Métier

La profession d’opticien : du praticien au commerçant

2012-02-23T17:05:00+02:00

23.02.2012, 


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De prothèses médicales, les lunettes devenues de vrais accessoires de mode. Suivant cette tendance, le métier d’opticien a évolué de praticien à commerçant, au service d’un client de plus en plus exigeant.


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Une profession polyvalente

Tout à la fois cadre paramédical et de service, l’opticien exerce une profession très polyvalente, qui concilie santé, mode et sens du service. L’opticien est un scientifique, qui pratique diverses analyses visuelles afin d’aiguiller au mieux le client. Il est aussi technicien, puisqu’il doit posséder les compétences lui permettant de procéder au montage des lunettes et à l’adaptation des lentilles de contact. Finalement, l’opticien est un commerçant, à travers la fourniture d’équipements, mais également en termes de management d’équipe, de gestion du point de vente et de communication.


Une formation indispensable

Le brevet de technicien supérieur (BTS) opticien-lunetier, délivré par l’Education nationale, est obligatoire pour exercer et ouvrir un magasin d’optique. La formation dure entre deux et trois ans. Une fois leur diplôme en poche, les opticiens-lunetiers travaillent pour la plupart dans le secteur privé. Selon l’Union des opticiens, 64 % d’entre eux deviennent salariés, et 32 % gérants de société. Une minorité seulement se dirige vers le secteur hospitalier, qui offre un nombre de places limité. Le titulaire du BTS opticien-lunetier est autorisé par le Code de la santé publique à créer ou gérer un centre optique et à réaliser des examens de vue.


Une profession règlementée

La profession d’opticien est soumise à un cadre légal assez strict. Après obtention de son diplôme, l’opticien doit le déclarer auprès de l’agence régionale de santé (ARS). La profession s’exerce dans un local commercial contrôlé, qui doit comporter une salle d’examen de vue et un atelier de montage en conformité avec la convention signée avec l’ARS1. Le réseau Atol n’intègre que des opticiens diplômés à la tête de ses points de vente. « Notre priorité est le professionnalisme, nos membres sont opticiens avant d’être commerciaux !», souligne Philippe Peyrard, directeur général délégué du groupe. Cependant, en pratique, certaines enseignes autorisent les investisseurs à ouvrir un centre optique sans diplôme, s’ils comptent un professionnel diplômé parmi leurs collaborateurs.

Se renseigner sur le secteur :

Syndicats d’opticiens
> L’association des optométristes de France (AOF)
> La fédération nationale des opticiens de France (FNOF)
> Le syndicat des opticiens sous enseigne (SYNOPE)
> L’union des opticiens (UDO)
> Le syndicat national des centres d'optique mutualistes (Synom)
> Le syndicat national des optométristes (SNO)
> Le syndicat des centrales d'achat au service des opticiens indépendants (Casopi)

Syndicats de fabricants
> Le groupement des industries françaises de l'optique (GIFO)
> Le syndicat des fabricants fournisseurs d'optique de contact (SYFFOC)
> Le syndicat des importateurs distributeurs optique lunetterie (SIDOL)
> La European Sunglass Association (ESA)
> Lunettes de France (LDF)

Salons
> Le SILMO, salon des professionnels de l'optique-lunetterie  

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1Source : Union des opticiens

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