseau des agents mandataires. D’où des différences de revenu notables : de 6 000 à 150 000 euros annuels. Des sommes qu’il tire de commissionnements, rémunérations récurrentes sur les contrats de retraite, prévoyance… et sur les placements pour lesquels il est rémunéré une fois. Pour Edwige Isoardi, Responsable du Recrutement et de l’Intégration des Agents Mandataires, il faut attendre au moins 6 mois pour commencer à toucher les revenus souhaités et cohérents en fonction du niveau d'implication. « Il est donc préférable que les futurs recrutés ne soient pas dans une situation de besoin urgent de revenus. D’ailleurs la rémunération n’est pas toujours le principal moteur. Les femmes au foyer, par exemple, cherchent souvent à avoir une activité valorisante. » Le partenaire peut décider du jour au lendemain de mettre fin à son activité sans préavis de départ.


Epaulé

Chez CNP Capeor, « le mandataire peut démarrer rapidement son activité avec un capital de départ d’au moins 7 500 euros et un bureau qu’il installe généralement, au début de son activité, dans une pièce de sa résidence principale. Ils peuvent aussi, utiliser les bureaux de réception à Paris ou dans les Directions Régionales de Strasbourg, Bordeaux ou Marseille », indique Patrick Alliel, directeur général. Le partenaire ne paye que les frais « administratifs » liés aux différentes inscriptions professionnelles ainsi que des frais « d’installation » comme son équipement informatique par exemple. Mais l’investissement de départ est majoritairement supporté par CNP Capeor qui délivre gratuitement la formation, donne accès à la totalité des services et ne prélève pas de droit d ’entrée. « La prise de risque et l’investissement de départ sont donc bien moins élevés que pour un indépendant, de plus notre partenaire bénéficie de la marque et de la solidité de notre groupe. Mais cela ne l’empêche pas de devoir être vigilant et d’avoir les reins solides en attendant les premières commissions », avertit le directeur général Patrick Alliel. Il se rémunère dans un premier temps sur les frais qu’il facture aux clients sur le conseil et la vente. Ce n’est que dans un second temps qu’il peut se rémunérer sur le suivi des clients qui lui font confiance. CNP Capeor touche une partie de cette commission. Et lorsqu’il veut cesser son activité, il cède son portefeuille de gré à gré à un nouveau mandataire.


Pignon sur rue

Le mandataire Swisslife, qui paie un droit de reprise sur le portefeuille et ouvrir une agence pour accueillir ses clients, doit avoir une bonne surface financière. L’investissement hors local se situe dans une fourchette comprise entre 150 et 250 000 euros. La reprise d’une agence lui permet de se rémunérer dès la première année. « Swiss Life fournit à ses agents généraux des produits mais aussi des supports publicitaires, des actions commerciales et la signalétique de l'agence », détaille Emmanuel Saintin, responsable inspection agences. L’agent général ne paie aucune redevance à l’enseigne. Il gère un portefeuille de 120 à 140 000 euros de commissions brutes. Son revenu annuel moyen s’élève à 55 000 euros, charges déduites, grâce à un droit de créance sur les commissionnements annuels. L’agent peut mettre fin au mandat à tout moment. « Il n’a pas besoin de trouver un repreneur, ni de négocier pour céder son activité : le montant de l'indemnité de fin de mandat se calcule à partir du commissionnement récurrent du portefeuille à la date du départ », poursuit-il.

Jean-Claude Cottet-Moine, CAPIFRANCE
Crédits photo : CAPIFRANCE
Jean-Claude Cottet-Moine, PDG CAPIFRANCE


A la maison

Chez CAPIFRANCE, les formations sont gratuites et le travail à domicile permet de limiter les frais. « Mais nous ne recrutons pas de candidat qui a moins de 6 000 à 8 000 euros d’autonomie financière car il faut compter 6 mois pour encaisser le chèque de la première vente », rappelle le PDG Jean-Claude Cottet-Moine. Le mandataire touche 70 à 95 % des commissions. « Plus un agent fait d’actes, plus sa commissions augmente », explique-t-il. D’où une large fourchette de revenus : de 20 000 à 200 000 euros annuels hors taxe. Et s’il veut quitter le réseau ? « Il est tenu par un préavis d’un mois sauf accord mutuel. Il peut emporter son fichier acheteurs-vendeurs et n’est pas tenu par une clause de non-concurrence. »
 

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