Boulangerie

Anne-Laure Alzieu et Etienne Bouron, franchisés La Mie Câline à 25 et 26 ans

2014-07-18T06:00:00+02:00

18.07.2014, 


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Devenir chef d’entreprise, c’est être son propre patron. C’est aussi se retrouver en première ligne et faire face à de nombreux challenges. Une tâche qui peut s’avérer encore plus délicate lorsque l’on a 25 ou 26 ans. Témoignage d'Anne-Laure et Etienne, franchisés La Mie Câline depuis 2011.

Anne-Laure et Etienne, franchisés La Mie Câline
Crédits photo : Droits réservés

Plus qu’un projet, une rencontre

Après une formation de comptable, c’est par l’intermédiaire de sa tante, alors directrice d’un cabinet comptable référencé par l’enseigne, qu’Etienne Bouron, 25 ans, découvre La Mie Câline. Intéressé par l’univers de la boulangerie traditionnelle, il devient assistant manager dans une unité du réseau à Challans (85), en 2007. Un an plus tard, c’est au tour d’Anne-Laure Alzieu, 26 ans, titulaire d’un bac SMS (science médico-sociale), de rejoindre l’unité au poste de vendeuse. La jeune femme voulait devenir éducatrice spécialisée mais n’a pas réussi les concours. Pour les deux jeunes salariés, c’est une rencontre. Le couple nouvellement formé décide de se lancer dans la franchise au sein du réseau. « C’était initialement le projet d’Etienne », raconte Anne-Laure. « Mais étant donné que le poste de vendeuse que j’occupais n’offrait aucune possibilité d’évolution, j’ai accepté de me lancer dans l’aventure avec lui. »
Pour eux, La Mie Câline sonne comme une évidence : « Grâce à la notoriété de l’enseigne, nous avons tout de suite été crédibles auprès des banques », rapporte Etienne Bouron qui ajoute : « Notre apport personnel était un peu juste. C’est le sérieux de l’enseigne qui a poussé la banque à nous soutenir. »

La franchise s’adapte par ailleurs parfaitement au projet des deux entrepreneurs.  Anne-Laure et Etienne craignent en effet au moment de se lancer de manquer d’expérience et de se retrouver seuls. Ils plébiscitent alors l’accompagnement propre à ce type d’entreprenariat : « Nous souhaitions avoir une équipe derrière nous pour nous guider dans les nombreuses démarches », explique Etienne. « Cet encadrement nous a rassurés. On ne nait pas chef d’entreprise, on le devient », ajoute le franchisé. En août 2011, sa compagne et lui rachètent une unité La Mie Câline située à Rennes (35).


« Ce n’est pas facile de manager lorsque l’on a été salarié avant »

Si les parents d’Etienne aident les franchisés dans leurs démarches financières, une fois le point de vente ouvert, le jeune couple est rapidement confronté à des problèmes d’un autre ordre, notamment liés au management. « Ayant opté pour une reprise, nous sommes arrivés dans un magasin disposant d’un personnel déjà installé », rapporte Anne-Laure. La franchisée ajoute : « La gestion a été plus difficile, le point de vente avait un passé, une façon de travailler. »

Au fil des mois, le site connait une succession de turn-over et le couple d’entrepreneurs doit attendre un an et demi avant d’arriver à stabiliser son personnel. Anne-Laure et Etienne ont donc longuement cherché leur voie: « Face à la pression des banques, on a forcément fait des erreurs de management », reconnait Etienne Bouron. « A l’ouverture, nous avons voulu imposer de manière trop forte notre méthode de travail. Ce n’est pas facile de manager lorsque l’on a été salarié avant », poursuit-il. Anne-Laure et Etienne admettent également avoir commis des erreurs dans le recrutement, et disent s’être laissés séduire par « les beaux discours de candidats qui au final ne tiennent pas le route. »


La marque ne fait pas tout


Si le couple ne tarit pas d’éloges sur les avantages de la franchise, il insiste néanmoins sur la charge de travail que représente ce statut : « La marque c’est bien, mais le franchiseur ne travaille pas à notre place. On a beau porter le nom d’une belle enseigne, si on ne travaille pas derrière, on va droit dans le mur », nuance Anne-Laure. Contrairement à leur prédécesseur qui était moins présent sur le site, les chefs d’entreprise ont préféré mettre les bouchées doubles et disent enregistrer une croissance à deux chiffres depuis 2013.


Trop jeunes pour entreprendre ?

« Beaucoup de clients ignorent que nous sommes les patrons et s’étonnent de notre jeune âge lorsque nous leur disons », rapporte Anne-Laure pour qui « Il n’y a pas d’âge pour entreprendre ». L’essentiel étant, selon les franchisés La Mie Câline, de bien choisir son enseigne. « Le but, c’est de pouvoir bien gagner sa vie », s’accordent-ils.

Lorsqu’il se lance dans ce projet, le couple a un objectif : se verser immédiatement un salaire. C’est la raison pour laquelle il opte pour une reprise : « La création était trop risquée», expliquent-ils. Aujourd’hui, à 28 et 29 ans, Etienne et Anne-Laure disent gagner leur vie correctement. Ils emploient 5 salariés.

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