Moto

Adrien Prieur, franchisé Doc’Biker à 25 ans

2014-09-05T06:00:00+02:00

05.09.2014, 


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Passionné de deux roues depuis l’enfance, Adrien Prieur entame son 5ème mois en tant que franchisé Doc’Biker à Paris (75). S’il vit ce nouveau statut avec enthousiasme, être à son compte génère une charge de travail à laquelle le jeune n’était pas forcément préparé.

Adrien Prieur, franchisé Doc Biker à Paris (75)
Crédits photo : Droits réservés
Adrien Prieur, franchisé Doc Biker à Paris (75).

Avec un bac pro mécanique moto, Adrien Prieur, 25 ans, travaille d’abord 6 mois comme mécanicien avant d’occuper pendant 1 an le poste de vendeur de véhicules neufs et d’occasion chez Peugeot. Il rejoint ensuite les effectifs de Doc’Biker comme salarié, puis comme responsable de magasin.

Cette passion des deux roues, le mécanicien dit l’entretenir depuis l’enfance : « Tout petit déjà, je me retournais sur les grosses motos. J’ai ensuite été initié par mon grand frère qui en possédait une. Mais le disciple a rapidement dépassé le maitre », raconte-t-il.

Féru de mécanique, l’adolescent n’envisage pas tout de suite d’en faire son métier. Il s’imagine plutôt pilote d’avion ou encore médecin, comme ses grands-parents. Pourtant, lorsqu’il pousse la porte de Doc’Biker, réseau spécialisé dans l’entretien de motos et de scooters, c’est pour ne plus le quitter : « J’ai beaucoup apprécié mon expérience de salarié chez eux, raconte Adrien. On fait chaque jour des choses différentes et aucune journée ne se ressemble. » Et le concept fonctionne bien. L’unité qui emploie le jeune homme ne désemplit pas. « Le chiffre d’affaires était en hausse dans presque tous les magasins du réseau », se souvient-il. Et d’ajouter : « Les clients trouvaient le concept de réparation rapide sans rendez-vous génial. »

Cependant, depuis l’âge de 21 ans, Adrien a une envie : être son propre patron. S’il reste donc trois ans auprès de l’enseigne, c’est avec le projet de constituer un dossier solide : « Je craignais de ne pas être pris au sérieux par les banques et de manquer d’expérience si je me lançais trop vite. J’ai donc préféré attendre. »

Le choix de la franchise

Avant d’opter pour la franchise, Adrien pèse longuement le pour et le contre auprès de clients et de proches. « Cela m’a permis de me rendre compte qu’il y avait plus de pour que de contre », explique-t-il.  En effet, si l’entrepreneur est quelque peu freiné par le poids des redevances et l’appropriation d’un concept dont l’invention ne lui revient pas, il ne peut s’empêcher de considérer les nombreux avantages que contient ce mode d’entreprenariat. « Il y a bien plus d’avantages que d’inconvénients, poursuit le franchisé. Le site Internet, par exemple, qui est déjà monté, la notoriété du concept, déjà installée, ou encore la négociation avec les fournisseurs, effectuée en amont par le réseau. »

Autre avantage selon Adrien : l’accompagnement dans la recherche d’un emplacement, un élément non négligeable pour le chef d’entreprise. « Les loyers à Paris (75) sont hors de prix. Encore plus lorsqu’il s’agit d’un bail mécanique. C’est un bail pour activité bruyante que le voisinage n’est en général pas ravi de signer », ironise le franchisé. Son unité est idéalement située à côté d’une station-service, dans le 11ème arrondissement.


De salarié à franchisé Doc’Biker

Salarié de l’enseigne, Adrien n’a pas hésité longtemps dans le choix du réseau : « J’avais déjà des acquis chez eux et m’y sentais bien. Sans compter que l’investissement restait raisonnable. » Aujourd’hui, le jeune homme dit être pleinement épanoui et ne pas regretter son choix : « Nous avons pratiquement tous entre 24 et 27 ans, sommes proches et solidaires et pratiquons la moto comme loisirs. »

Si tout était familier pour Adrien lorsqu’il a rejoint le réseau comme franchisé, il a en revanche fallu s’adapter aux différentes démarches financières : « On ne comprend pas tout dès le début. J’avançais pour ma part en terrain inconnu et ai dû apprendre sur le tas », explique-t-il tout en soulignant l’assistance offerte par son ancien employeur.
Soutenu financièrement par ses proches, le jeune homme a rapidement reçu le soutien des banques, rassurées par son parcours académique en lien avec son projet et une expérience professionnelle étendue sur ce segment.

Une charge de travail sous-évaluée

Toutefois, l’engouement a vite laissé la place à un travail acharné. Adrien avoue même avoir sous-évalué la charge de travail qui accompagne ce type de responsabilité : « Ce n’est pas évident de passer de simple salarié à patron, confesse-t-il. Le rythme de travail est nettement plus élevé, bien au-delà de ce que je m’imaginais. » Le franchisé travaille 12 à 14 heures par jour. Une cadence qui prend le jeune homme de court. Ce dernier raconte : « Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il y ait autant de tâches administratives. Même si je suis aidé par un comptable, il est parfois dur de se retrouver avec l’URSSAF et les autres charges.»

Sa boutique qui s’étend sur  30 m² au rez-de-chaussée et 40 m² au 1er étage a ouvert mi-avril et emploie deux salariés. Tous les jours, Adrien sort les véhicules après les avoir nettoyés, accueille les clients, procède à la facturation, s’occupe de la paperasse, etc. Il n’a pas le temps de voir les journées défiler et songe déjà à prendre des vacances. Pour autant, le franchisé n’est pas à plaindre: « L’activité en reprise a bien démarré. Nous sommes immédiatement rentrés dans nos frais », se réjouit-il.

S’il ne se verse pas encore de salaire, l’entrepreneur bénéficie des aides de l’Etat suite à une rupture conventionnelle avec son ancien employeur. « Mon but, dit-il, c’est de me payer sur les bénéfices de l’année précédente pour garder une trésorerie et m’assurer que ma boutique passe le cap des trois ans. »

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