Retours d’expérience

L'essentiel du Salon des Entrepreneurs de Paris 2010

2010-02-17T10:14:00+02:00

12.01.2010 mis à jour le 17.02.2010, 


imprimer

Mental d’entrepreneur, échec en franchise, réseaux sociaux : quels sont les principaux enseignements de la 17e édition du Salon des Entrepreneurs de Paris ?

Salon des Entrepreneurs Paris 2010
Crédits photo : Salon des Entrepreneurs/ © Driss Hadria
Le Salon des Entrepreneurs de Paris 2010 a accueilli 66 200 visiteurs en deux jours.

Création d’entreprise : comment évaluer les risques

Mental d’entrepreneur : goût du risque, du partage et de la décision

Qu’est-ce qu’un mental d’entrepreneur ? « J’avais envie de donner du sens à ma vie, me sentir indispensable et pouvoir choisir les personnes avec lesquelles je travaille », témoigne Augustin Paluel-Marmont, co-fondateur de Michel&Augustin. Pour Roland Beaumanoir, fondateur et PDG du Groupe Beaumanoir (Cache-Cache, Patrice Bréal, Scottage, Bonobo, Morgan), « il faut avoir le goût du risque et du partage, car l’entreprise est une aventure humaine : c’est toujours plus dur que ce que l’on imagine, mais c’est tellement bon que l’on recommence !» Quant à Hapsatou Sy, fondatrice et dirigeante d’Ethnicia, elle considère qu’« un entrepreneur doit avoir un mental de sportif, et plus précisément de sport collectif, où l’apprentissage de l’échec rend plus fort. » Tous s’accordent sur un point : il faut savoir s’entourer et échanger mais rester le seul décisionnaire. Steve Rosenblum, fondateur et PDG de Pixmania, renchérit : « les investisseurs misent sur des hommes. Un mauvais projet mené par un bon entrepreneur a plus de chances de réussir et d’être rentable qu’un excellent projet porté par un entrepreneur ou une équipe faible. » Le mot de la fin revient à Bernard Tapie : « il est essentiel de ne pas créer par défaut, mais par volonté d’être heureux. Sans bonheur d’exercer, il n’y a pas de réussite possible. »


L’échec en franchise : un problème humain ou d’emplacement

« Il n’y a pas 36 explications. Il s’agit soit d’une erreur d’emplacement soit d’un problème d’homme. » Dominique Munier, directeur général du groupe Monceau Fleurs, ne laisse pas de doute quant aux causes d’échecs pour un franchisé. L’emplacement requiert l’attention dès l’étude de marché. Il convient de bien appréhender les projets des villes et d’éviter, par exemple, de s’installer sur le tracé d’un tramway et subir les travaux. Dans le cas où le chef d’entreprise n’est pas à la hauteur, l’erreur vient du franchiseur qui n’a pas su cerner le profil du candidat.
Parfois, la faillite vient de l’enseigne. Généralement, le concept ne se différencie pas assez de ce que l’on trouve sur le marché. Dernière cause d’échec pour le franchiseur : le manque d’argent. D’où l’importance avant de se lancer en réseau de bien évaluer les différents coûts.


Entreprendre jeune : ténacité et inconscience recommandées

Un jeune sur deux souhaite créer son entreprise. Selon Patrice Magnard, fondateur et PDG de Maxicours, un bon jeune entrepreneur est le résultat d’« un mélange paradoxal entre une très bonne préparation et une totale inconscience. » Ainsi, les jeunes sont encouragés à monter un projet cohérent et à le défendre, même s’il peut paraître un peu « fou » et à bien se préparer en se faisant aider par des professeurs et des gens du métier. Pour le financement, il faut savoir qu’il existe des aides financières pour les jeunes entrepreneurs. Les concours sont par exemple de bons tremplins pour se lancer.

Services à la personne : savoir aimer les gens… et aimer les gérer

Réputés « secteur porteur », les services à la personne ont vu le nombre d’entreprises passer de 500 à 5 000 entre 2005 et aujourd’hui, grâce aux avantages fiscaux et sociaux mis en place par le « plan Borloo ». Pour autant, « cette activité n’est pas un eldorado », prévient Alain Puzenat, fondateur et dirigeant de SweetHome, société spécialisée dans les prestations d'entretien de la maison. Avec 80 % du marché encore monopolisés par l’emploi direct, le potentiel des entreprises est important, mais la concurrence est forte et la clientèle exigeante : les services à la personne entrent dans l’intimité des gens. « C’est un métier de ressources humaines, dans lequel il faut aimer les gens et aimer les gérer », considère Alain Puzenat. C’est-à-dire gérer les clients, mais aussi les salariés, car le turn-over est très élevé et le recrutement difficile. De plus, avec des marges faibles, il est indispensable de faire du volume pour gagner de l’argent, ce qui nécessite une grande rigueur dans la gestion des emplois du temps : toute erreur coûte cher. Par ailleurs, si les prestations sont récurrentes, elles sont aussi précaires car chaque client peut rompre son contrat du jour au lendemain. Enfin, pour réussir dans ce secteur, la préoccupation principale doit être la qualité : les référentiels Qualicert ou Afnor sont à étudier de près.


