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Philippe Chauvel, franchisé Hydroparts Assistance à 29 ans

2014-08-29T06:00:00+02:00

31.07.2014 mis à jour le 29.08.2014, 


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A 29 ans, Philippe Chauvel a délaissé l’exploration des fonds marins pour se consacrer au contrôle technique des hayons élévateurs chez Hydroparts Assistance. Une reconversion rendue possible grâce à la franchise.

Philippe Chauvel, franchisé Hydroparts Assistance
Crédits photo : Droits réservés
Ancien scaphandrier, Philippe Chauvel est devenu franchisé Hydroparts Assistance.

Pour Philippe Chauvel, réaliser des contrôles techniques périodiques et des réparations ne faisait pas réellement partie du projet initial, encore moins sur le marché de niche qu’est celui des hayons élévateurs, ces plateformes élévatrices servant à charger et décharger les marchandises des camions (loueurs, déménageurs, transporteurs etc.).

Un parcours atypique

 Après un bac scientifique, le jeune homme rejoint d’abord la société d’import-export de Soissons (02) gérée par sa mère, au poste de commercial. « Je devais à terme prendre la tête de l’entreprise, mais suite à une baisse d’activité partout en France, nous avons dû la revendre et je me suis reconverti comme agent immobilier. » Par la suite, et contre toutes attentes, c’est vers la plongée que Philippe s’oriente. Il obtient son diplôme de scaphandrier professionnel à Marseille (13) et exerce le métier en freelance au 4 coins du monde.


Réussir sa reconversion avec la franchise

 Huit ans plus tard, nouveau revirement : Philippe Chauvel abandonne les fonds marins pour la franchise Hydroparts Assistance. « Scaphandrier est un métier de jeune célibataire relativement dangereux », rapporte-t-il. « J’ai donc décidé il y a deux ans de me rapprocher de ma famille à la Rochelle (17) avec pour idée de m’installer tout en continuant de bien gagner ma vie. » Une étape délicate pour l’entrepreneur qui dit n’être doué que pour son métier : « Je maitrise la plongée, mais sur terre, je ne savais pas faire grand-chose », poursuit-il. Et c’est précisément pour cette raison que le jeune homme opte pour la franchise. Cette formule lui permet de débuter une nouvelle activité et de se reconvertir tout en bénéficiant d’un accompagnement.

« Au départ, je ne savais pas clairement vers quel secteur m’orienter », confie-t-il. Et d’ajouter : « Soit les concepts ne me correspondaient pas, soit je n’avais pas les fonds nécessaires. » En effet, pour le franchisé, il était important de pouvoir « apporter quelque chose de particulier, des idées nouvelles » sur un segment peu exploré. « J’attendais de la franchise quelque chose auquel je n’avais pas pensé tout en conservant une dimension technique », ajoute-t-il.

C’est donc l’aspect hyperspécialisé de l’enseigne qui attire l’entrepreneur, une occasion selon lui « d’être meilleur que les autres dans un domaine précis ». De par la formation qu’elle octroie, la franchise permet à Philippe Chauvel de faire face à ce qu’il qualifie de « difficulté principale » sur ce segment : la connaissance technique. Une connaissance « qui n’est pas donnée à tout le monde et qui s’apprend avec le temps, par le biais de la formation, et l’expérience du métier ». Le jeune homme nuance toutefois ses propos en rappelant qu’ « il ne faut pas attendre que la franchise donne tout. »

Un créneau étroit donc, mais pas de quoi effrayer le chef d’entreprise, bien au contraire. Pour amortir le risque, ce dernier mise sur des niches dans des zones fortement habitées : « J’ai pas mal de relations », ajoute-t-il.

Un démarrage délicat

Réunir les fonds pour le lancement n’a pas été difficile pour le jeune entrepreneur : « J’avais déjà une société de scaphandrier et un fonds de roulement », explique Philippe Chauvel. « J’ai appelé ma banque et ils m’ont accordé les 50 000 euros de crédit nécessaires. » En revanche, les 5 premiers mois d’activité n’ont rien rapporté au franchisé qui avouait alors être « au minimum du minimum ».

Après neuf mois d'activité, la situation s'est stabilisée et l'entrepreneur prévoit d'atteindre, voire même dépasser ses objectifs à la fin de l'année. Des performances qui lui permettraient notamment de recruter un technicien et continuer ainsi à développer son entreprise.


« A 50 ans, je n’aurai pas la même envie de donner que maintenant »

Tour à tour commercial, agent immobilier, scaphandrier et désormais franchisé Hydroparts Assistance, le jeune homme n’est pas de nature à se laisser impressionner, y compris lorsqu’il s’agit de devenir entrepreneur et de lancer son entreprise avant 30 ans. Son âge constitue même une plus-value, assure le chef d’entreprise : « Ma jeunesse n’est pas un handicap, au contraire », affirme-t-il. « Je suis disponible dès qu’on m’appelle, y compris le dimanche matin ou en pleine nuit. » L’entrepreneur ajoute : « J’ai aussi tout à prouver. A 50 ans, je n’aurai plus la même envie de donner que maintenant. »

D’astreinte 24/24 heures, Philippe espère pouvoir rapidement employer son premier salarié. « Si tout se passe bien, je me lancerai dans la multi-franchise dans 4 autres départements » projette-t-il. Le jeune homme prévoit de couvrir un nouveau département dès l'année prochaine.

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