Marché et opportunités

Franchiseurs : les clés pour exporter son concept à Singapour

2009-11-02T17:00:00+02:00

02.11.2009, 


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Grâce à une fiscalité attrayante, Singapour est le terrain de jeu idéal des enseignes qui souhaitent mettre un pied en Asie du Sud-est, à condition de savoir adapter son concept.


Crédits photo : Shutterstock.com

Le marché singapourien étant de petite taille (seulement 4,3 millions d’habitants), Singapour est un excellent point de départ pour tester son concept et l’adapter aux modes de consommation locale : « Les enseignes étrangères doivent se préparer à rester à long terme et à retenir un bon nombre d’employés locaux dans le but de se développer ensuite dans les autres pays de l’Asie du Sud-est », analyse Albert Kong, consultant à AsiaWide Singapour.


Une fiscalité avantageuse

Depuis les années 1990, le gouvernement soutient le développement des entreprises en proposant une fiscalité avantageuse : un taux d’impôt sur les sociétés à 20 %, un impôt progressif sur le revenu de 0 à 21 %, une TVA qui plafonne à seulement 5 % et des charges sociales qui ne pèsent qu’à hauteur de 13 % du salaire versé par l’employeur et à 20 % pour le salarié. « Les franchiseurs peuvent aussi bénéficier d‘aides diverses délivrées par des agences gouvernementales comme l’International Enterprise de Singapour, Spring Singapour, le Conseil de Développement Economique et le Bureau de la Propriété Intellectuelle (IPOS) », souligne Terry Wrong, directrice de la Franchising and Licensing Association (FLA) de Singapour. A noter : il n’existe pas de loi spécifique pour le domaine de la franchise sur l’île, c’est donc le droit commun qui s'applique en cas de litige*. « Le contrat de franchise fait office de loi pour les deux parties. Il faut alors être très vigilant sur la rédaction et les clauses du contrat, notamment sur les clauses de protection de la propriété intellectuelle (marques, brevets, noms de domaine, etc.) », prévient Philippe Taverne, avocat.


La franchise à Singapour
- L’alimentation, la boisson : 40 %
- L’enseignement, l’éducation : 30 %
- Les services (tertiaire, médical, beauté, nettoyage…) : 20 %
- Autres : 10%
Source : Franchising and Licensing Association (FLA)

Les secteurs qui marchent

Démocratie autoritaire à l’économie ultralibérale, « Singapour respecte la liberté d’entreprendre, même si certains domaines de l’économie exigent un permis pour des questions d’hygiène, comme le secteur de l’alimentation, qui a toujours été un pilier de la franchise », précise Terry Wrong. En 2003, ce secteur a généré un total de 3,6 milliards de dollars singapouriens. Sans oublier le secteur des vins où la consommation a connu un boom de 10 % ces dernières années. « La restauration rapide se porte bien, mais les établissements aux prix plus élevés ont perdu de l’argent, précise Albert Kong. Les franchises proposant des formations sont aussi en expansion car les employeurs veulent utiliser le temps libre de leurs employés pour accroître leurs connaissances. » Les secteurs de la beauté, de la santé et des spas continuent eux aussi à se développer.



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Terry Wong, directrice de la FLA (Franchising ans Licensing Association). 

L’adaptation des concepts

« A Singapour, toutes sortes de concepts français sont les bienvenus, notamment dans le domaine de la mode, des accessoires, des salons de coiffure, des marchandises de cuisine ou mêmes des restaurants français », assure Terry Wrong. Le plus souvent, quelques adaptations sont à prévoir, « comme une modification de la surface du magasin, du prix des produits, ou de la stratégie marketing. Il faut également penser à protéger sa marque », remarque Kevin Murphy, avocat à Singapour.
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* Multi-Level Marketing and Pyramid Selling Prohibition Act, Unfair Contract Term Act, Consumer Protection Fair Traiding Act.

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