Conseils aux franchisés

Se lancer en franchise à Paris : mode d’emploi d’une installation réussie

2011-11-07T15:02:00+02:00

07.11.2011, 


imprimer

Devenir un franchisé parisien demande une sérieuse préparation en amont. Nos conseils pour limiter les risques liés à une implantation dans la capitale.


Crédits photo : Shutterstock.com
S’il est plus réaliste de viser une franchise plus modeste, il faut rester vigilant sur sa qualité.

Optez pour la bonne enseigne

Mieux vaut être bien accompagné pour partir à l’assaut de la capitale. Pour autant, n’espérez pas décrocher aisément un contrat dans un gros réseau. « Les franchises dans Paris intra-muros sont souvent des succursales car les grandes enseignes veulent des emplacements n°1. Ces magasins sont avant tout des vitrines », explique Philippe Dassié, fondateur du cabinet PHDA conseil. D’où une certaine frilosité à confier les clés à un indépendant… S’il est plus réaliste de viser une franchise plus modeste, il faut rester vigilant sur sa qualité. « Un franchiseur qui n’est pas implanté à Paris ne connaît pas forcément bien le terrain. Et s’il est pressé d’ouvrir une unité, il ne se montrera peut être pas assez sélectif », prévient l’expert. La perspective d’être le premier franchisé Elyse Avenue à Paris n’a pas arrêté Denis Bismuth. Bien au contraire. « En 2006, les plus grands franchiseurs de limmobilier me proposaient des contrats mais je voulais un concept qui accroche avec une approche très marketing. L’aménagement très original de l’agence Elyse Avenue, sous forme d’appartement, convenait parfaitement à mes attentes », raconte-t-il. De son côté, Jérôme Breuil, franchisé Monceau Fleurs, a choisi son réseau selon des critères financiers : « En 2004, l’enseigne n’était pas encore très développée mais elle avait déjà un gros volume d’affaires. »


Denis Bismuth, franchisé Elyse Avenue
Crédits photo : Droits réservés
Denis Bismuth, franchisé Elyse Avenue

Choisissez soigneusement votre emplacement

Supérettes dans les zones à forte densité de population, snacking près des lieux de travail, prêt-à-porter dans les rues commerçantes, déterminer la bonne zone pour s’implanter semble évident. Méfiance. « A quelques mètres près, un emplacement peut perdre toute sa valeur alors que le niveau de loyer reste le même, met en garde Philippe Dassié. Par exemple, les rues situées entre le boulevard Haussman et la rue de la Trinité ne valent rien !» La solution ? Ouvrir l’œil, fureter, arpenter les mêmes rues à différentes heures et à différents moments de la semaine. Jérôme Breuil a choisi d’ouvrir son point de vente rue de Maubeuge, dans le 9e arrondissement. « Ce n’est pas un emplacement n°1 mais il y a d’importants flux de voitures, bus, piétons et vélos. Parfait pour capter la clientèle de passage. » Et n’hésitez pas à consulter les statistiques concernant la population, l’activité commerciale… « J’ai ouvert mon agence dans le 15e arrondissement, le plus peuplé de Paris. Même si la concurrence est forte, le volume d’activité est élevé », précise le franchisé Elyse Avenue.


Jérôme Breuil, franchisé Monceau Fleurs
Crédits photo : Droits réservés
Jérôme Breuil, franchisé Monceau Fleurs

N’oubliez pas le code de l’urbanisme

Paris, plus belle ville du monde ? Un bon point pour attirer le chaland mais un tas de contraintes en termes d’urbanisme. Monuments historiques, rues classées, façades haussmanniennes, un commerçant ne peut faire sa communication visuelle comme il le souhaite. Jérôme Breuil, à la tête de trois points de vente Monceau Fleurs, en sait quelque chose : « Les normes sont extrêmement strictes. Il m’a fallu quatre mois pour obtenir l’autorisation d’installer mon étalage. Ce sont des démarches épuisantes, quand on a des échéances à régler et un compte à rebours pour l’ouverture de la boutique. » Le commerçant a même dû renoncer à poser une enseigne pour un de ses points de vente. Seul le store indique le nom du groupe !


Prévoyez de la trésorerie

L’investissement de départ peut être extrêmement variable en fonction de l’emplacement et de la surface du point de vente. Mais il souvent très onéreux, notamment pour la reprise de bail. « J’ai dû débourser 120 000 euros », se rappelle Jérôme Breuil. Et pas question de démarrer les poches vides ! Mieux vaut prévoir un confortable fond de roulement. « Au démarrage, en 2007, il m’a fallu 6 mois de trésorerie car les Parisiens ne nous font confiance que quand on est là depuis longtemps, explique Denis Bismuth. Et une fois bien implanté, rien n’est acquis car les Parisiens aiment la nouveauté. Il faut s’adapter en renouvelant en permanence la communication. »

Dans ce secteur
Fiches pro APCE