Avis d’expert

G. Barbier (CCIP) : « Les centres commerciaux offrent de belles perspectives »

2011-11-07T15:29:00+02:00

07.11.2011, 


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Les commerces et services parisiens connaissent des fortunes diverses. Les conseils de Gérald Barbier, vice-président de la CCIP Paris sur les secteurs et quartiers à investir.

Gérald Barbier, vice-président de la CCIP Paris
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Gérald Barbier, vice-président de la CCIP Paris sur les secteurs et quartiers à investir

Comment se portent le commerce et les services à Paris ?

L’état du commerce et des services à Paris est contrasté. Les secteurs de l’alimentaire et de l’équipement de la maison sont en difficulté, alors que celui des hôtels restaurants bénéficient de l’attraction touristique de la capitale. Une enquête portant sur la période 2007 – 2011 fait état de la perte de 900 commerces sur la capitale. Elle révèle par ailleurs une baisse notable du chiffre d’affaires. Par ailleurs, on assiste à beaucoup de regroupements de magasins. La législation qui a instauré la possibilité d’ouvrir sans autorisation des points de vente de moins de 1 000 mètres carrés a accentué cette tendance. De plus, on note une hausse du nombre de reprises de supérettes par les grandes enseignes de distribution alimentaire, ce qui contribue à augmenter les surfaces de vente.


Quels sont les secteurs d’activité porteurs ?

Le secteur du bien-être (spa, bronzage, beauté…) fait preuve d’une belle vitalité. En l’espace de quatre ans, 410 établissements ont été créés. Et, au vu des nombreuses innovations du secteur, les perspectives d’activité restent bonnes. La restauration rapide est tout aussi dynamique : plus de 400 créations sur la même période. Les sandwicheries et les bars à soupe sont les plus représentés, mais ce secteur arrive presque à saturation. La situation est la même pour les supérettes : la course aux ouvertures se poursuit entre les grandes enseignes mais il ne reste pas beaucoup de place. Quant au secteur de l’optique, qui a vu l’ouverture de 100 magasins, ses besoins sont grandement couverts. Globalement, ces évolutions sont favorables au commerce en réseau. Les indépendants, eux, doivent monter en gamme pour survivre.


Quelles sont les spécificités de Paris en termes d’urbanisme ?

Il existe à Paris une règlementation propre en matière de publicité et d’enseignes, de présence des terrasses et d’étalages qui contraint l’exercice du commerce. Les surfaces commerciales sont très chères, ce qui pose aux commerçants de nombreux problèmes, par exemple de stockage. Il faut également penser aux problèmatiques de stationnement et de livraison.


Quels quartiers viser ?

Paris offre de nombreuses possibilités de développement en particulier dans les centres commerciaux. Beaugrenelle, qui a été rasé puis reconstruit, offrira une surface commerciale de 45 000 m². On peut également citer Italie 2 qui tente de monter en gamme pour attirer les quadragénaires et quinquagénaires à fort pourvoir d’achat. Et Les Halles, d’une surface de 60 000 m², dont le réaménagement ouvre de nouveaux espaces. Les gares, elles aussi, bougent. A Saint-Lazare, 10 000 m² vont s’ouvrir à de nouveaux établissements. Il faut également se pencher sur les quartiers en réfection comme Les Batignolles, dans le 17e arrondissement. La construction de logements neufs va attirer une nouvelle population.


Quelles sont les structures d’accompagnement pour les entrepreneurs ?

La Chambre de commerce et d’industrie de Paris accompagne les commerçants à toutes les étapes de leur activité : l’achat, le développement puis la vente de leur commerce par le biais de formations, de conférences d’un suivi personnalisé… Elle leur donne accès aux analyses des zones de chalandise. A travers le portail des associations des commerçants parisiens, commercedeparis.fr, les professionnels peuvent se regrouper, échanger des informations, augmenter leur visibilité sur internet…


Un entrepreneur peut-il prétendre à des aides financières ?

Les aides financières propres au commerce sont limitées. La CCIP accompagne les créateurs et les repreneurs dans leur recherche de financement. Pour les aides proprement dites, il leur faut se tourner vers la Région ou certaines fédérations, comme celle des commerces de bouche.

Adresses utiles

La ville de Paris propose des dispositifs de financement, parmi lesquels le fonds de garantie « Paris Finance Plus ». Tour d’horizon des structures d’accompagnement et aides financières sur le site de la mairie de Paris : www.paris.fr

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