Dossier

La Belgique, centre névralgique du nord de l’Europe continentale

2014-01-13T06:00:00+02:00

13.01.2014, 


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Avec ses trois communautés, le royaume belge est une mosaïque affaiblie par la crise et souffrant de disparités régionales. Mais le pays bénéficie d’un emplacement stratégique et d’une grande ouverture sur l’international.

La Belgique, carrefour de l'Europe
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La Belgique, carrefour de l'Europe.

Petit pays de 30 528 km², la Belgique compense l’étroitesse de son territoire par une situation géographique stratégique et des infrastructures de transport performantes. Elle partage des frontières avec les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg et la France. Sans oublier sa frontière maritime, un des principaux carrefours du transport de marchandises en Europe. Membre fondateur de l’Union européenne, elle abrite de nombreuses institutions, comme la Commission européenne mais aussi l'État-major des forces alliées en Europe (le SHAPE) et le secrétariat général de l’OTAN. Au total, plus de mille organisations internationales publiques et privées y ont établi leur siège principal.

Carte de la Belgique
Crédits photo : Wikimedia Commons/Ssolbergj
La Belgique est séparée en trois régions : la Flandre au Nord, la Wallonie au Sud et Bruxelles-Capitale.

Trois régions, trois réalités économiques

Cet Etat fédéral divisé en trois régions – la Flandre, la Wallonie et Bruxelles-Capitale – est composé de trois communautés linguistiques flamande, francophone et germanophone. Bruxelles possède ainsi trois langues officielles, le français, l'allemand et le néerlandais. Sa population de 11 millions d’habitants est inégalement répartie sur le territoire, le nord (Flandre) étant beaucoup plus dense que le sud (Wallonie). Ce déséquilibre démographique s’accompagne d’un déséquilibre économique. Si la Wallonie, région francophone, fut prospère au 19e siècle grâce à un fort essor industriel, elle n’a pas pris le virage du tertiaire, à l’inverse de la Flandre qui regarde désormais sa voisine comme un parent pauvre. Résultat, le chômage varie du simple au double d’une région à l’autre : 9,5 % dans le sud wallon contre 4,3 % dans le nord flamand en 2012.

Le pays n’est pas épargné par la crise. Après une croissance négative en 2009 (-2,7 %), la Belgique s’est redressée en 2010 (2 %), puis en 2011 (1,8 %). Mais l’activité est repartie à la baisse l’année suivante avec une légère contraction (- 0,2 %) du PIB. 2013 devrait se clore sur une croissance nulle, d’après les prévisions de la Commission européenne.


Un vivier de plus de 550 000 entreprises

Le revenu moyen par habitant s'élevait à 16 106 euros en 2011. Avec là aussi de fortes disparités régionales. Les Flamands totalisent 17 146 euros, les Wallons 15 277 euros et les habitants de Bruxelles Capitale, 12 885 euros. Cette même année, le pays comptait près de 551 000 entreprises et 2,71 millions d’actifs. La moitié des sociétés étaient positionnées sur le secteur des services. Le commerce représentait 26 % des entreprises et employait 24 % de la population active.

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