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Julien Fleutiaux, franchisé Speed Burger à 23 ans

2014-07-04T06:00:00+02:00

04.07.2014, 


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Julien Fleutiaux a abandonné les bancs de la fac pour devenir son propre patron. Aujourd’hui, tous les voyants sont au vert dans son Speed Burger niçois (06).

Julien Fleutiaux, franchisé Speed Burger à 23 ans
Crédits photo : Droits réservés

Avant d’être franchisé Speed Burger, Julien Fleutiaux était étudiant en éco-gestion à l’Université de Nice (06). Une voie dans laquelle le jeune homme ne s’épanouit pas : « Plus j’avançais dans les études, moins j’étais motivé, je n’accrochais pas », confesse-t-il. A l’époque, pour arrondir ses fins de mois, le jeune homme travaille comme livreur puis manager pour l’enseigne Speed Burger à Nice. Le concept novateur de livraison de burgers à domicile lui plait. Alors, lorsque le propriétaire de l’époque lui annonce la revente de son point de vente, du jour au lendemain, Julien décide d’abandonner ses études et se lance dans le projet de devenir franchisé du réseau.

Convaincre les parents

Reprendre l’unité nécessitait un apport personnel de 70 000 € et un investissement total de 230 000 €. En plus d’un prêt bancaire, et pour mettre de l’argent de côté, le jeune homme travaille pendant un an tout en vivant chez ses parents et s’appuie sur l’aide familiale, non sans difficultés : « Les convaincre d’investir dans mon projet a été plus dur que de convaincre les banques qui étaient rassurées par la formule de la franchise », avoue le jeune homme, avant d’ajouter : « Ils étaient prêts à financer mes études mais voyaient d’un mauvais œil ce projet de franchise ». Finalement, le jeune homme obtient l’assentiment parental et ouvre une enseigne Speed Burger à son compte en 2012.


Être son propre patron

Aujourd’hui âgé de 25 ans, l’entrepreneur se dit pleinement satisfait : « Je voulais avoir des responsabilités, me lancer un challenge », poursuit Julien. « Aujourd’hui, tout repose sur mes épaules. C’est certes contraignant mais l’avantage c’est que je décide de tout », se réjouit-il. 


De livreur à patron, une transition délicate

Des défis, Julien en a rencontré, notamment autour de la gestion des ressources humaines : « Pendant des années, j’ai travaillé au sein de l’équipe comme livreur puis manager. Et du jour au lendemain, je suis devenu le patron de salariés du même âge que moi ou plus, rapporte le franchisé. Certains l’ont mal vécu et sont partis dès l’annonce d’une reprise.D’autres ont eu du mal à accepter mon autorité », poursuit-il. Il a également fallu changer de leadership et trancher avec l’approche laxiste qui préexistait. Des ajustements délicats donc, mais que l’entrepreneur dit avoir abordés plus sereinement grâce à son expérience antérieure de manager. « Cela m’a donné des points de repère, souligne Julien, la formation de la tête de réseau apprend à gérer un point de vente mais pas à devenir patron. »

Côté chiffres, le franchisé s’estime heureux. Entre 2012 et 2013, il a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de 25 %, des résultats supérieurs au prévisionnel. Dans un futur proche, Julien Fleutiaux prévoit d’ouvrir un ou deux nouveaux points de vente.

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