Pizzas

Cyril Couradette, franchisé Baïla Pizza à 29 ans

2014-08-22T06:00:00+02:00

22.08.2014, 


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Après une première expérience familiale dans la restauration, Cyril Couradette, 29 ans, diplômé d’une école de commerce, décide de remettre le couvert en famille, mais cette fois, via la franchise. Sa mère et lui ouvrent les portes de leur pizzeria Baila Pizza le 15 septembre prochain.

Cyril Couradette, franchisé Baila Pizza
Crédits photo : Droits réservés
Cyril Couradette, jeune franchisé Baila Pizza.

Avec l’ouverture d’une franchise Baïla Pizza, Cyril Couradette n’en est pas à son premier coup d’essai. Ses parents, sa sœur et lui ont tenu un restaurant à Toulouse (31) de 2010 à 2013. Une entreprise familiale que les Couradette revendent lorsque l’occasion se présente, avant de mettre le cap vers Albi (81), dont ils sont originaires. Là, la mère et le fils forment un nouveau projet : ouvrir une pizzeria en franchise. Etude de marché, choix de l’emplacement et de l’enseigne… Les nouveaux partenaires prennent leur temps : « A Albi, il n’y a pas de grande pizzeria ni beaucoup de restaurants franchisés », rapporte Cyril. Et d’ajouter : « La plupart des indépendants font leurs recettes eux-mêmes, ont une capacité d’accueil limitée et des horaires anarchiques. Pour les clients qui recherchent un lieu de rassemblement familial, ce n’est pas évident », regrette-t-il. C’est à cette situation que sa mère et lui entendent remédier en ouvrant une franchise Baïla Pizza.

Voir plus beau et plus grand avec la franchise

L’entrepreneur et sa mère se laissent tenter par la chaîne de restaurants spécialisés dans la pizza cuite au feu de bois, ses salles spacieuses (400 m² sur leur site) servant 100 et 150 couverts, ses cuisines ouvertes donnant sur un four à bois à l’ancienne, la petite touche italienne propre au réseau ainsi que l’offre à emporter qui constitue 20 à 30 % de leur chiffre d’affaires. La qualité de l’offre n’est pas en reste, Cyril Couradette l’assure : « Ma mère et moi n’aurions pas opté pour ce concept si le réseau proposait une offre industrielle à base de produits congelés, sous vide et réchauffés aux micro-ondes. »

Pour ces anciens indépendants, rien de tel que la franchise pour se lancer à nouveau dans l’entreprenariat. Le chef d’entreprise explique : « Les choses sont nettement différentes lorsque l’on est seul : on ne peut pas négocier les tarifs avec les fournisseurs, on n’a pas accès à certains produits par manque de volume. On est aussi limité avec une capacité d’accueil restreinte et donc moins de chiffre d’affaires », énumère le franchisé. « Par ailleurs, ajoute-t-il, on fait rarement de test produits parce que cela a un coût. » Autant de raison qui ont décidé l’entrepreneur à opter pour la franchise dont la spécificité est de mutualiser les efforts. Par exemple, pour le renouvellement de la carte du restaurant que Cyril juge « crucial », il apprécie de pouvoir s’en remettre au service de communication du réseau. « Il est important de pouvoir offrir une jolie carte, souligne-t-il, mais les frais d’impression, les effets visuels etc., tout cela revient beaucoup trop cher pour un indépendant. Grâce à la franchise, on peut en proposer deux par an », se réjouit-il. « La franchise, poursuit l’entrepreneur, c’est aussi la possibilité d’ouvrir un restaurant beaucoup plus grand. »


Démarches bancaires

Lorsqu’ils ont présenté leur projet aux banques, Cyril Couradette et sa mère ont été plutôt bien accueillis. La restauration italienne jouie d’une belle notoriété dans la région et engage une prise de risque assez faible. En revanche, l’enseigne Baïla Pizza est encore peu connue des banques en Midi-Pyrénées, un écueil qui a été contourné notamment grâce à l’intervention du réseau. « Le développeur Sud-Ouest nous a accompagnés à nos rendez-vous et a su vendre la marque », explique le chef d’entreprise. 

Si cette étape souvent critique a été relativement aisée pour le jeune homme, c’est aussi grâce à l’implication de Mme Couradette dans le projet. Une réalité qu’il reconnait volontiers : « Un banquier m’a d’ailleurs avoué que sans l’association contractuelle avec ma mère, mon projet d’ouverture n’aurait pas été accueilli de la même manière. » Cependant, s’il considère que l’âge peut parfois être un frein, compétence, et motivation sont également déterminantes lorsque l’on effectue ces démarches, selon le franchisé.

La formation

Afin d’être fin prêt lors de l’ouverture prévue le 15 septembre prochain, Cyril a suivi une formation et passé 1 mois en cuisine dans une unité située à Poitiers (86), auxquels s’ajouteront 2 semaines de service. Faire sauter la pâte, étaler la tomate et la crème fraiche, rien de très nouveau pour le jeune homme qui souhaite surtout être à même de gérer ses équipes afin de les relayer ponctuellement et de juger leur travail plus efficacement.


Recherche de l’emplacement

Pour la recherche du local, Cyril et sa mère ont travaillé de pair avec le réseau. Le développeur Sud-Ouest s’est déplacé plusieurs fois afin de valider les locaux repérés par les entrepreneurs. « Il a été très sélectif, explique le jeune homme. La qualité de l’emplacement est d’autant plus essentielle qu’elle offre une garantie de sérieux pour la franchise », ajoute-t-il. Une fois cette étape réalisée, l’enseigne a également accompagné les associés dans la négociation du bail, la signature, la négociation du crédit, et les travaux.

Cyril et sa mère ont opté pour un local situé dans une zone commerciale : « c’est une cellule vide que nous aménageons, nous sommes encore en plein travaux d’aménagement », explique le chef d’entreprise, particulièrement fier de son four réalisé par un artisan, brique par brique, à l’ancienne. L’unité sera en duo avec l’enseigne la Pataterie, avec laquelle elle partagera une terrasse. Le site situé dans la zone historique d’Albi, se trouve à proximité d’un Décathlon et d’un Buffalo Grill. Il emploiera une dizaine d’employés.


Un secteur glissant

En choisissant la restauration rapide après ses études de commerce, Cyril en est conscient, il n’a pas choisi le segment le plus aisé. Mais il se dit guidé par sa passion de la cuisine. « Ce qui me plait avant tout, c’est de pouvoir servir de bons plats. J’aime le contact sans intermédiaire avec les clients », affirme le franchisé avant d’ajouter : « Je n’ai pas peur d’être jugé ni de me remettre en cause. »

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