Chocolats

Julie Leray, franchisée Monbana à 27 ans

2014-08-14T06:00:00+02:00

14.08.2014, 


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Julie Leray, fille d'artisans chocolatiers, a fait le pari de se lancer à son propre compte du haut de ses 27 ans et ouvert une chocolaterie Monbana dans la ville de Castres (81). Malgré la réticence des banques et des étapes administratives souvent techniques, et grâce à l’aide de ses proches et de la franchise, la jeune femme a inauguré l'ouverture de son point de vente en novembre 2013. Récit.

Julie Leray, franchisée Monbana à Castres (81)
Crédits photo : Droits réservés

La passion en héritage

Chez les Leray, le chocolat est une histoire de famille. M. et Mme Leray sont artisans chocolatiers en Bretagne depuis 30 ans. Une passion dont leur fille a très vite hérité. Pendant 5 ans, Julie travaille à leurs côtés à la fabrication et à la vente de chocolat. Lorsque son mari, exploitant agricole, lui propose de s’installer dans le Sud de la France, la jeune femme forme le projet d’y ouvrir sa propre chocolaterie. « J’ai toujours voulu vendre du chocolat, raconte Julie. Mais en me lançant à mon compte, je ne savais pas du tout comment m’organiser. Alors je me suis tournée vers la franchise », ajoute-t-elle. Ce goût de l’entrepreneuriat, la franchisée le tient de sa famille : « Mes parents fabriquent eux-mêmes leur chocolat avant de le revendre. Ils m’ont réellement transmis la passion du métier, commente-t-elle. Si j’étais restée en Bretagne, je me serais associée à eux sans hésiter. »

Face à des démarches administratives et financière souvent denses, l’entrepreneure n’hésite pas à solliciter son mari ainsi que l’aide de ses parents. Pour rejoindre le réseau Monbana, l’apport personnel se fixe à 45 000 euros.


« Les banques m’ont dit que mon projet ne fonctionnerait pas »

« Se lancer à mon âge n’est pas du tout facile. Les banques sont très frileuses. Elles me répondaient que l’investissement était important, que la conjoncture n’était pas favorable, que l’enseigne était peu connue dans le Sud et que mon projet ne fonctionnerait pas », rapporte la franchisée. A cette pression s’est ajoutée la période des travaux et la gestion du budget qui a dû être revu à la hausse. Des obstacles que la jeune femme réussit à surmonter.


Choix de l’enseigne : priorité au "made in France"

Ce qui a séduit la jeune chef d’entreprise dans le concept Monbana, ce sont ses larges gammes de chocolats, la qualité des produits sélectionnés, ses jolies boutiques et surtout ses produits origine « made in France ».


De l’autre côté du comptoir

Endosser le tablier à son âge est une démarche que son entourage qualifie souvent de « courageuse ». La jeune franchisée n’hésite pas à mobiliser l’expérience acquise lors des 5 années passées au sein de l’entreprise familiale : « Chez mes parents, je gérais plus ou moins le domaine », explique-t-elle. Pour autant, en ce qui concerne la gestion financière, la jeune franchisée s’en remet à l’aiguillage d’un expert : « Je fais appel à mon comptable et me contente de rentrer les factures. Ensuite, c’est lui qui gère le reste. Cela fait toute la différence », poursuit la franchisée qui ajoute : « Je le sollicite lorsque je ne comprends pas un document financier par exemple. »

Soumise à la saisonnalité de son activité, Julie dit avoir « très bien travaillé » durant les fêtes de fin d’année avant de connaitre une période de creux, puis un redoux en février 2014.  « Affaire à suivre », conclut-elle, non sans optimisme.

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