Développement durable, réseaux sociaux : comprendre les enjeux de demain

Trois motivations pour se lancer dans le développement durable

« L’avenir est dans l’économie de fonctionnalité : la vente d’un bien va être remplacée par la location d’un service », pronostique Michel Veillard, vice-président du Club développement durable du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables. A l’image de la location automobile, ce changement transforme la relation au client : ce n’est plus un « one shot », mais une relation durable qui s’installe, fondée sur l’entretien du bien. Dans cette perspective, de plus en plus d’entreprises cherchent à faire labelliser leur implication dans le développement durable. Pour Gérard Schoun, directeur général de l’agence Lucie (spécialisée dans l’audit en responsabilité sociale des entreprises), « il existe 3 motivations possibles pour se lancer dans cette démarche : la conviction intime du chef d’entreprise, le renforcement de la cohésion des collaborateurs et la volonté de se doter d’un avantage compétitif. »


L’avenir des entreprises se joue sur les réseaux sociaux

En France, 58 % des usagers* de Viadeo travaillent dans des TPE et PME. Partant de ce constat, Olivier Fecherolle, directeur général France de Viadeo, et Pierre-Philippe Chaigneau, responsable marketing, ont abordé l’essor des réseaux sociaux et leurs utilités dans les entreprises.
Pour ces deux spécialistes, ne pas être présent sur ces outils relève de l’hérésie ! « Aujourd’hui on communique par les réseaux sociaux à tel point que les mails sont devenus des lettres recommandées », s’amuse Olivier Fecherolle. Pour les entreprises, il s’agit d’une valeur ajoutée à faible coût. Peu importe l’activité, ils permettent de générer une visibilité supplémentaire, de trouver des clients, de diffuser ses valeurs ainsi que ses idées.
Les nouveaux usages d’internet bouleversent les rapports au sein même de l’entreprise. Les employés ont orienté leur direction sur les réseaux sociaux et non l’inverse. Par ailleurs, la renommée d’une entreprise passe par l’addition des réputations individuelles. Aujourd’hui, l’image virtuelle prend des allures de plaquette commerciale.

* 3,3 millions de personnes sont inscrites en France

NTIC, exportation, mécénat : quels outils utiliser ?

Outils informatiques : externaliser la gestion des NTIC

L’innovation est créatrice d’emplois et de valeurs. A l’initiative de Dell, les entrepreneurs se sont réunis autour de la question des innovations et des nouvelles technologies.
L’an passé, seuls 25 % des chefs d’entreprises ont investi dans les nouvelles technologies. Une réaction défensive face à la crise qui leur a permis de réduire les coûts. Ces comportements traduisent un problème de méthode et de compétences. Aujourd’hui, beaucoup de patrons ont du mal à aller vers l’innovation. Pourtant il s’agit d’un formidable levier.
Les experts encouragent les chefs d’entreprise à externaliser la gestion des NTIC, afin de ne pas monopoliser des ressources internes pas spécialisées. Les nouvelles technologies donnent naissance à de nouveaux besoins mais aussi de nouveaux marchés à exploiter. La formation à distance tend à se développer de plus en plus. Chez Adhara, le progrès régit l’activité avec une proposition de e-learning. Un gain de temps et de productivité puisque le produit est utilisable 7 jours sur 7 et 24h/24.


Aides à l’exportation : connaissez-vous Sidex et Fasep ?

Les aides à l’exportation sont nombreuses et diversifiées mais assez peu connues. Pourtant, plusieurs organismes sont prêts à aider les entrepreneurs désirant s’installer à l’étranger et à partager les risques liés à une exportation. Ainsi, UbiFrance a mis en place la Sidex, une aide individuelle destinée à aider l’entrepreneur à prospecter ou à finaliser un contrat, et la procédure de Labellisation qui permet de participer à des actions collectives de promotion des entreprises françaises à l’étranger. Concernant le risque économique des investissements à l’étranger, Oséo fournit, à travers son fonds Fasep, une garantie pour les PME françaises à l’étranger (hors Union Européenne et Suisse), qui peut atteindre jusqu’à 50 % des risques économiques de perte. Elle est versée à la maison mère française ou le cas échéant, à la banque française qui apporte les fonds propres à la filiale.


