Lavage auto

Ruddy Perrot, franchisé Ecolave à 28 ans

2014-06-27T06:00:00+02:00

27.06.2014, 


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D’abord vendeur dans un magasin de sport, Ruddy Perrot décide de se lancer à son compte et se spécialise dans le nettoyage écologique de véhicules avec Ecolave. Un virage inattendu, quoi que...

Ruddy Perrot, franchisé Ecolave
Crédits photo : Droits réservés
Ruddy Perrot, franchisé Ecolave.

Avant de se lancer dans la préparation esthétique automobile avec l’enseigne Ecolave, Ruddy Perrot, 28 ans, a travaillé 4 ans comme vendeur dans un magasin de sport. Un métier qu’il préfère abandonner face au manque de perspectives d’évolution au sein de cette enseigne. Le jeune homme décide alors de se consacrer à ce qui l’anime réellement depuis ses études, l’entreprenariat, non sans calculs : « La plupart des réseaux de franchise fixent des droits d’entrée qui étaient hors de ma portée », confesse Ruddy, qui ajoute : « J’ai donc effectué une sélection des réseaux les plus abordables et ai découvert Ecolave. » Le franchisé tombe tout de suite sous le charme du concept tourné vers l’écologie et respectueux de l’environnement. « J’étais déjà sensibilisé à ces problématiques étant donné qu’à l’époque, nous étions chaque été en restriction d’eau dans ma région. De plus, je venais de devenir père et étais davantage soucieux de mon environnement », souligne-t-il. En revanche, l’ancien vendeur ignore tout du métier et effectue plusieurs recherches sur le secteur et le réseau. Convaincu que le concept est porteur, il se lance dans l’aventure.

Le financement du budget, un travail de longue haleine

Le droit d’entrée du jeune réseau Ecolave créé en 2008 s’élevait à l’époque à 3 000 euros pour un investissement global de 30 000 euros (achat de la zone, formation, matériel etc.). Ruddy et sa femme mettent leur mobile home en vente afin de financer l’apport personnel et injectent également les 3 000 euros que le jeune homme reçoit suite à sa rupture conventionnelle avec le magasin de sport. Cependant, les banques rechignent à lui accorder un prêt, face notamment au manque de données chiffrées sur ce nouveau segment. « Le client franchisé d’une des banques que j’ai démarchées venait de faire faillite sur un secteur similaire », rapporte Ruddy. Fébriles donc, jusqu’à ce qu’un banquier se laisse séduire à son tour par le concept. Problème : entre la vente de leur mobile home, et l’argent de la rupture de contrat du magasin de sport, le couple ne dispose que de 6 000 euros au lieu des 12 000 euros d’apport exigés par la banque. « Nous avons fait appel à une association qui vient en aide aux entrepreneurs à taux 0 et avons bénéficié d’un prêt d’honneur », confie le franchisé. Ruddy et son épouse font également appel à prêt d’Etat. Des démarches longues et fastidieuses : « J’ai quitté mon poste de vendeur en avril mais n’ai pu démarrer mon activité que 8 mois plus tard. »


Le démarrage de l’activité

 Les deux premiers mois ont été compliqués, comme le rapporte le franchisé : « Je faisais principalement de la prospection. Beaucoup se disaient intéressés mais ne rappelaient pas. » Ruddy rencontre ensuite deux commerçants se partageant un grand parc automobile et pour qui il travaillera presque exclusivement pendant un an. « J’ai eu la chance de me trouver au bon endroit au bon moment. » A sa grande surprise, davantage que les particuliers qui étaient sa première cible, le chef d’entreprise est surtout sollicité par les professionnels (garages, concessions, commerçants etc.).

Comme dans la plupart des démarrages, pendant la première année, le chef d’entreprise ne peut pas se verser de salaire : « Le moindre centime était réinvesti dans ma société », explique-t-il.  Pour vivre pendant les 15 premiers mois, il s’appuie sur les allocations chômage.


L’âge comme atout

Le jeune homme devenu patron à 28 ans se sert de son jeune âge comme d’un atout : « C’est un métier relativement physique, préparer intégralement une voiture peut prendre 3 heures. Lorsque j’ai débuté, il m’en fallait 6 ou 7. »


« Mon ambition : ouvrir un centre fixe avec salariés »

Aujourd’hui âgé de 31 ans et parvenu à la troisième année de son activité, malgré un secteur automobile touché par la crise, Ruddy Perrot se veut optimiste. Le jeune entrepreneur a payé des impôts dès sa deuxième année d’activité. S’il est difficile sur ce segment d’obtenir un contrat écrit sur plusieurs années et où il faut sans cesse partir à la recherche du client, le trentenaire reste confiant : « Mon ambition : à la fin de mon contrat de 5 ans avec Ecolave, c’est de clôturer les crédits de la société et d’ouvrir un centre fixe avec salariés. »

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