Enfance

Johana Tinel, franchisée Babychou Services à 24 ans

2014-08-08T06:00:00+02:00

08.08.2014, 


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A la recherche d’un emploi dans le secteur de la garde d’enfants pour arrondir ses fins de mois, Johanna Tinel se découvre une vocation pour l’univers de l’enfance. Son centre franchisé Babychou est en cours d’ouverture.

Johana Tirel, franchisée Babychou Services
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Johana Tirel, franchisée Babychou Services à l'âge de 24 ans.

La naissance d’une vocation

Pour Johanna Tinel, 24 ans, spécialisée dans la garde d’enfants, la passion ne s’est pas révélée tout de suite. Après un brevet des collèges, la jeune femme s’est d’abord orientée vers la physique/chimie de laboratoire, avant de partir à la recherche d’un job lui permettant d’arrondir ses fins de mois. Une fois le Bafa et le diplôme de secourisme en poche, elle obtient rapidement des postes d’assistante sanitaire et se découvre une passion pour ce métier de contact. La lycéenne décide de passer le BEPJEPS Loisirs tous publics (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport-niveau IV) en alternance pendant un an. Elle devient animatrice dans des centres sociaux et assure la direction d’accueils collectifs de mineurs. 

« Au départ, ce qui m’a intéressée, c’est qu’il s’agit d’un métier ni trop physique ni trop statique qui permet de bouger et d’être en interaction avec d’autres personnes : parents, enfants, animateurs. J’aime cet échange social, le contact humain, y compris au sein de quartiers populaires où l’on a réellement le sentiment d’être utile », explique l’animatrice. Pendant les vacances, elle prend plaisir à s’occuper d’enfants n’ayant pas la chance de partir et assiste à la naissance d’une véritable vocation. « Cela devait être un simple job alimentaire. Je n’avais pas prévu d’en faire mon métier », témoigne la jeune femme.


La franchise comme perspective d’évolution

Centres de loisirs, maternelles, maisons de quartiers… Rapidement, Johanna acquiert une expérience non négligeable auprès d’enfants de 3 à 17 ans. « Je dispose de plusieurs casquettes, s’amuse-t-elle : animatrice, assistante sanitaire, directrice adjointe, coordinatrice périscolaire, etc. » Ce qui ne l’empêche pas de se lasser face au manque de perspectives d’évolution au sein de son activité. Peu satisfaite d’enchainer les CDD et autres contrats en vacation, elle décide alors de s’orienter vers l’entreprenariat : « La file d’attente pour être titularisé est longue et il faut connaitre les bonnes personnes, ce qui n’était pas mon cas », précise l’animatrice. Et d’ajouter : « Je disposais d’une grande expérience mais d’aucune sécurité du point de vue de l’emploi. Alors je me suis dit : si les autres ne m’ouvrent pas les portes, je n’ai qu’à les ouvrir moi-même et créer quelque chose. »

Résolument tournée vers l’univers de l’enfance, Johanna ne pense pas tout de suite à la franchise. « J’y suis venue par le biais de Babychou qui était mon ancien employeur à Ruel-Malmaison (92) », rapporte-t-elle. La porteuse de projet ignore dans un premier temps qu’il s’agit d’une franchise et se laisse séduire par la formule, une fois décidée à se lancer à son compte. « J’aimais déjà le concept et la capacité d’écoute de l’enseigne, rapporte-t-elle. Lorsque j’ai découvert qu’il s’agissait d’une franchise, cela m’a immédiatement intéressée parce que je connaissais le métier mais ne maitrisais pas du tout l’aspect commercial ou la gestion administrative. » Un filet de sécurité donc pour l’entrepreneure qui apprécie de pouvoir se tourner vers un réseau en cas de difficulté.

Pourtant, en découvrant la vidéo de présentation du concept sur Internet, la jeune femme a des doutes quant au recrutement. L’enseigne semble privilégier les candidats dotés d’expérience commerciale, ce qui n’est pas son cas. Loin de se décourager, elle décide plutôt de se rendre à Franchise Expo Paris en mars dernier, et de candidater directement sur le stand de la marque : « J’avais conscience d’être assez jeune et voulais mettre toutes les chances de mon côté. J’ai donc préféré rencontrer directement Babychou sur leur stand plutôt que d’envoyer une demande de documentation en ligne qui avait toutes ses chances de passer inaperçue. » Une démarche qui porte ses fruits : l’animatrice retient l’attention de l’enseigne pour sa détermination et découvre qu’il n’existe pas réellement de profil type, Babychou préférant procéder au cas par cas.


Des banques hésitantes

Pour rejoindre le réseau, Johanna doit réunir 45 000 euros et disposer d’un apport personnel de 15 000 euros. Aidée par sa famille, elle se tourne vers les banques et bénéficie également d’un accompagnement de la part du réseau dans ses démarches bancaires. « Je n’avais jamais fait de demande de prêt et étais un peu intimidée », avoue-t-elle. Un membre du réseau assiste donc à ses premiers rendez-vous.
Face au projet, la réaction des banquiers est plutôt réservée. Parce qu’elle ne dispose pas, à l’époque, de local commercial, certains hésitent. D’autres craignent de la voir dépasser son prévisionnel : « J’ai également essuyé quelques remarques sur mon âge et mon sexe », poursuit-elle.

Entre appréhension et optimisme

La franchisée qui vient de signer son bail commercial pour un petit local de 8m² faisant office de bureau sur la zone de Maisons-Laffitte Sartrouville (78), se prépare à l’ouverture de son agence, non sans appréhensions : « Comme toute personne qui se lance, ma principale peur est de ne pas avoir assez de clients », confie-t-elle, tout en se disant confiante dans la franchise : « Ma formation a été très complète, je suis bien entourée et je m’adapte vite », souligne-t-elle avant d’ajouter : « Mais je suis convaincue que commencer jeune est un avantage et permet de grandir. »

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