Dossier

Implanter sa franchise au Royaume-Uni : franchir le fossé culturel de la Manche

2012-07-23T12:22:00+02:00

23.07.2012, 


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Le Royaume-Uni est ouvert aux franchises internationales et plus particulièrement américaines. Pour les enseignes françaises, il faut franchir le fossé des différences culturelles. Conseils d’experts et témoignages de franchiseurs qui ont relevé ce défi.


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En juin dernier, la British Franchise Association (BFA) a publié son rapport annuel sur la franchise au Royaume-Uni. Malgré la crise économique, la franchise a continué de se développer. On compte aujourd’hui 929 enseignes et 40 100 unités franchisées qui emploient 594 000 salariés, pour un apport global de 16,7 milliards d’euros à l’économie anglaise.


Une force face à la crise

Arrivé des États-Unis dans les années 70, la franchise mûrit dans une situation économique difficile. Brian Smart, directeur général de la British Franchise Association explique : « De nombreuses sociétés ont été obligées d’externaliser certains services de conseil. Les franchises spécialisées dans le service aux entreprises ont donc connu un développement important, notamment dans le marketing, les technologies de l’information et la communication. Au même moment, les emplacements n°1 pour le commerce sont devenus extrêmement chers. Au sein des chaînes de fastfood, les franchiseurs louaient les emplacements et les sous-louaient aux franchisés. N’ayant pas la même solidité financière, les secteurs autres que la restauration rapide se sont reportés sur des emplacements n°2, ou des unités plus petites, correspondant à des investissements plus limités. »


Un libéralisme à double tranchant

Tout comme les États-Unis, le Royaume-Uni est un pays libéral. Si cette doctrine facilite l’accès à l’entrepreneuriat, elle apporte peu de protection pour les franchiseurs et franchisés qui se lancent dans l’aventure. « En Angleterre, il n’existe aucune législation équivalente à notre loi Doubin, alors il faut savoir bien s’entourer », prévient Gilbert Mellinger, PDG d’Epac International. « Au sein de la BFA, certaines personnes essayent de moraliser le business comme le groupe « Franchise gap », dont je fais partie, et qui regroupe des experts, consultants et avocats afin de mettre en relation les gens sérieux. S’il aucune législation spécifique existe, on peut toutefois faire appliquer le Code de déontologie européen de la franchise et les franchiseurs et franchisés peuvent s’accorder sur l’équivalent d’un document d’information précontractuelle (DIP). En étant bien conseillée, une enseigne française peut instaurer une collaboration plus saine que ce que le tout-libéral anglais propose. »

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