Le mécénat en chiffres
30 000 entreprises pratiquent le mécénat
2,5 milliards d'euros de budget du mécénat, tous domaines confondus.
73 % des entreprises mécènes ont entre 20 et 99 salariés
63 % du budget de mécénat émane des entreprises de 200 salariés et plus
(Source : Admical 2008, enquête Admical / CSA juin 2008)

Le mécénat d'entreprise : image améliorée et impôts réduits

« La culture est devenue un secteur économique à part entière et un enjeu essentiel de l’attractivité de notre territoire », considère Frédéric Mitterrand. Preuve en est, l’intérêt du Conseil supérieur de l’ordre des experts comptables pour le mécénat culturel, le qualifiant de « redoutable défi à relever ». Versé sans contrepartie, le mécénat permet d’améliorer l’image d’une entreprise et de bénéficier, depuis la loi du 1er août 2003, d’une réduction d’impôt sur les bénéfices de 60 % de la somme donnée, limité à 0,5 % du chiffre d’affaires annuel hors taxes.

Présentation du Salon des Entrepreneurs de Paris 2010

Programme spécifique pour les 18-30 ans

« 2010 place aux nouvelles générations d’entrepreneurs ». Avec cet intitulé, le 17ème Salon des Entrepreneurs de Paris entend s’inscrire dans la mouvance actuelle. En 2009, plus d’un demi-million de créateurs d’entreprises et d’auto-entrepreneurs ont vu le jour. Ce dernier statut, qui met l’entrepreneuriat à portée de tous, connaît un fort succès depuis sa naissance, il y a tout juste un an. Il porte la France au sommet des pays créateurs d’entreprises. La facilité des modalités attirent un public jusque là effrayé par les difficultés de gestion, les impôts et les prélèvements sociaux. Avec cette nouvelle donne, les organisateurs du salon entendent également sensibiliser les 18-30 ans. A travers des débats et un programme spécifique «jeunes et entrepreneurs», la question est de savoir si être jeune est un atout ou un handicap pour entreprendre.


Des entrepreneurs plus responsables

Par ailleurs, la crise économique et financière, qui sévit depuis l’an passé, modifie le profil des candidats. On retrouve, désormais, des personnes plus responsables, éthiques et avec des préoccupations sociales. D’autre part, la plupart des dirigeants, expérimentés ou novices, ont conscience de la fragilité des modèles économiques. Tous sont plus attentifs aux risques et évoluent afin d’être capables de développer une activité dans de nouveaux schémas économiques.

Muhammed Yunus (prix Nobel de la Paix) invité d'honneur
70 000 personnes attendues, 400 partenaires et exposants, 180 conférences et ateliers, 800 experts... Le 17 ème salon des entrepreneurs s’annonce en grandes pompes. D’illustres spécialistes vont venir apporter leur éclairage aux différents débats. Muhammed Yunus, (Prix Nobel de la Paix) est l’invité d’honneur de la Pleinière d’ouverture. Bernard Tapie et Hervé Novelli interviendront également lors de différentes conférences. .
Le Salon des entrepreneurs met en avant la création d’entreprise et son univers (reprise, franchise, développement, financements, innovation…). Il s’agit aussi de l’évènement qui rassemble le plus grand nombre de créateurs et de dirigeants en Europe. 


Le Salon des Entrepreneurs souhaite accompagner l’ensemble des nouveaux arrivants et des prétendants sur le marché de la création d’entreprise. L’objectif est de leur offrir toutes les clés afin de réussir et pérenniser leur projet.


Une vingtaine d’enseignes au village franchise

Pour guider les créateurs d’entreprise, cinq villages sont mis en place :
- Le premier regroupe les banques et les assurances. Il apporte toutes les réponses pour financer son développement, consolider l’activité, embaucher, élaborer de nouvelles stratégies…
- Le deuxième village accueille les institutions et les Réseaux d’Accompagnement et Territoire.
- La troisième zone concerne la franchise et le commerce associé. De nombreuses enseignes viendront rencontrer les futurs entrepreneurs intéressés par ce mode de développement. On retrouve : Easy Cash, Point S, Expense Reduction Analysts, CrédiPro, Guy Hoquet l’Immobilier, Mikit, Orpi, Happy, Foncia, Monceau, Chocolats de Neuville, Rapid’Flore, Tryba Industrie, Beauty Success, Subway, Solvimmo. Tous partageront leurs expériences et présenteront leur concept pour ceux qui veulent démarrer une activité en franchise.
- Le quatrième village s’organise autour de l’économie numérique, l’équipement et la gestion d’entreprise. Ces moyens sont aujourd’hui indispensables pour s’inscrire dans le temps.
- Enfin, le cinquième secteur laisse la part belle aux rencontres de l’innovation.
C’est l’occasion de faire des rencontres et d’échanger autour de son vécu ou de ses ambitions. Tous ces échanges permettent la création et l’aboutissement de nombreux projets d’entreprises.


Infos pratiques :
Mercredi 3 février de 9h à 20h et jeudi 4 février de 9h à 19h.
Palais des Congrès de Paris, 2 place de la porte Maillot. 75017
Consulter le programme du Salon des Entrepreneurs sur
www.salondesentrepreneurs.com
Invitation offerte par les Echos de la Franchise : cliquez ici

Sommaire

Entreprendre en franchise : cap sur Marseille

Fiches pro APCE