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Entreprendre en optique : intégrer l’une des 10 enseignes dominantes

2012-02-23T17:33:00+02:00

23.02.2012, 


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L’optique est un secteur historiquement dominé par les enseignes. En succursale, en coopérative ou en franchise, découvrez les conditions nécessaires à l’entrée dans un réseau d’opticiens.


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Retour sur : l’histoire de l’optique

Première coopérative de l’optique, Krys est fondée en 1968, et rapidement rejointe par Optic 2000 en 1969. Atol et Alain Afflelou suivront dans les années 1970, posant les premières pierres du marché de l’optique français actuel. La franchise fait rapidement son apparition sur le secteur. Dans les années 1980, les enseignes Lissac et Lynx Optique optent pour ce mode de développement. La première moitié des années 1990 signe l’âge d’or de l’optique, qui connait un essor sans précédent : des centaines de points de vente sont ouverts. Depuis 1995, le marché s’est structuré pour ne garder qu’une poignée d’acteurs.


> Pour en savoir plus : Comment la franchise a structuré le secteur de l’optique


Un secteur dominé par les enseignes

Aujourd’hui, une dizaine d’enseignes domine le marché de l’optique : Optical Center, GrandOptical, Générale d’optique, Afflelou, Lissac, Atol, Krys, Optic 2000 et Vision Plus. Parmi les leaders, Optic 2000 occupe la première marche du podium, enregistrant 13 % de parts de marché du secteur1. Le groupe Krys occupe la deuxième place avec 11,3 % de parts de marché, suivi d’Afflelou avec 10,2 %. Qu’elles se développent en franchise, en coopérative ou en succursale, les enseignes d’opticiens ont des modèles de développement similaires. Si les associés ont souvent plus de pouvoir que les franchisés, cette différence s’estompe. En 2007, GrandOptical, l’un des derniers groupes succursalistes, s’est ouvert à la franchise. En 2009, les franchisés Lynx Optique avaient même voté leur passage en coopérative. Ainsi, la plupart des enseignes ont des systèmes de développement très proches, qui ne constituent plus un critère de différenciation.


Un investissement important

Pour intégrer un réseau d’opticiens, il faut compter un apport personnel compris entre 40 000 et 100 000 euros environ. Les réseaux de franchise comme GrandOptical et Afflelou demandent respectivement un droit d’entrée de 40 000 et 50 000 euros. L’investissement hors local pour intégrer GrandOptical est de 350 000 euros, quand l’investissement est de 200 000 euros par centaine de mètres carrés chez Afflelou. Dans le cas d’une coopérative, l’adhérent achète une part social qui lui permet d’intégrer le réseau. Atol, par exemple, demande 4 500 euros pour intégrer le groupement. Dans la majorité des cas, les membres de coopératives sont d’anciens indépendants. Il faut donc mettre en perspective le coût d’ouverture d’un magasin indépendant, qui était estimé en 2008 à 375 150 euros pour une surface de 70 m² par le magasine Bien Vu. La durée des contrats diffère également d’une enseigne à l’autre. Le contrat de franchise GrandOptical couvre une durée de 5 ans, quand celui d’Affelou est limité à 3 ans renouvelables chaque année pour une période d’un an, pour une durée totale de 10 ans maximum. L’adhérent à un groupement coopératif comme Atol signe, pour sa part, pour une durée indéterminée.

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1Analyse sectorielle : optique, réalisée par Sadec Akelys en 2007, mise à jour en janvier 2010

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